• À compter du 1er septembre 2020 :

    • L’abbé Didier BERTHION est nommé vicaire épiscopal pour le grand espace missionnaire regroupant les espaces missionnaires actuels de Châlons et de Champagne.
    • Les diacres Pierre PAGET et Pierre TABOUILLOT sont nommés, avec leurs épouses respectives, délégués diocésains au diaconat permanent.
    • L’abbé Denis VEJUX est nommé prêtre accompagnateur du comité diocésain du diaconat (CDD).
    • Don Erwan COURGIBET, avec l’accord de Don Paul PREAUX, Modérateur Général de la Communauté St Martin, et Mme Nadège BOONE sont nommés responsables de la Pastorale des Jeunes.
    • L’abbé François de MIANVILLE est nommé prêtre accompagnateur du Service Diocésain de Catéchèse.
    • Mme Brigitte PORT est nommée Responsable Diocésaine des Aumôneries des Hôpitaux (RDAH).
    • Avec l’accord de Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque métropolitain de Reims, Mgr Bruno FEILLET, évêque auxiliaire, assurera la fonction de Délégué Diocésain à la Formation au Ministère pour les deux diocèses de Reims et de Châlons (DDFM).
  • Juin 2020
    • Nominations
      à compter du 1er juin 2020
      Curie diocésaine :
      Conformément au Can. 482, et avec l’accord de Monseigneur Benoit RIVIERE, évêque d’Autun, Chalon et Mâcon, l’abbé David BONNETAIN, diacre, est nommé Chancelier ad interim.
      à compter du 1er septembre 2020
      Curie diocésaine :
      L’abbé Pierre HUYNH est nommé délégué épiscopal pour la Mission « Liturgie et Sacrements ».
      Espace missionnaire de Châlons et espace missionnaire de Champagne :
      Sur proposition de Don Paul PREAUX, Modérateur Général de la Communauté Saint-Martin,
      – Don Erwan COURGIBET est nommé curé des paroisses Saint-Etienne (Châlons centre), Saint-François-de-Sales (Les Mothées) et Sainte-Marie (Sources de la Vesle), et Recteur du sanctuaire Notre-Dame de L’Épine. Il poursuit sa mission dans la pastorale des jeunes. Il succède à Don Bruno ATTUYT qui rejoint l’archidiocèse de Lyon.
      – Don Jérôme ELISABETH (26 ans) et Don Paul GANTOIS (29 ans), qui seront ordonnés diacres le 27 juin 2020, rejoignent la communauté de Châlons.
      Espace missionnaire du Vignoble :
      – Conformément aux Can.517 §1 et 543, l’abbé François de MIANVILLE et l’abbé Pierre HUYNH sont nommés prêtres « in solidum » pour les paroisses Saint-Benoît (Les Coteaux Sud d’Epernay), Saint-Hildegrin (Vallée de la Marne), Saint-Rémi (Epernay), Saint-Sébastien (Les Rives de la Marne). Ils résident à Epernay. L’abbé François de MIANVILLE est le modérateur.
      – En l’état actuel, le projet de partenariat avec le diocèse de Fréjus-Toulon présenté en 2019 ne peut malheureusement pas être poursuivi. L’évêque de Fréjus-Toulon rappelle l’abbé François-Régis FAVRE.
      – Avec l’accord de Monseigneur Benoit RIVIERE, évêque d’Autun, Chalon et Mâcon, l’abbé David BONNETAIN, diacre, est nommé au service des paroisses Saint-Benoît (Les Coteaux Sud d’Épernay), Saint-Hildegrin (Vallée de la Marne), Saint-Rémi (Epernay), Saint-Sébastien (Les Rives de la Marne). Il réside à Épernay.
      Espace missionnaire du Perthois :
      Conformément aux Can.517 §1 et 543, l’abbé Marc HEMAR et l’abbé Gaspar KOMISER sont nommés prêtres « in solidum » pour les paroisses Bienheureux-Charles-de-Foucauld (Vitry le François), Saint-Jean-Apôtre (Marne et Bocage), Saint-Jean-Bosco (Seuil du Perthois), Saint-Pierre (Les Monts Torlors), Sainte-Marie (La côte de Vergeois). Ils résident à Vitry-le-François.
      L’abbé Marc HEMAR est le modérateur.
      Espace missionnaire de la Brie :
      Conformément aux Can.517 §1 et 543, l’abbé Denis VEJUX, l’abbé Mathieu OUOBA et l’abbé Jean-Baptiste VU sont nommés prêtres « in solidum » pour les paroisses Bienheureux-Frédéric-Ozanam (Aube et Seine), Saint-Augustin (Fère Ensemble), Saint-Alpin (Le Surmelin), Saint-Louis-Marie-Grignon-de-Montfort (Le Grand Morin), Saint-Vincent-de-Paul (Montmirail), Sainte-Léonie-Aviat (Le Sézannais). L’abbé Denis VEJUX est le modérateur. Ils conservent leurs résidences respectives avant de se regrouper à Sézanne quand le nouveau presbytère aura été aménagé dans la maison des Sœurs de Bon Secours que le diocèse achète à la congrégation.
      Prêtres retirés
      L’abbé Pierre HUBLART a demandé à mettre fin à sa mission d’aumônier des Sœurs de Saint Frai, à Tarbes. Il revient dans le diocèse et réside à Breuvery-sur-Coole.

Note : la règle traditionnelle de l’Eglise est : « une paroisse, un curé » (Can. 519). Depuis des années, on rencontre la situation : un même curé pour plusieurs paroisses (Can. 526 §1). Mais il ne peut y avoir plusieurs curés pour une même paroisse (Can. 526 §2), et la charge pastorale ne peut être confiée à une personne juridique comme, par exemple, une communauté religieuse (Can. 520 §1). Le droit de l’Eglise permet exceptionnellement à l’évêque, lorsque les circonstances l’exigent, de confier conjointement la charge pastorale de plusieurs paroisses à plusieurs prêtres « in solidum » (Can. 517 §1). On ne parle pas de « curé » même si chacun des prêtres jouit des droits et est soumis aux devoirs d’un curé. L’un d’entre eux (en latin : moderator) dirige l’activité commune, en répond devant l’évêque et représente les paroisses auprès des autorités civiles et dans les affaires juridiques (Can. 543).

La mise en place d’équipes de prêtres « in solidum » nécessite un réel travail d’équipe sous la vigilance du modérateur et une véritable mutualisation entre les paroisses. Mais elle ne porte pas atteinte à l’existence ou à l’autonomie de chaque paroisse. Les paroisses ne sont pas « rattachées » à la paroisse la plus centrale, mais elles participent à une pastorale d’ensemble sous la conduite des prêtres « in solidum », avec la collaboration des diacres et des fidèles laïcs.

