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Le magazine des catholiques du diocèse de Châlons

Édito de Mgr Touvet – Janvier 2021

CORESPONSABILITÉ

Le responsable est celui qui doit pouvoir répondre de ce qu’il fait, et assumer les conséquences de ses actes. Dans toute structure humaine, il y a un responsable. Et l’Église n’échappe pas à la règle. Certes, nous croyons qu’elle est le peuple saint de Dieu sous la conduite du Christ Pasteur, et que l’Esprit-Saint est le moteur de sa Mission. Mais dans la logique de l’incarnation, elle est sujette à toutes les contingences humaines.

Jésus a donné mission aux Douze. À eux d’annoncer l’Évangile et de pardonner les péchés ; à eux la charge du gouvernement pastoral. Leurs successeurs dans la Tradition apostolique sont aujourd’hui les évêques qui portent cette charge dans ses trois dimensions : enseigner, sanctifier, gouverner. Ils sont responsables. Mais ils ne le font pas seuls. Non seulement, ils bénéficient de la collaboration des prêtres et des diacres, ministres ordonnés qui reçoivent d’eux leur mission, mais ils s’appuient aussi sur l’engagement des fidèles laïcs. Et chacun, selon sa vocation et sa mission, est responsable de la vie et de la Mission de l’Église, sous la vigilance épiscopale (en grec episcopoV, qui se traduit par : celui qui veille sur). Ce n’est pas une question de manque de prêtres. C’est la réalité de la vocation baptismale, fruit de l’égale dignité des enfants de Dieu, quels que soient les appels auxquels ils répondent.

Nous le savons bien, la vie de nos paroisses repose en grande partie sur cet engagement généreux de nombreux fidèles laïcs, et c’est heureux. Nous le savons aussi, le renouvellement des équipes est parfois difficile.

Continuons de déployer ensemble cette magnifique complémentarité sans revendication partisane, et vivons la coresponsabilité dans un esprit de confiance réciproque et de bienveillance au service de l’Église-Communion.

+ Mgr François Touvet
Évêque de Châlons

Officiel

Nominations

Mission « Initiation et Formation » :

  • Madame Élisabeth LECUYER est nommée responsable du Service diocésain du Catéchuménat.
  • Le Père Jean-Grégoire HOULON, de la communauté du Verbe de Vie, est nommé prêtre accompagnateur du Service diocésain du Catéchuménat.

Rappel

La quête en ligne continue, n’hésitez pas à le rappeler sur vos bulletins : quete.catholique.fr

Infos locales

La catéchèse par temps de confinement sur le Perthois

Sur cinq paroisses de l’espace missionnaire du PERTHOIS, nous avons encouragé les familles à accompagner les enfants de la catéchèse malgré le confinement en leur proposant 3 modalités : la prière, la fraternité en action et le chemin vers Noël. Chaque semaine, les familles ont reçu par le biais des catéchistes une fiche de lecture priante de la Parole de Dieu. Pour mettre en action les appels entendus dans cette Parole, tous ont fabriqué de leurs mains et décoré des cartes de Noël qui seront offertes aux personnes âgées, dans des maisons de retraite environnantes. Enfin le calendrier de l’Avent les a aidés à bien vivre de l’esprit de Noël et à préparer leur cœur à accueillir Jésus.

 

Les enfants du caté parrainés en Argonne

La pandémie de Covid 19 a perturbé la catéchèse des enfants. Lors du premier confinement, l’essai de transmettre des exercices pour la catéchèse via internet s’est révélé décevant. La plupart des enfants ne faisaient rien. L’idée a été de demander à des adultes de prendre en charge un enfant pour lui transmettre des documents par la poste et engager un lien avec lui. Le résultat s’est révélé très positif. Lorsque les messes ont repris, certaines ont été destinées spécialement aux enfants et les parrains ou marraines étaient invités. Ce fut l’occasion de belles rencontres : adultes ou enfants découvraient avec plaisir ceux auxquels cette opération les avait liés.