  • Mai 2020
    • Les nominations des membres de la Communauté Saint-Martin étant rendues publiques ce jour par Don Paul Préaux, modérateur Général, Mgr François Touvet annonce celles qui concernent la communauté présente dans le diocèse de Châlons, et qui prendront effet au 1er septembre 2020 :
      • Don Bruno ATTUYT rejoint le diocèse de Lyon où il sera nommé curé et responsable d’une nouvelle communauté à Oullins, Pierre-Bénite et la Mulatière.
      • Don Erwan COURGIBET lui succède comme responsable de communauté, curé des paroisses Saint-Etienne (Châlons centre), Saint François de Sales (Les Mothées) et Sainte Marie (Sources de la Vesle), et Recteur du sanctuaire Notre-Dame de L’Epine. Il poursuit sa mission dans la pastorale des jeunes.
      • Don Antonin DICHAMP et Don Martin BONNASSIEUX poursuivent leurs missions actuelles.
      • Don Jérôme ELISABETH (26 ans) et Don Paul GANTOIS (29 ans), qui seront ordonnés diacres le 27 juin 2020, rejoignent la communauté de Châlons.
Nous sommes tous invités à prier pour chacun d’entre eux.
    • Après avoir entendu les membres du conseil de tutelle de l’enseignement catholique, Mgr Touvet nomme pour la rentrée scolaire de septembre 2020 :
      • Madame Céleste BORIES, chef d’établissement de l’école St Joseph, de Vertus
      • Madame Marie-Dominique DELMAS, chef d’établissement du collège Notre-Dame Perrier, de Châlons
      • Monsieur Jérémie GILLIS, chef d’établissement du collège Saint-Etienne, de Châlons.
  • Octobre 2019 (Complément des nominations publiées le 29 juin 2019)
    • À sa demande, l’abbé Pierre HUBLART est mis à disposition du diocèse de Tarbes-Lourdes où il est nommé par Mgr Nicolas Brouwet, aumônier de la maison de retraite des Sœurs de Saint Frai à Tarbes. Il renonce à son office d’Exorciste diocésain.
    • Une nouvelle équipe de conduite est envoyée en mission dans la paroisse Saint Hildegrin, le Dimanche 3 novembre à Dormans :
      • Curé : P. Gaspard KOMISER
      • Célébrer : M. Thien NGUON et Mme Marie NGUON
      • Témoigner : Mme Hélène GALLAND
      • Servir : Mme Monique DUJARIER
      • Intendant : M. René LECLÈRE
  • Septembre 2019 :
    • Curie diocésaine
      Monsieur Jean-Pierre CASPAR et Monsieur Denis CASTERS sont nommés Délégués Diocésains pour les Équipes Pastorales de Conduite des Paroisses (EPCP).
    • Mission « Diaconie et Solidarité »
      Ayant reçu l’agrément de l’administration hospitalière, Madame Sophie MASSON est nommée Responsable d’aumônerie au centre hospitalier de Vitry-le-François.
      Ayant reçu l’agrément du mouvement, Madame Chantal HOURLIER est nommée Déléguée Diocésaine de Pax Christi.
      L’abbé Jean-Luc GIGET est nommé prêtre accompagnateur du Mouvement Pax Christi.
      Madame Isabelle VELU est nommée Responsable-adjointe du Service Évangélique des Malades (SEM).
      Le Diacre Philippe OUDIN est nommé Délégué Diocésain pour la Pastorale des Personnes Handicapées.
      Le Diacre Philippe OUDIN est nommé Aumônier diocésain des Sapeurs-Pompiers.
    • Mission « Jeunes, Familles et Vocations »
      Madame Blandine SAGE est nommée Déléguée Diocésaine pour la catéchèse des enfants, et Responsable du service diocésain de catéchèse.
    • Mission « Initiation et Formation »
      Monsieur Daniel VIPREY est chargé de la mise en place d’un parcours de Première Annonce pour adultes, avec l’appui de la Mission « Communication et Nouvelle Évangélisation ».
      Monsieur et Madame Yannic et Monique COSSIEZ sont nommés conjointement Délégués Diocésains pour l’unité des chrétiens.
    • Espace Missionnaire du Perthois
      Madame Myriam KUHN est nommée Assistante pastorale du Doyen, chargée des fraternités missionnaires, de la catéchèse, et du catéchuménat.
    • Espace Missionnaire de Châlons
      Madame Christine MENU est nommée Assistante pastorale du Doyen. Elle demeure animatrice pastorale au service de la paroisse Saint Antoine-Saint Martin.
  • Le Dimanche 9 juin 2019, solennité de la Pentecôte, Monseigneur François Touvet publie les nominations suivantes qui concernent les prêtres et prennent effet au 1er septembre 2019 :
    • Avec l’accord de Monseigneur Dominique REY, évêque de Fréjus-Toulon, l’abbé François-Régis FAVRE est nommé prêtre coopérateur des paroisses Saint-Remi (Épernay) et Saint-Benoit (Côteaux Sud d’Épernay).
    • Avec l’accord de Monseigneur Paul OUEDRAOGO, archevêque de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), l’abbé Edouard Kalo SANOU est nommé prêtre coopérateur des paroisses Saint-Antoine/Saint-Martin (Châlons Nord) et Saint Jean XXIII (Châlons Rive gauche).
    • Sur proposition de Don Paul PREAUX, Modérateur Général de la Communauté Saint-Martin, Don Martin BONNASSIEUX est nommé prêtre coopérateur des paroisses Saint-Etienne (Châlons centre), Saint-François-de-Sales (Les Mothées) et Sainte Marie (Sources de la Vesle)
    • L’abbé Claude VIGNIER est autorisé à prendre sa retraite. Il réside à Sézanne.
    • Avec l’accord de Monseigneur Rosario VELLA, évêque d’Ambanja (Madagascar), l’abbé Théophile JAOFENO achève sa mission dans le diocèse de Châlons le 31 août 2019, et recevra une mission dans son diocèse.
    • Don Clément de MONCK d’UZER, ordonné prêtre le 29 juin 2019, est envoyé en mission par Don Paul PREAUX, Modérateur Général de la Communauté Saint-Martin, à Chinon (diocèse de Tours).
  • Le dimanche 10 février 2019, Mgr Touvet a nommé, en la chapelle de l’abbaye d’Andecy, l’équipe pastorale pour la conduite de la paroisse St Alpin du Surmelin :
    curé : Père Matthieu Ouoba
    délégué pastoral : M.Philippe GRUSON
    veilleur pour la prière et la liturgie : M. Bernard Lisch
    veilleur pour l’annonce de la foi : Mme Blandine Pigeon
    veilleur pour la justice et la solidarité : Mme Anne Filiette
    intendant : M. Jean-Pierre Fayet
  • Décision
    À la suite des visites pastorales effectuées par Mgr Touvet en 2019, les deux espaces missionnaires de Châlons et de Champagne fusionnent à compter du 1er septembre. Le nouvel espace missionnaire ainsi constitué sera dénommé après avis du conseil pastoral au cours de l’année 2020-2021.
  • Décès de Bernard Leclerc
    Monseigneur François Touvet, évêque de Châlons, les prêtres et diacres du diocèse, les paroissiens de Saint-Jean XXIII (Châlons rive gauche), l’aumônerie de la maison d’arrêt, le personnel de l’évêché, Monsieur et Madame Gaston Leclerc, son frère et sa belle-sœur, Ses neveux et nièces, vous font part du décès de :
    Monsieur Bernard LECLERC, diacre, Chancelier du diocèse, survenu le 15 mai 2020 à Châlons à l’âge de 63 ans, dans la 19e année de son ministère diaconal.
    La messe d’Adieu sera célébrée le 22 mai à 10h30 en l’église Sainte Pudentienne, à Châlons dans les conditions actuelles de restriction dues à la pandémie. Une messe sera célébrée ultérieurement à Sainte Pudentienne.

  • Décès du père Soller : Monseigneur François Touvet, évêque de Châlons, les prêtres et diacres du diocèse, Henri et Jeanne SOLLER, son frère et sa belle-sœur, Nicole LESPRIT, sa sœur, ses neveux et nièces et toute la famille vous font part du décès de l’Abbé André SOLLER survenu le Dimanche 19 avril 2020 à Châlons, à l’âge de 95 ans, dans la 74è année de sa vie sacerdotale. Il fut successivement vicaire à Épernay, vicaire à la cathédrale Saint-Etienne, puis curé de Saint-Jean à Châlons, et responsable du secteur de Châlons-centre, avant de participer au service de formation. Ses obsèques seront célébrées le mardi 28 avril 2020 à 10 heures en l’église Saint-Jean de Châlons-en-Champagne dans les conditions actuelles de restriction dues au confinement. Une messe sera célébrée ultérieurement à l’église Saint-Jean.

  • Décès du père Thierry Malette : Monseigneur François Touvet, évêque de Châlons en Champagne,
    Monseigneur Jacques Benoit-Gonin, évêque de Beauvais, Noyon et Senlis,
    les prêtres et diacres des diocèses de Châlons et Beauvais,
    Madame Sylviane Malette, sa mère,
    vous font part du décès de l’Abbé Thierry (Vincent-Marie) MALETTE, prêtre du diocèse de Beauvais survenu le Samedi-Saint 11 avril 2020 à Épernay à l’âge de 61 ans, dans sa 30e année de sacerdoce. Il fut membre de la Congrégation des Serviteurs de Jésus et de Marie durant 32 ans et rendait service à la paroisse d’Épernay depuis 2015. Les obsèques seront célébrées le 22 avril 2020 à 9h30 en l’église de Saint-Pierre Saint-Paul d’Épernay dans les conditions actuelles de restriction dues au confinement. Une messe sera célébrée ultérieurement à la paroisse. Requiescat in pace.
  • Décès du père Jean-Marie Béal : Monseigneur François Touvet, évêque de Châlons, les prêtres et diacres du diocèse, les paroissiens de Sainte Menehould, de Châlons Rive Gauche, de Sermaize-Cheminon-Thiéblemont-Perthes et de tout l’espace missionnaire du Perthois, le Foyer de Charité de Baye, la Communauté du Verbe de Vie, l’Hospitalité diocésaine Notre-Dame de Lourdes, les membres des Équipes du Rosaireles Sœurs de Nazareth à Montmirail, sa famille et ses amis vous font part du décès de l’Abbé Jean-Marie BÉAL, le dimanche 16 février 2020 à la résidence Monseigneur Bardonne à l’âge de 86 ans, dans la 46e année de sa vie sacerdotale. Ayant fait don de son corps à la médecine, une messe sera célébrée à son intention le jeudi 20 février 2020 à 15h00en l’église Saint Pierre Saint-Paul de Orbais-l’Abbaye.
  • Prêtres et diacres jubilaires en 2020
    • 75 ans de sacerdoce
      Père François VAXELAIRE ( ordonné en 1945)
    • 60 ans de sacerdoce
      Père Claude NICOLAS (1960)
      Père Henri PETIPAS (1960)>
      Père Étienne ROLLET (1960)
    • 50 ans de sacerdoce
      Père Joël MORLET (1970)
    • 25 ans de sacerdoce
      Père Gaspard KOMISER (1995)
      Père Claude VIGNIER (1995)
  • Décès du père Albert Mathieu : « Je suis la Résurrection et la Vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jn 11,25)Monseigneur François Touvet, évêque de Châlons,
    les prêtres et diacres du diocèse,
    les paroissiens de Sézanne, Broyes, Allemant, Peas, Mondement-Montgivroux, Sainte Ménehould, Les-Essarts-les-Sézanne, La Noue, Lachy, Verdey, Le Meix-Saint-Epoing, Mœurs, Pierry, Moussy, Sainte Thérèse de Châlons, Courtisols, Somme-Vesle, Poix, Tilloy-et-Bellay, du sanctuaire Notre Dame de l’Épine,
    les salariés et bénévoles de l’évêché et de la bibliothèque diocésaine, vous font part du rappel à Dieu de l’Abbé Albert MATHIEU le 12 janvier 2020 à la résidence Monseigneur BARDONNE à l’âge de 94 ans, dans la 72e année de sa vie sacerdotale. La messe d’Adieu sera célébrée le samedi 18 janvier 2020 à 10h30 en l’église Saint Martin de Courtisols, suivie de l’inhumation au cimetière de Fère Champenoise à 15 heures.
  • Le Foyer de charité de Baye accueille le Père Jean-Claude LENAIN pour quelques mois. Il était le Père du Foyer de Roquefort-les-Pins (diocèse de Nice). Le Père François-Jérôme LEROY quitte Baye après une vingtaine d’années de présence. Suite aux accusations graves dont il avait été la cible au printemps 2018, et au signalement fait à la Justice, après une enquête approfondie menée par les gendarmes d’Épernay et l’annonce du Procureur de les poursuivre pour dénonciation calomnieuse, ses accusateurs ont été condamnés en première instance à Châlons en février 2019 et avaient fait appel. La Cour d’Appel de Reims a confirmé le jugement le 4 septembre 2019 et doublé la peine, les condamnant à 6 mois de prison avec sursis et à 5000 € de dommages et intérets. Le Père Leroy est innocent des faits qui lui étaient reprochés. La diocèse tout entier lui exprime son soutien et l’assure de la prière de chacun.
  • Décès du père Pierre Guyot : Monseigneur François Touvet, évêque de Châlons, les prêtres et diacres du diocèse, les paroissiens de Saint-Jean à Châlons, de Vitry-le-François, de Sainte-Menehould, de Fère-Champenoise, les jeunes et les anciens de l’Action catholique de l’Enfance, Antoinette Wiber, Thérèse et René Langlois, ses sœurs et son beau-frère,ses neveux et nièces, et toute la famille, vous font part du décès de l’Abbé Pierre GUYOT le 23 novembre 2019 à l’hôpital de Châlons-en-Champagne à l’âge de 88 ans, dans la 62e  année de sa vie sacerdotale. La messe d’Adieu sera célébrée le jeudi 28 novembre 2019 à 14h30 en la Chapelle de la résidence Monseigneur Bardonne.
  • Le diocèse rend grâce pour la présence et le témoignage des Sœurs Passionistes à Anglure et dans la Brie, et invite à prier pour elles qui renouvelleront leurs vœux le 21 novembre à l’issue d’une neuvaine.
  • Le diocèse se réjouit de l’entrée de Jeanne le dimanche 20 octobre 2019 à l’Abbaye cistercienne Sainte Marie de Boulaur (diocèse d’Auch). Elle est originaire de la paroisse St François de Sales (Mothées) et fut cheftaine de louveteaux chez les Scouts Unitaires de France de Châlons. Elle peut compter sur la prière de tous. Mgr Touvet lui a demandé de prier pour le diocèse de Châlons.
  • Décès du père René Mirault
    Monseigneur François Touvet, évêque de Châlons,  les prêtres et diacres du diocèse, les paroissiens de Saint Martin-d’Ablois, Fontaine-Denis-Nuisy, Barbonne-Fayel, et de l’espace missionnaire d’Argonne, Michèle, son aide au prêtre, ses neveux et nièces et leurs enfants, ses cousins et cousines, les familles MIRAULT-MULHAUSER vous font part du rappel à Dieu de l’Abbé René MIRAULT le 1er octobre 2019 à Sainte Ménehould à l’âge de 95 ans, dans la 71e année de sa vie sacerdotale. La messe d’Adieu a été célébrée le vendredi 4 octobre 2019 à 14h30 en l’église Saint Laurent de Givry-en-Argonne. suivie de l’inhumation au cimetière du Thoult-Trosnay.
  • Décès du père Willem Den Ouden
    Monseigneur François Touvet, évêque de Châlons, les prêtres et diacres du Diocèse vous font part du décès du Père Willem Den OUDEN survenu le 1er septembre 2019 à Épernay à l’âge de 77 ans, dans la 49 e année de sa vie sacerdotale. Les obsèques seront célébrées le vendredi 6 septembre 2019 à 14h30 à la chapelle de l’hôpital d’Épernay.
    Priez pour lui.
  • 1er Septembre 2019
  • Le diocèse se réjouit de l’entrée de Jean en année de propédeutique à la maison St François de Sales à Paray-le-Monial, et l’assure de la prière de tous. Chacun est invité à persévérer dans la prière diocésaine pour les vocations, et les paroisses et communautés religieuses à reprendre avec fidélité le rythme mensuel du 1er vendredi et du 1er dimanche de chaque mois.
  • Le Diocèse s’associe à l’action de grâce de la Congrégation des Sœurs de l’Annonciation de Bobo-Dioulasso le 1er août 2019 à l’occasion de la profession perpétuelle de Sœur Adeline (communauté de Dormans) et assure ses sœurs en religion et les membres de sa famille de la prière de tous.
  • Le diocèse s’associe à l’action de grâce de la Communauté de l’Agneau le 18 août 2019 à l’occasion de la première profession de François-Xavier MASSIOU, en religion Petit Frère Ambroise, originaire de Châlons, et assure ses parents de la prière de tous.
  • Mgr TOUVET a reçu la lettre de remerciements suivante :
    Monseigneur,
    Je m’empresse d’accuser réception de la somme de 5.395,00 € que vous avez bien voulu faire parvenir comme contribution de votre diocèse pour le denier de Saint-Pierre.
    Je désire vous transmettre la profonde gratitude du Saint-Siège pour ce nouveau et généreux geste de communion et de solidarité ecclésiale.
    En vous assurant de ma prière pour vous-même et pour votre communauté chrétienne, je vous assure, Monseigneur, de mon cordial dévouement dans le Christ.
    Luigi Ventura
    Nonce apostolique
  • Décès du père Pierre Van der BORGH, prêtre du diocèse de Châlons
    Il est entré dans la Maison du Père le 18 avril 2019, Jeudi Saint, dans sa 89e année et la 60e année de sa vie sacerdotale.
    Il fut successivement vicaire à La Chapelle Lasson, à Pargny sur Saulx, à Épernay puis curé à Pargny sur Saulx.
    Depuis plusieurs années il s’était retiré à Amersfoort au Pays Bas.
    Ses obsèques ont été célébrées le 24 avril 2019 à Blaricum (Pays-Bas) où il a été inhumé.
    Monseigneur François Touvet célébrera une messe à son intention le vendredi 14 juin 2019 en l’église de l’Assomption à Pargny sur Saulx à 16 h 30

Denier de Saint Pierre

Mgr le Nonce Apostolique nous informe que le Saint-Père a décidé de reporter la quête pour le Denier de Saint-Pierre au Dimanche 4 octobre 2020. Cette quête était prévue initialement le 15 août dans notre diocèse. La quête du 15 août sera donc conservée par les paroisses.

Quête pour les lieux saints

Prévue le Vendredi Saint, elle est reportée au Dimanche 13 septembre (veille de la Fête de la Croix Glorieuse) par décision du Cardinal Sandri, Préfet de la Congrégation pour les Églises orientales.

Au nom du Saint Père

  • le Cardinal Léonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, exprime sa profonde gratitude envers les fidèles du diocèse pour leur offrande de 950 €, provenant de la quête du Vendredi-Saint 2019  pour la Terre Sainte.
  • Mgr Andréa FERRANTE, représentant la nonciature apostolique, exprime sa profonde gratitude envers les fidèles du diocèse pour leur offrande de 2 234€, provenant de la quête pour le Denier de Saint-Pierre.

Le casuel

Rappel :
Conformément à la circulaire de Mgr TOUVET en date du 1er juillet 2018, les offrandes indiquées aux familles pour la célébration des baptêmes, des mariages et des funérailles, sont les suivantes :

  • Baptêmes : entre 50€ et 150€
  • Mariages : entre 200€ et 500€
  • Funérailles : 180€ ou plus

Les feuillets réalisés par le SEDICOM sont disponibles à l’évêché pour les paroisses et les pompes funèbres. Ils doivent être donnés aux familles avec une enveloppe-réponse pré-imprimée disponible aussi à l’évêché.

Ces mesures concernent tout le diocèse et doivent être appliquées comme telles.

Il est demandé que les familles établissent un chèque du montant total de leur offrande au nom de la paroisse.

Circulaire sur le catéchuménat des adultes (Repères pratiques) Télécharger le document

Avance au large Télécharger le document

Lettre pastorale Disciples missionnaires Télécharger le document

Orientations diocésaines pour la célébration des funérailles Télécharger le document

En vue des visites pastorales, vivre la joie de l’Évangile Télécharger le document

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Fête des saints Apôtres Pierre et Paul - Châlons - 29 juin 2020

Fête des saints Apôtres Pierre et Paul - Châlons - 29 juin 2020Chers amis, chers frères et sœurs,

Après 3 mois de confinement et de déconfinement, phase toujours pas achevée, nous sommes heureux d’être rassemblés dans notre église cathédrale pour un évènement diocésain. La messe chrismale n’a pu être célébrée dans les conditions normales au cœur de la Semaine Sainte. Les Huiles ont été bénies et le Saint-Chrême consacré le 24 mai dernier pendant la 2è « messe en voiture » au Capitole.