Infos nationales

Livret de Carême 2021

Traverser le désert en « Prophètes de l’espérance »

Dans la continuité de la lettre pastorale « Prophètes de l’Espérance », et dans la suite de « À la table de la Parole » des années précédentes, le diocèse propose à tous un livret de carême gratuit et facile d’accès, pour vivre en Oasis la préparation à Pâques.

Demandez-le pour votre paroisse à l’évêché ou par mail : secretariat.diocesain@chalons.catholique.fr

Également disponibles et gratuits : des posters (format A3 et 60×80) de l’illustration principale de « Prophètes de l’Espérance », à distribuer et afficher dans tous les lieux d’Église. La version A3 comporte au dos un résumé de la lettre pastorale, un tableau pour aider à l’appliquer, et la prière de consécration. Un outil concret et très accessible à distribuer largement !

Semaine de prière pour l’unité des chrétiens

18-25 janvier 2021 :

La Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2021 a été préparée par la Communauté monastique de Grandchamp.

Le thème choisi, « Demeurez dans mon amour et vous porterez du fruit en abondance », exprime la vocation de prière, de réconciliation et d’unité dans l’Église et de ses composants : catholique, protestants, évangéliques, anglicans, orthodoxes…

Ce thème de la Semaine de prière 2021 est une grande joie et une grande chance. Il nous fait entrer dans notre véritable lieu de vie. Il invite à habiter nos existences et le monde avec Jésus et de son point de vue. À l’image d’une agence immobilière, les Églises ont la mission d’aider chacun à trouver sa façon bien à lui de demeurer avec Jésus. Hôte du Seigneur, nous pratiquons l’hospitalité. Nous visitons les demeures des autres chrétiens pour enrichir les nôtres et accueillir les autres, particulièrement les blessés de la vie.

Dans notre diocèse :

Dimanche 24 janvier

de 14 h 30 à 15 h 30

dans l’église Ste Thérèse (chauffée)

Temps de louange et de prière

pour l’unité des chrétiens.

Ouvert à tous.

Église universelle

Journée mondiale de la paix 2021 :
« La culture du soin comme parcours de paix »

Le message du Pape François pour la 54ème Journée mondiale de la paix célébrée le 1er janvier 2021 a été dévoilé jeudi 17 décembre; il a pour thème «La culture du soin comme parcours de paix». Une culture du soin pour éliminer celle de l’indifférence, du rejet et de l’affrontement, souvent prédominante aujourd’hui, explique le Souverain pontife.

La culture du soin comme «engagement commun, solidaire et participatif pour protéger et promouvoir la dignité et le bien de tous» et «disposition à prendre soin, à prêter attention, à la compassion, à la réconciliation et à la guérison, au respect et à l’accueil réciproque», constitue un moyen privilégié pour construire la paix, «éradiquer la culture de l’indifférence, du rejet et de la confrontation, souvent prévalente aujourd’hui». C’est ce qu’écrit le Pape François dans son message publié aujourd’hui, à l’occasion de la 54e Journée mondiale de la paix célébrée le 1er janvier 2021, solennité de Marie Très Sainte, Mère de Dieu.

Engager des processus de guérison

Dans les huit pages du texte, intitulé «La culture du soin comme parcours de paix», daté, selon la tradition, au 8 décembre, solennité de l’Immaculée Conception, le Pape s’adresse aux chefs d’État et de gouvernement, aux dirigeants d’organisations internationales, aux chefs spirituels, aux fidèles des différentes religions, et aux hommes et femmes de bonne volonté.

Il leur rappelle ce qu’il a écrit dans sa dernière encyclique Fratelli Tutti: «Dans de nombreuses régions du monde, il faut des chemins de paix qui mènent à la guérison des blessures, il faut des artisans de paix prêts à engager des processus de guérison et de rencontre renouvelée avec ingéniosité et audace».

Crise globale et multisectorielle

François revient donc sur l’année 2020, marquée par la grande crise sanitaire de la Covid-19, devenue phénomène multisectoriel et global, aggravant des crises très fortement liées entre elles, comme les crises climatique, alimentaire, économique et migratoire, «provoquant de grands inconvénients et souffrances».