Tout s’était arrêté, tout essaie de reprendre, et tout va à nouveau se mettre en pause avec les vacances d’été et la dispersion à laquelle chacun aspire pour voyager, retrouver famille et amis, se reposer, se refaire une santé. Les temps que nous vivons sont bien curieux. Je vous remercie d’avoir répondu à cette invitation de venir célébrer la fête des saints apôtres Pierre et Paul. Ils sont les 2 colonnes de l’Église, comme on le voit dans l’église St Pierre St Paul à Epernay à l’entrée du chœur, mais aussi place Saint Pierre à Rome et dans bien d’autres lieux. Avec eux je vous appelle à « redire oui au Seigneur ». Chacun à leur façon, ils ont été de fidèles serviteurs et témoins. A leur suite et avec eux, forts aussi de leur intercession, nous voulons refaire ce pas de la foi, renouveler notre engagement initial et tous les engagements célébrés solennellement au milieu de nos frères et sœurs de l’Eglise.

Saint Pierre est une figure extraordinaire. Il avait professé sa foi devant tous, nous venons de l’entendre dans le passage de l’Evangile : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » et Jésus lui confia sa mission : « Tu es Pierre et sur cette Pierre, je bâtirai mon église » (Mt 16,16-18). Il avait vacillé au moment de la Passion, reniant son Seigneur 3 fois (Jn 18, 17,25,27) et Jésus lui répétera 3 fois la nature de sa mission « sois le pasteur de mes brebis » (Jn 21,15-17). Il sera martyrisé à Rome et son tombeau se trouve sous l’autel de la basilique St Pierre. Les évêques, en communion avec le successeur de Pierre exercent le ministère des Apôtres pour enseigner, sanctifier et conduire toute la communauté des disciples de Jésus. En gardant le dépôt de la foi et en le transmettant en tous lieux et en tous temps par leur Magistère ordinaire, ils assurent la solidité de ce temple spirituel, et sont au service de la communion et de l’unité entre tous les membres du corps, par l’exercice de la charge pastorale.

Saint Paul a une histoire bien différente. Il a reçu le titre d’Apôtre sans avoir fait partie des Douze. C’était après l’événement de la Pentecôte. Alors qu’il poursuivait les disciples de Jésus et les conduisait en prison (Ac 8,3 ; 9,1-2, 13 ; 1 Th 15,9 ; Ga 1,13-14 ), Paul fit une rencontre fulgurante avec le Christ ressuscité sur le chemin de Damas. Sa conversion fut saisissante : de Saul le persécuteur, il devint Paul le missionnaire. De façon infatigable, il parcourt le bassin méditerranéen pour annoncer l’Évangile et fonder des communautés. Rien ne l’arrête, pas même la prison à plusieurs reprises. Il est « l’Apôtre des païens », et proclame le cœur de la foi, le kérygme, « à temps et à contretemps » (2 Tm 4,2). Il va à la rencontre de ceux qui ne connaissent pas le Christ Jésus et il témoigne : « malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile » (1 Co 9,16). Il nous rappelle ainsi aujourd’hui que c’est la nature même de l’Église d’être missionnaire. Il nous accompagne et nous soutient donc, « Eglise en sortie » EG §20-24, §46) « vers les périphéries » (EG §20, 630, §46) pour un authentique témoignage en paroles.

Redire oui au Seigneur, c’est répondre, comme Pierre et Paul, chacun à notre façon, à la question du Seigneur Jésus : « pour toi qui suis-je ? » Je suis frappé, dans mes rencontres avec les confirmands adolescents, et aussi avec les catéchumènes adultes, par la difficulté de beaucoup à parler de Jésus, à dire les mots de la foi. Et vous tous qui rencontrez les parents des enfants présentés au baptême ou des enfants catéchisés, qui accompagnez les fiancés vers le mariage, qui accueillez les familles en deuil, vous faites la même expérience. Pourtant, Jésus nous le demande explicitement : « pour toi, qui suis-je ? » Il s’agit pour nous d’entrer dans une expérience spirituelle : la rencontre avec le Seigneur. Il s’agit de ne pas en rester à une religion de façade ou de routine, comme me le disent souvent les confirmands adultes, mais de découvrir que Jésus est vivant, sauveur, qu’il nous parle et nous révèle l’amour du Père et répand en nos cœurs son Esprit Saint. Redire oui au Seigneur, c’est se joindre à la réponse de Pierre : « tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » ou à la déclaration de Paul : « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. Ce que je vis aujourd’hui dans la chair, je le vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi. » (Ga 2,20).

Le 29 juin est souvent choisi, ou le dimanche le plus proche, pour célébrer les ordinations des prêtres. Comme nous n’avons pas encore cette joie, je vais moi-même, successeur des apôtres, avec les prêtres et les diacres présents, redire oui au Seigneur devant vous et vous demander votre prière. Nous avons reçu l’imposition des mains nous configurant au Christ Prêtre, Pasteur, serviteur. Le Seigneur nous a consacrés et envoyés à votre service.

Nous rendons grâce pour ceux qui fêtent un jubilé : 25 ou 50 ans, ou même 60 ou 75 ans d’ordination. Ils redisent oui au Seigneur d’une façon toute particulière. Nous sommes heureux aussi de la présence, dans notre assemblée, de Jean qui entre au séminaire en septembre, et nous prions pour Wandrille qui entre en année de propédeutique à Paray le Monial, habité déjà par un grand désir de devenir prêtre. Ils disent tous les deux les premiers grands oui de leur vie au Seigneur. Ils seront appelés à redire ce oui solennellement ici même dans quelques années, si Dieu le veut.

Cette fête du ministère ordonné n’exclut pas bien sûr ceux qui vivent une autre vocation. Les ministres ordonnés ne le sont pas pour eux-mêmes mais pour les autres. Et ils n’exercent pas leur ministère chacun dans leur coin, mais avec les autres, dans le respect mutuel des vocations différentes, sans affadir sa propre vocation ou vouloir ne pas avoir l’air, mais en donnant le meilleur de soi-même et en mettant en valeur la richesse de la vocation de l’autre.

Frères et sœurs baptisés, confirmés, mariés, consacrés, ordonnés, redisons ensemble oui au Seigneur : « Pour toi qui suis-je ? » « Tu es le Christ ! ».

Offrons-lui notre vie tout entière avec le pain et le vin à l’autel. Nous sommes là pour faire son œuvre et non pour faire fonctionner une œuvre humaine.

« Viens Esprit-Saint, viens remplir nos cœurs, et allume en nous le feu de ton amour ».

Amen.







#homelie
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Commentaires Chers amis, chers ...

Très belle célébration je remercie Monseigneur François Touvet et la radio RCF nous avons prier avec vous en direct

OUI CE FUT une trés belle célèbration merci

Belle cérémonie, bien suivie en direct, merci de tout coeur à la radio RCF,

Première messes avec Mgr Touvet car nous venons d’arriver dans la région !!! Super belle messe! Triste de voir si peu de prêtre que cette année notre seigneur nous face kdo de belle appel à la vocation!!! Merci Mgr je vous ai trouvé très proche de vos paroissiens et vos fidèles ravis de faire partie de vos oies!!!!

Très belle célébration.

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Pentecôte 2020 - Cathédrale de Châlons

Pentecôte 2020 - Cathédrale de ChâlonsChers frères et sœurs,

Notre cathédrale ouvre enfin ses portes !

Même si les places assises sont à distance les unes des autres, selon l’expression épouvantable qu’on nous répète depuis 2 mois et demi : « distanciation sociale », nous sommes dans la joie d’être à nouveau rassemblés sous ses voûtes majestueuses.

Même si la joie était palpable lors de nos 2 messes en voiture sur le parking du Capitole les deux derniers dimanches, notre joie est plus grande encore de pouvoir chanter dans cette vaste nef et faire monter vers le Seigneur notre louange.

Même si nous n’avons pas arrêté de vivre en chrétiens pendant ce temps de confinement, notre joie est immense de pouvoir enfin célébrer les saints mystères de notre foi.

Moi-même, j’ai dû présider ici les offices de la Semaine Sainte : la cathédrale était vide. Nous étions 5 dans le chœur et 5 à la technique pour la retransmission. Je garderai pour toujours dans ma mémoire cette impression grave et curieuse de devoir parler devant des chaises vides.

Nous avons été privés de célébration dans nos églises, et ce fut une épreuve profonde et durable qui a généré beaucoup d’incompréhension, surtout quand les écoles, les commerces et les transports en commun reprenaient leur activité. Les évêques de France, vos évêques, sachez-le, ont constamment fait valoir leurs droits, nos droits aux autorités dans des courriers et des réunions officielles. Ils ont fait le choix du dialogue plutôt que celui du contentieux. Le Conseil d’État s’est finalement prononcé le 18 mai dernier en affirmant que les mesures d’interdiction du célébrations étaient, je cite, une « atteinte grave et manifestement illégale » à la liberté de culte. Et cerise sur le gâteau : jeudi, je lis dans le journal local, photo à l’appui, vous l’avez peut-être remarqué aussi, qu’un maire a organisé l’élection du maire et de ses adjoints dans l’église du village, sans autorisation du curé. Ma réaction contre cet acte illégal a été immédiate. Toutes ces épreuves accumulées ne font que renforcer cette joie profonde d’être aujourd’hui libérés de nos entraves pour ouvrir nos cœurs à l’amour du Père révélé par Jésus mort et ressuscité, et répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit. Jésus nous dit que cet Esprit nous rend libres, qu’il nous conduit vers la vérité toute entière. Avec les Apôtres, nous accueillons ce souffle de vie, cet air vivifiant, ce grand coup de vent qui renouvelle toute chose en nous et entre nous. Vous sentez … ? …malgré le masque ! … la douceur de la grâce qui vous habite, qui vous fait du bien, qui vous apporte la paix, qui vous comble de bonheur ? Aujourd’hui, nous prenons le temps de goûter cette expérience spirituelle : la venue de Dieu en nous. Chers frères et sœurs, le Seigneur est présent au milieu de nous, il est là, il nous visite, il nous regarde, il nous parle, il nous écoute, il se donne à nous, il nous appelle.



Saint Paul nous redit que nous sommes les membres d’un même corps dont le Christ Jésus est la Tête. Dans ce corps, les dons, les services, les activités sont variés. « Mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous. A chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien ». (1 Co 12)

Nous le savons, notre société soit-disant si formidable se trouve vraiment fragilisée par la crise sanitaire et ses conséquences. Rappelons-nous déjà que nous sommes membre du corps social, et que notre premier lieu d’engagement chrétien, c’est le monde. Les pères du concile Vatican II le disaient de façon explicite dans le décret sur l’apostolat des laïcs : « Le propre de l’état des laïcs étant de mener leur vie au milieu du monde et des affaires profanes ; ils sont appelés par Dieu à exercer leur apostolat dans le monde à la manière d’un ferment, grâce à la vigueur de leur esprit chrétien ». (Vat II, AA§2). Comme nous avons su déployer toutes sortes d’initiatives pour rester connectés, prier ensemble, suivre les célébrations, rendre service, il faudra être aussi inventifs et entreprenants pour nous porter au secours des personnes meurtries par cette crise : celles qui ont connu un ou plusieurs décès sans pouvoir vraiment dire Adieu ; celles qui auront perdu leur emploi, leur commerce, leur entreprise ; celles qui restent murées dans l’angoisse générée par ce climat anxiogène ; les enfants qui auront décroché de l’école ; les soignants qui garderont des séquelles de la grande tension vécue dans les hôpitaux ou maisons de retraite ; etc… Demandons au Seigneur son Esprit de force et de sagesse, son Esprit de lumière et de paix pour que nous sachions partir en mission dans ce corps social tellement blessé. Je vous relis le début de la constitution du concile Vatican II sur l’Église dans le monde de ce temps, un texte qui pourra nous éclairer chacun : « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. Leur communauté, en effet, s’édifie avec des hommes, rassemblés dans le Christ, conduits par l’Esprit Saint dans leur marche vers le Royaume du Père, et porteurs d’un message de salut qu’il faut proposer à tous. La communauté des chrétiens se reconnaît donc réellement et intimement solidaire du genre humain et de son histoire. » (Vat II, GS §1)



Membres d’un même corps. Il y a non seulement le corps social, mais aussi le corps mystique du Christ, l’Église. Nous lui appartenons depuis le jour de notre Baptême car nous avons été lavés de tout péché et adoptés comme fils et filles de Dieu, à la ressemblance du Christ ressuscité. Comme le corps de Jésus flagellé et crucifié, le corps de l’Église a été meurtri dans l’histoire, principalement par toutes sortes de divisions. Nous pensons aussi à tous les scandales insupportables, anciens ou récents, qui ont fait et font un mal fou, et contre lesquels nous sommes tous engagés à lutter. L’Esprit qui nous est donné, et que devaient recevoir ici-même les confirmands adultes, nous fortifie pour la Mission. Alors, sans prendre la place de l’autre mais en respectant la vocation et la mission de chacun, sans céder aux caprices idéologiques et aux provocations comme la dernière en date de cette féministe du journal « témoignage chrétien » pas très catholique qui se déclare candidate pour devenir archevêque de Lyon, sans céder aux luttes de pouvoir ou à l’autoritarisme source de tous les abus, nous sommes appelés par Dieu et envoyés par lui pour annoncer l’Évangile, célébrer la vie de Dieu et servir le monde. Demandons au Seigneur son Esprit de force et de sagesse, son Esprit de lumière et de paix pour que nous sachions prendre notre part, comme pierre vivante, à l’édification de l’Église corps du Christ. Ce n’est ni une association ni une multinationale, ni un syndicat ni un groupe de pression, ni une loge ni un journal, c’est le peuple de Dieu, le peuple saint pourtant composé de pécheurs. L’Église est riche de son histoire et de sa sainte Tradition. Elle est, nous disent les pères du concile Vatican II : « à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain ».

En ce jour de Pentecôte, jour de naissance de l’Église, et cette année jour de renaissance, le cœur rempli d’Esprit-Saint, redisons notre amour pour l’Église et notre disponibilité à la servir.

Engagement dans le monde et engagement dans l’Église, voilà notre mission. C’est l’œuvre de Dieu, avec sa grâce, par la puissance de l’Esprit. Amen.









#homelie
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Obsèques Diacre Bernard LECLERC - Châlons Ste Pudentienne - 22 mai 2020

Obsèques Diacre Bernard LECLERC - Châlons Ste Pudentienne - 22 mai 2020Chers frères et sœurs,

L’Eglise diocésaine débute aujourd’hui une neuvaine pour invoquer le Saint-Esprit. Dans quelques jours, nous célébrerons la Pentecôte qui marquera, nous l’espérons, le début des temps nouveaux avec la possibilité de nous rassembler dans nos églises. Ces jours-ci, nous nous préparons à faire l’expérience qui fut celle des Apôtres : sortir du confinement, de l’enfermement pour goûter la liberté des enfants de Dieu, sous la motion de l’Esprit qui les pousse à témoigner, à célébrer, à servir.

Le temps du confinement a été très dur pour Bernard, d’autant que sa santé se dégradait sans qu’il n’en perçoive la gravité. La solitude, rompue par quelques coups de téléphone, lui a beaucoup pesé. Comme en d’autres périodes de sa vie où la souffrance ne l’avait pas épargné, en particulier dans des périodes de chômage, il a fait l’expérience de cette souffrance décrite par saint Paul : « la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore »( Rm 8, 22). Avec le monde entier dont la vie s’est arrêtée, imposant un grand silence et une absence de relations humaines, Bernard a gémi, en quelque sorte, animé par l’attente du jour où il pourrait sortir. Sortir de chez lui, sortir de sa solitude. Il fait partie des rares dans le diocèse à m’avoir adressé une réponse à ma lettre aux prêtres et aux diacres envoyée au début de la Semaine Sainte. Dans son courrier, il me redisait sa communion et exprimait sa grande attention aux situations de détresse dans les hôpitaux et les maisons de retraite. En évoquant la marche vers Pâques, il écrivait : « Peut-être cette situation que nous vivons actuellement nous permettra-t-elle de mieux comprendre le sens du terme ’porter sa croix’. Aussi le confinement qui semble lourd à certaines personnes, en particulier pour celles en milieu urbain qui n’ont pas la chance d’avoir un peu de verdure pour se promener en toute sécurité devient plus léger ». J’avais reçu cette lettre comme un appel (il parlait de lui, en fait) et lui ai donc téléphoné à plusieurs reprises pour lui tenir compagnie, et pour approfondir spirituellement le sens de cette étape du confinement qui ne serait pas sans fin. Voilà que le Saint-Esprit nous en dévoile une lecture : comme Jésus qui se relève du tombeau, comme saint Paul qui sort de la prison, nous accueillons la force venue d’en-haut pour témoigner, célébrer et servir au cœur de ce monde en souffrance qui gémit. Bernard avait donc intégré cela. Et nous en rendons grâce.

Cette expérience de la libération, il l’avait vécue concrètement dans le cadre de l’aumônerie de la maison d’arrêt. Les nombreux détenus avec lesquels il avait discuté, ceux qu’il essayait de réconforter, pourraient sans doute témoigner de l’espérance que Bernard annonçait, comme saint Paul : « nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps » (Rm 8,23). Son ministère diaconal s’est déployé ainsi derrière les murs pour ouvrir les portes, non pas de la prison, mais des cœurs durs, révoltés, désespérés. Il a ouvert et tracé le chemin de l’espérance, reprenant l’exhortation de Jésus lui-même : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne va vers le Père sans passer par moi »(Jn 14,6). Bernard a voulu tenir la place de Jésus, serviteur, rejoignant chacun dans sa souffrance, pour allumer la lumière de l’espérance. Son esprit de service était perceptible, agrémenté d’une fidélité et d’une droiture reconnues par tous, auxquelles son caractère entier ne faisait rien.