Le Saint-Père constate ainsi qu’«à côté des nombreux témoignages de charité et de solidarité», différentes formes de «nationalisme, de racisme, de xénophobie, et aussi de guerres et de conflits qui sèment la mort et la destruction», ont pris un nouvel élan cette année.

L’exemple des premiers chrétiens

Suivant l’exemple du Maître, poursuit l’évêque de Rome, les premiers chrétiens «pratiquaient le partage pour que personne parmi eux ne soit dans le besoin et ils s’efforçaient de faire de la communauté une maison accueillante, ouverte à toute situation humaine, prête à prendre en charge les plus fragiles».

Et lorsque, dans les temps qui ont suivi, la générosité des chrétiens perdit un peu de son élan, certains Pères de l’Église insistèrent sur le fait que la propriété est conçue par Dieu pour le bien commun. Ambroise soutenait que «la nature a répandu toutes les choses pour les hommes et pour un usage commun. […] Par conséquent, la nature a produit un droit commun pour tous, mais l’avidité en a fait un droit pour un petit nombre».

Une fois donc passées les persécutions des premiers siècles, observe le Saint-Père, l’Église a mis en œuvre, établissant de nombreuses institutions pour le soulagement de tous les besoins humains, des hôpitaux, des logements pour les pauvres, des orphelinats, un accueil pour les enfants ou des refuges pour les gens de passage.  

La doctrine sociale de l’Église,
«grammaire du soin»

Ces exemples de charité agissante de si nombreux témoins lumineux de la foi, sont devenus le cœur battant de la doctrine sociale de l’Église qui s’offre comme «un précieux patrimoine de principes, critères et indications» desquels tirer la «grammaire» du soin, relève le Pape. Une grammaire prenant en compte la promotion de la dignité de toute personne humaine, la solidarité avec les pauvres et les sans défense, la sollicitude pour le bien commun, la sauvegarde de la création.

Le Souverain pontife invite donc les responsables des organisations internationales et gouvernements, du monde économique et scientifique, de la communication sociale et des institutions éducatives, à prendre en main cette «boussole» de principes pour imprimer «un cap commun au processus de globalisation», «un cap réellement humain» comme déjà indiqué dans Fratelli tutti.

Trop de violations du droit humanitaire

Une boussole utile également pour les relations entre les nations, «qui devraient être inspirées par la fraternité, le respect mutuel, la solidarité et l’observation du droit international». Protéger et promouvoir les droits fondamentaux de l’homme, et respecter le droit humanitaire, «surtout en cette période où les conflits et les guerres se succèdent sans interruption». En effet, le Pape François déplore que «de nombreuses régions et communautés ont cessé de se souvenir d’une époque où elles vivaient en paix et en sécurité», et que tant de personnes souffrent de la violence, de la faim, de l’exil et du manque d’éducation.

Création d’un Fonds contre la faim

La pandémie et le changement climatique mettent donc en évidence la grande «dispersion des ressources pour les armes, en particulier pour les armes nucléaires», qui pourraient être utilisées pour «la promotion de la paix et du développement humain intégral, la lutte contre la pauvreté, la garantie des besoins sanitaires», fait remarquer le Successeur de Pierre, tout en relançant la proposition faite lors de la dernière Journée mondiale de l’alimentation: «Créer un «Fonds mondial» avec l’argent dépensé pour les armes et autres dépenses militaires afin d’éliminer définitivement la faim et de contribuer au développement des pays les plus pauvres».

Se tourner vers la Vierge Marie 

Les chefs religieux en particulier, poursuit le Souverain Pontife, peuvent jouer «un rôle irremplaçable dans la transmission aux fidèles et à la société des valeurs de solidarité, de respect des différences, d’accueil et d’attention à nos frères et sœurs les plus fragiles». Les chrétiens, et c’est l’invitation finale de François, doivent se tourner vers la Vierge Marie, «Étoile de la mer et Mère de l’espérance», et tous ensemble «collaborer pour avancer vers un nouvel horizon d’amour et de paix, de fraternité et de solidarité, de soutien mutuel et d’accueil réciproque» en prenant soin les uns des autres.