Dans les multiples conversations que j’ai eues avec lui, j’ai mesuré la tension entre ces deux points sur lesquels je viens de parler : la souffrance et l’espérance. Comme chancelier, il recevait les demandes de « débaptisation » (chose impossible d’ailleurs, parlons plutôt d’apostasie). C’était une épreuve marquante pour lui. Comme diacre, il accompagnait les familles pour les baptêmes et célébrait avec elles le mystère de la vie, tout particulièrement dans cette paroisse St Jean XXIII. C’était une joie immense pour lui. N’avons-nous pas ici une invitation à relever les défis qui étaient les siens : comment rejoindre les personnes les plus fragiles, y compris celles qui se révoltent contre l’Eglise et en viennent à rejeter la foi de leur baptême ? Comment être toujours des témoins audacieux et bienveillants ? Comment annoncer l’Evangile avec le souci d’être compris ? Comment célébrer la victoire de la vie au cœur d’un monde marqué par tant de blessures, d’angoisses et de violence ? La réponse se trouve au Cénacle à Jérusalem : les Apôtres reçoivent le Saint-Esprit qui les rend capables de tout cela. Aujourd’hui, comme Bernard qui avait reçu cette force par l’imposition des mains en 2001, nous ouvrons nos cœurs pour nous laisser conduire par l’Esprit du Seigneur, Esprit de vérité et de sainteté, Esprit de charité et de lumière. La douleur que provoque pour nous tous, membres de sa famille, membres de la fraternité diaconale, membres de la famille diocésaine, la mort de Bernard, … cette douleur nous secoue et nous réveille pour sortir, abattre les murs, et donner la vie du Seigneur Jésus.

Amen.







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Commentaires Chers frères et ...

Pensées lumineuses et bienveillantes il resterait grave dans nos cœurs aussi union de prière tous ensemble

Union de prière TLL

“Messe en voiture” au Capitole - Châlons en Champagne - 24 mai 2020

“Messe en voiture” au Capitole - Châlons en Champagne - 24 mai 2020Chers amis, chers frères et sœurs,

Les Apôtres étaient réunis au Cénacle à Jérusalem, assidus à la prière. Voici 2 mois que nous étions réduits à prier et vivre notre foi dans nos cénacles domestiques, « Eglise à la maison », les uns en famille, les autres en solitude. Nous étions en communion les uns avec les autres, communion invisible, mais bien réelle par les liens de la foi, par notre consécration baptismale commune, en plus des réseaux sociaux et de notre radio diocésaine RCF que d’aucun ont pu ainsi heureusement découvrir.

Le grand coup de vent de la Pentecôte va libérer les Apôtres de leur enfermement et leur permettre de proclamer les merveilles de Dieu. Voici venu pour nous le temps de sortir, et de nous rassembler à nouveau. Dans notre diocèse, comme dans celui de Reims, de Soissons ou de Strasbourg par exemple, nous retrouverons nos églises le Dimanche de la Pentecôte, fête très symbolique de la naissance de l’Eglise et des débuts de l’évangélisation sous la motion de l’Esprit.

C’est cela qui nous intéresse. Peu importe le retentissement médiatique de notre « messe en voiture » à Madrid, Londres et jusqu’en Indonésie, peu importe les opinions exprimées par tel ou tel toujours prêt à critiquer sans jamais se lancer dans l’action, peu importe les incohérences de telle ou telle mesure de restriction de liberté. Finalement, l’essentiel, c’est que nous soyons là, formant cette assemblée sainte, le peuple de Dieu en route vers la vie éternelle.

C’est cela qui nous intéresse : vivre de la vie de Dieu. Notre participation à l’Eucharistie aujourd’hui nous oblige à porter du fruit de charité dans la vie quotidienne, à témoigner de notre espérance, à offrir la connaissance du vrai Dieu, révélé en Jésus son Fils mort et ressuscité répandant son Esprit dans nos cœurs. C’est cela la vie ! Et nous comprenons bien que, même s’il est légitime de tout faire pour soigner les corps et arrêter l’expansion virale, il est légitime aussi, et encore plus, de laisser chacun nourrir son âme de la vie de Dieu. Nous ne sommes pas que des corps à protéger d’un virus, mais aussi des âmes à guider vers la vie éternelle. Le fait de pouvoir désormais se rassembler dans nos églises et y célébrer le mystère chrétien ne peut que renforcer notre capacité à agir sur les corps humains et sur le corps social, sur la santé physique et la santé spirituelle et morale, sur le virus biologique et sur la contamination du péché. Nous sommes avertis, dans les semaines et les mois à venir, des formes nouvelles de souffrance et de pauvreté vont apparaître et nous frapper de plein fouet. Nous sommes attendus pour tendre la main, secourir, relever, dialoguer. Les détresses et les cris des pauvres nous provoqueront. Retrouver l’Eucharistie après 2 mois de privation nous permet de découvrir son goût d’une façon nouvelle pour que cette nourriture irrigue nos vies, les transforme et nous rende forts pour agir dans le monde et le transformer. L’Eglise n’a pas le droit de manquer ce grand rendez-vous de la libération, de la renaissance, de la fraternité. Frères et sœurs, je compte sur vous tous.

Les Huiles que je vais bénir devant vous comme j’aurais dû le faire à la cathédrale pendant la Messe Chrismale au cœur de la Semaine Sainte, nous placent ce matin devant ce grand défi. Huile des malades pour soutenir les souffrants dans leur épreuve. Huile des catéchumènes pour fortifier les candidats au baptême dans leur combat spirituel et leur naissance dans la foi. Saint-Chrême pour consacrer les baptisés, les confirmés, les prêtres et évêques, les autels et les églises. Ces 3 Huiles Saintes nous invitent à porter dans notre prière les malades de cette pandémie et de tous les autres maux, ainsi que les soignants ; les catéchumènes dont le baptême a été reporté, les confirmands qui ont demandé à recevoir la force de l’Esprit-Saint pour devenir missionnaires. Ces Huiles que j’irai moi-même distribuer ensuite dans les paroisses nous sont données comme le signe que c’est le Seigneur qui guérit, qui mène le combat contre le mal, et qui nous sanctifie en faisant de nous ses enfants, ses témoins, ses porte-parole, ses ministres pasteurs de son peuple. Je le sais, vous ne voyez pas forcément grand-chose, mais nous sommes là, rassemblés. Comme les Apôtres réunis au Cénacle avec Marie, nous sommes là, dans nos cénacles motorisés, nos petites chapelles sur 4 roues. Invoquons maintenant l’Esprit-Saint afin qu’il vienne bénir et sanctifier ces huiles pour que ceux qui en seront marqués soient bénis et sanctifiés. Et nous tous baptisés, rappelons-nous que nous avons été lavés de tout péché, et marqués à jamais avec le Saint-Chrême, Huile parfumée.

Ne gardons pas l’odeur du renfermé mais répandons la bonne odeur de Dieu.

Le confinement, c’est fini. On déconfine avec prudence. On part en mission avec audace.

Amen. Alleluia











#homelie
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Commentaires Chers amis, chers ...

Cette messe restera un temps fort dans nos vies d'enfants de Dieu. Une homelie à conserver précieusement et à relire, tant elle est le symbole efficace de la présence de Dieu, par la force des signes à Lui rattachées. Les Saintes Huiles, l'Eucharistie, l'appel à la conversion, toujours et partout, notre place dans le monde d'aujourd'hui, et l'appel à la mission, pour les pèlerins que nous sommes. Rendons grâce à Notre Dieu.

“Messe en voiture” au Capitole - Châlons en Champagne - 17 mai 2020

“Messe en voiture” au Capitole - Châlons en Champagne - 17 mai 2020Chers amis, chers frères et sœurs,

Vous vous souvenez sans doute du jour de mon ordination épiscopale. C’était quelques semaines après les attentats du Bataclan. Il avait fallu mettre en place d’importantes mesures de sécurité et un filtrage très strict aux portes de la cathédrale. Aux autorités que je remerciais à la fin de la célébration, j’avais indiqué une faille dans le dispositif : le Saint-Esprit avait réussi à passer ! Rien ni personne n’avait pu l’empêcher d’être là et d’agir !



Les 2 mois de confinement que nous venons de vivre en ont fait à nouveau la démonstration : nous étions bien installés dans nos habitudes de vie, de consommation, de déplacements, sans aucune limite dans aucun domaine, et tout à coup, le monde s’est arrêté : 4 milliards de personnes confinées. La moitié de la population mondiale ! Nous, fidèles catholiques, avons obéi loyalement, appliquant les restrictions demandées à tous. Et ça a été dur ! N’est-ce pas ? Le Carême... encore, ça lui donnait une note de pénitence très concrète, mais les Rameaux, la Semaine Sainte, la fête de Pâques (la plus grand fête chrétienne) … rien, aucun office en public. On se souvient du Pape François, tout seul sur la place Saint-Pierre, invitant le monde à réfléchir, à se convertir, à vivre un véritable renouveau, quittant les vieilles habitudes pour entrer dans une vie nouvelle.

Eh bien, le Saint-Esprit…. personne n’a pu le confiner ! Aucune loi, aucun décret limitant l’activité cultuelle n’a pu freiner l’action de Dieu. Et personne ne le pourra jamais. Nous avons été témoins de tellement de charité et de dévouement, en particulier de la part des soignants qui ont accompli des miracles, si j’ose dire… mais aussi de tant d’autres qui ont su trouver les moyens pour rendre service aux personnes âgées, aux enfants, aux handicapés, aux migrants, aux sdf… ça changeait de l’égoïsme ambiant, du chacun pour soi. On a pu redécouvrir la beauté du silence que pourtant nous refusons, la vigueur de la nature que pourtant nous abîmons, la richesse de la famille que pourtant nous écartelons. Et nous, fidèles catholiques, nous avons su développer la charité de multiples façons, nous avons su trouver les moyens de prier ensemble de façon connectée grâce aux moyens numériques et à notre radio diocésaine RCF Cœur de Champagne qui vous permet de m’entendre dans vos voitures. Nous avons fait preuve de grande inventivité pour vivre ce temps du confinement, toujours avec un esprit civique et loyal.

Voici venu le déconfinement progressif et adapté. Et nous attendons le jour d’après … après le 2 juin… après 10 juillet … Toutes les voix officielles ont annoncé que le jour d’après ne serait pas comme avant. Facile à dire ! Mais comment faire ? A qui se référer ? Qui écouter ? Eh bien justement, je crois que la foi chrétienne est une expérience permanente de déconfinement. C’est le mystère du salut, le passage de la mort à la vie, que nous retrouvons à chaque page de la Bible, le livre le plus vendu au monde. Tenez par exemple : les hébreux retenus en Egypte par Pharaon. Sous la conduite de Moïse, ils vont sortir, traverser la Mer Rouge puis le désert pour aller en Terre promise. Ce n’est plus comme avant ! Ils ont été sauvés ! Et plus tard, toujours le peuple d’Israël, déporté à Babylone, va retrouver sa liberté, rentrer à Jérusalem, rebâtir le Temple. Ce n’est plus comme avant ! Ils ont été sauvés ! Et ces personnes qui rencontrent Jésus : ils sont paralysés, sourds, aveugles, lépreux… et ils repartent en portant leur brancard. Ce n’est plus comme avant ! Ils ont été sauvés !

C’est le mystère de Pâques, que nous n’avons pas pu célébrer ensemble cette année. Mais l’Alleluia a retenti partout dans le monde, car cette Parole de salut et de délivrance ne peut être confinée. Mort sur la croix, Jésus a été mis au tombeau. Malgré la pierre roulée et les gardes en faction, il est sorti du tombeau, vivant à jamais. C’est le déconfinement central de toute l’histoire de l’humanité. Plus tard, les Apôtres se sont enfermés par peur de devoir être mis à mort comme leur Maître et Seigneur. Le Saint-Esprit de la Pentecôte les fait sortir et proclamer les merveilles de Dieu. Et ce sont eux ensuite qui relèvent l’infirme de la Belle Porte et accomplissent tous ces signes. Ce n’est plus comme avant ! Ils sont messagers du salut. Je vous le disais, personne ne peut confiner le Saint-Esprit ni l’empêcher de renouveler la face de la terre.

Dans quelques jours, nous célébrerons la Pentecôte… dans nos églises enfin retrouvées … ou encore ici. Nous allons accueillir le Saint-Esprit. Jésus a promis de nous le donner. Et nous accomplirons les signes du Royaume dans ce monde blessé et terrassé par un petit virus invisible, nous annoncerons l’espérance à ceux qui n’en peuvent plus d’entendre les statistiques quotidiennes, nous construirons des ponts et pas des murs entre les personnes, nous serons artisans de paix au milieu des tensions et règlements de compte, nous tendrons nos mains et ouvrirons nos maisons à ceux qui auront perdu le peu qu’il leur restait encore dans ce monde violent et injuste. Et encore et encore …

Ce ne sera plus comme avant seulement si nous acceptons de laisser là nos mondanités, nos certitudes, nos rigidités, nos égoïsmes, nos stérilités, nos structures pesantes, nos intégrismes de tous poils, et de nous laisser guider par l’Esprit de Dieu… ce ne sera plus comme avant si nous choisissons de nous convertir tout simplement. Saint Paul nous le dit « Dépouillez-vous du vieil homme et de ses agissements, et revêtez l’homme nouveau » (cf Col ; 3,9-10). Et aussi « Voici le moment favorable, voici le jour du salut » (2 Co 6,2). Le déconfinement est un temps de conversion et de renaissance.

Prenez donc le temps de célébrer le sacrement de pénitence et de réconciliation d’ici la Pentecôte. Priez et agissez. Préparez vos cœurs.

Et dans quelques minutes, vous allez faire votre 1è communion…. La 1è après 2 mois de famine. Pensez au jour de la toute première. Recueillez-vous, communiez avec foi en recevant dans votre main, bien ouverte et bien à plat, le Corps du Christ. Dites « Amen ».





Par Lui, avec Lui et en Lui, demain ne sera pas comme hier.

Soyez des prophètes de l’espérance !

Amen. Alleluia







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Commentaires Chers amis, chers ...

MERCI MERCI MERCI Quand l'Esprit Saint est accueilli, Il peut faire des Merveilles

Bravo Monseigneur, très belle initiative.

Un grand merci à Monseigneur François Touvet

Comme nous aimerions à voir cela en Cote D'or

Encore bravo pour cette belle initiative ! Une célébration très réussie ! Merci à vous et vos équipes ! Nous allons peut-être pouvoir retrouver le chemin de nos églises, après la décision de ce jour du Conseil d'État 😎😎

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Obsèques Abbé André SOLLER - Châlons St Jean - 28 avril 2020

Obsèques Abbé André SOLLER - Châlons St Jean - 28 avril 2020Chers frères et sœurs,

Le 5 avril 1947 (il y a 73 ans), ici même, dans cette église, le jeune André Soller, se prosternait sur le sol pendant le chant de la litanie des saints, juste avant de recevoir l’imposition des mains qui fit de lui un prêtre de Jésus-Christ. Il remettait ainsi toute sa vie dans les mains du Seigneur, s’offrant tout entier comme Jésus pour annoncer l’Évangile et sanctifier ses frères et sœurs dans la foi. Aujourd’hui, il est encore là : son corps endormi dans la mort est déposé sur le sol au même endroit, et c’est nous qui remettons sa vie entre les mains du Père de toute miséricorde, lui demandant pour André le pardon de ses péchés et la grâce du salut éternel. Entre 1966 et son entrée à la maison St Joseph en 2016, soit pendant 50 ans, il a célébré la messe dans cette église à l’ombre de laquelle il habitait. Il a porté sur la patène et versé dans le calice à l’autel tant et tant d’intentions de prière. Aujourd’hui, nous mettons sur la patène et versons dans le calice toute sa vie à lui, son ministère, ses doutes, ses questions et ses souffrances, ses prédications, ses initiatives pastorales, ses impatiences, ses mouvements d’humeur et autres « coups de gueule » dont il avait le secret. Je pense que Jésus lui-même en a probablement fait les frais une fois ou l’autre !

Dans le passage d’Évangile qu’il avait choisi pour la messe de ses obsèques, nous entendons Jésus demander à Pierre « m’aimes-tu ? ». A trois reprises, comme pour le racheter de son triple reniement, le Seigneur lui tend la main. Et au lieu de dire « je ne connais pas cet homme » comme au soir de l’arrestation de Jésus, il va dire « Seigneur, tu le sais, oui vraiment, je t’aime ». Nous pouvons comprendre dans ce choix de l’Évangile que le père André Soller a vécu ce dialogue avec Jésus. Non pas qu’il l’ait renié, nous n’en savons rien, mais le combat fut sans doute difficile. Le combat de la fidélité et de la persévérance, en particulier dans une époque de grands bouleversements, tant dans la société que dans l’Église, avec des frères prêtres qui prenaient une autre orientation, avec des fidèles qui se trouvaient désorientés, avec des attentes déçues et d’autres qui se réalisaient. La réponse « oui, Seigneur, je t’aime », il l’avait donnée ici pendant son ordination, il l’a redonnée dans toutes les rencontres qui ont rempli son ministère, répondant à l’envoi « sois le pasteur de mes brebis », il l’a redonnée dans les nombreux camps de jeunes à la montagne, dans ses réflexions théologiques, dans ses initiatives et innovations pastorales dont nous bénéficions encore aujourd’hui, dans ses émissions sur RCF, dans sa participation à la vie diocésaine. Sa forte personnalité a conduit ses confrères à parler avec humour du « système soller ». Ça en dit long. Et cela nous fait encore rire. Nous n’oublions pas que le soleil est l’astre du matin qui donne la lumière après la nuit. Chaque matin, d’ailleurs, nous chantons avec Zacharie, la louange de ce soleil levant qui vient nous visiter alors que nous sommes dans l’ombre de la mort. Nous ne doutons pas que notre frère André a été et restera un grand disciple et serviteur du ressuscité, et qu’il a su donner autour de lui la Lumière du Christ. Il a été à sa façon un reflet de cette lumière. Et nous rendons grâce.

Revenons au dialogue entre Jésus et Pierre. Notre frère André savait, il était très érudit, et certains d’entre nous le savent sans doute, que dans le texte grec de l’Évangile, Jésus et Pierre n’emploient pas le même verbe grec. Les 2 premières fois, Jésus demande « agapaV me : m’aimes-tu ? Es-tu prêt à donner ta vie pour moi ? » et Pierre répond seulement « filw se : je t’aime = je suis ton ami ». La 3ème fois, Jésus va reprendre le verbe filew plus accessible pour Pierre « fileiV me ? es-tu mon ami ? ». Nous percevons là cette bienveillante pédagogie de Dieu qui nous rejoint dans notre faiblesse et s’appuie sur notre amour imparfait pour nous enraciner dans son amour total. Le passage de la lettre aux éphésiens que le Père Soller avait inscrit sur son image d’ordination nous l’indique : « restez enracinés dans l’amour, établis dans l’amour […] vous connaîtrez ce qui dépasse toute connaissance : l’amour du Christ. Alors vous serez comblés jusqu’à entrer dans la plénitude de Dieu » (Ep 3,17-19). C’est ce profond mystère de l’amour divin répandu dans nos cœurs que le prêtre reçoit la mission d’annoncer par ses paroles et par toute sa vie en tâchant de vivre ce qu’il célèbre dans l’Eucharistie, et d’aimer comme Dieu nous aime. Cela lui est dit par l’évêque au jour de l’ordination : « Recevez l'offrande du peuple saint pour la présenter à Dieu. Prenez conscience de ce que vous ferez, vivez ce que vous accomplirez, et conformez-vous au mystère de la croix du Seigneur. » En 1947, c’était en latin, « imitamini quod tractatis », mais c’est la même chose.

La Croix du Seigneur, parlons-en. C’est le père Soller qui, lorsqu’il était responsable de Châlons-centre, a initié en 1981 la célébration de la Passion commune aux différentes paroisses de Châlons sous la forme de la « marche de la Croix », allant d’une église à l’autre jusqu’à la cathédrale. 2000 personnes la première année ! Il m’en a parlé souvent. Chaque fois que j’ai porté la croix, malheureusement pas cette année, dans les rues de la ville accompagné du peuple chrétien silencieux derrière leur pasteur, et que je suis entré dans l’église cathédrale chargé de la croix comme Jésus, j’ai pensé à lui. C’est une expérience spirituelle très forte que chacun peut faire en se disant : Moi, avec mon amour imparfait, je découvre que Jésus m’aime d’un amour infini, qu’il a donné sa vie pour moi et m’appelle à faire de même pour le salut du monde.

En célébrant l’Eucharistie, la petite assemblée que nous formons aujourd’hui à cause des mesures de confinement, porte dans sa prière ce prédicateur dont la voix résonne encore ici. Nous portons aussi toute l’Église, et même le monde entier afin que l’amour du Seigneur triomphe de tout mal, et que la croix du Seigneur, illuminée par le soleil du matin de Pâques, soit reconnue comme le signe indélébile de cet amour. Et nous redisons avec notre frère André citant St Paul : « c’est pourquoi je tombe à genoux devant le Père, de qui toute paternité au ciel et sur la terre tient son nom. Lui qui est si riche en gloire, qu’il vous donne la puissance de son Esprit pour que se fortifie en vous l’homme intérieur. Que le Christ habite en vos cœurs par la foi » (Ep 3,14-17). Amen.







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Commentaires Chers frères et ...

Merci beaucoup Mgr TOUVET pour cette Homélie. Pour rester humoristique, merci beaucoup de n'avoir pas fait trop d'ombre au Soller... Que Dieu lui donne la vie éternelle.🙏🙏🙏

Obsèques Père Thierry (Vincent-Marie) MALETTE - Épernay - 22 avril 2020

Obsèques Père Thierry (Vincent-Marie) MALETTE - Épernay - 22 avril 2020Cher Monseigneur,

Chers frères et sœurs,

Nous sommes très peu nombreux aujourd’hui dans cette église St Pierre St Paul d’Épernay, mais nous le savons, beaucoup sont présents par la prière dans le mystère de la communion des saints. Monseigneur, cher frère, vous êtes venu de Beauvais pour présider cet Adieu à l’un de vos prêtres. Vous-même, Madame, mère du Père Vincent-Marie, portez la prière de tant d’amis qui vous ont témoigné leur sympathie. La Congrégation des Serviteurs de Jésus et de Marie est représentée par le Père Maximilien qui eut le Père Vincent-Marie comme maître des novices. Et vous, prêtres, diacre et fidèles de la paroisse, représentez la communauté chrétienne locale qu’il avait rejointe il y a 5 ans après 32 années de vie religieuse à Ourscamps. Les conditions sanitaires actuelles nous imposent cette pauvreté. Nous l’acceptons et pouvons en faire une expérience spirituelle supplémentaire.

Un peu comme si nous étions à l’orgue. Il n’y a qu’un seul musicien, n’est-ce pas, et pourtant nous entendons comme un orchestre complet qui accompagne nos chants ou exprime le mystère célébré. Les jeux d’anche avec la bombarde ou le cromorne, les régales avec le cornetin ou la voix humaine, les flûtes, les bourdons, les jeux gambés, ils sont tous là pour chanter ensemble la grandeur et la sainteté de Dieu. Notre frère Thierry, en religion Vincent-Marie, excellait ainsi sur les claviers multiples et au pédalier. Tant que son handicap ne l’en empêchait pas, il passait des heures à dire ainsi la beauté de Dieu avec une agilité à nulle autre pareille. C’était pour lui, il me l’avait confié, un mode de prédication.

Que nous disait-il ? Cette phrase de Jésus qu’il avait retenue au moment de son ordination : « Je suis venu allumer un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé » (Luc 12,49). Une phrase qui nous est rapportée par saint Luc juste après le passage d’Évangile que nous venons d’entendre. Il s’agit du feu de l’amour, du feu de l’Esprit qui vient embraser les cœurs. Ce feu, c’est déjà la lumière de la foi reçue au jour du baptême, la lumière de l’espérance qui permet d’avancer malgré les obstacles et toutes les bonnes raisons d’abandonner le combat, la lumière de la charité qui se transmet au prochain pour illuminer sa route. Ce feu, c’est aussi la puissance de Dieu qui nous renouvelle sans cesse, nous conduit à la conversion, nous envoie vers les autres pour leur annoncer l’Évangile du salut. Ce feu, c’est aussi le jugement de Dieu sur la vie et la mort, la lumière et les ténèbres, la vérité et le mensonge. Un feu qui purifie, qui redresse. Ce feu, nous le savons, habitait le cœur sacerdotal du Père Vincent-Marie. Malgré les limites que lui imposait son état de santé, il était disponible, toujours prêt à apporter ses services à ses frères prêtres pour le bien des fidèles. Des services spirituels. Il voulait allumer ce feu de Dieu dans les cœurs. Il le faisait avec les bénévoles des Conférences St Vincent de Paul par exemple, et aussi d’une façon toute particulière en célébrant le sacrement de pénitence et réconciliation. C’était plus facile pour lui, physiquement. Il accueillait, écoutait, conseillait, priait, encourageait, réconfortait. Et, lui-même pauvre pécheur, il pardonnait au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Le père Petitpas me disait l’avoir accueilli au service des vocations il y a environ 40 ans. Le discernement le conduisit vers la vie religieuse où il choisit de renoncer à lui-même. Choix difficile, rendu possible par la grâce de Dieu. Notre frère s’est battu, il n’a pas gagné toutes les batailles, jusqu’au jour où il a quitté sa communauté. Le religieux choisit de tout quitter pour suivre le Christ, en portant sa croix. C’est aussi la vocation de tout chrétien « celui qui veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ». Il l’a portée, la croix. Il l’a portée… dans son corps meurtri par la maladie. Comme Job dans l’Ancien Testament, que de raisons il aurait eu de tout laisser tomber, de se révolter : Job le dit « Il me ruine de toutes parts, et je m’en vais ; il déracine, comme un arbre, mon espérance ». Mais, fidèle serviteur de Dieu, il ajoute : « je sais, moi, que mon rédempteur est vivant, que, le dernier, il se lèvera sur la poussière […] dans ma chair, je verrai Dieu ». Job lui a appris à redire chaque jour dans son cœur et dans son ministère de prêtre sa grande espérance : « comme je voudrais qu’il soit déjà allumé »

Ce Vendredi-Saint au soir, nous venions de célébrer la Passion de Jésus et sa mise au tombeau, dans les conditions du confinement à la maison qui donnaient plus de profondeur et d’intensité à ce grand silence du tombeau. Jésus avait annoncé sa résurrection le 3è jour. C’est justement pendant ce grand silence de l’attente du 3è jour, ce temps de la grande espérance que le Père Vincent Marie s’est endormi dans la mort, rejoignant son Maître et Seigneur au cœur du mystère de la Rédemption, pour vivre avec Lui dans l’éternité. Nous demandons pour lui le pardon de ses péchés et la joie de voir Dieu face à face dans la lumière. Amen.











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Commentaires Cher Monseigneur, ...

Un frère, un ami, que notre famille aimait beaucoup qui a joué de l'orgue lors de notre mariage à l'Abbaye d"Ourscamp, un musicien d'un grand talent...Magnifique homélie

Je ne le connaissais pas, mais cette homélie est vraiment magnifique. Elle nous fait aimer ce "Frère" tout donné au Seigneur, aux autres et à la musique....Qu'il repose en paix

Sincères condoléances🙏🙏🙏

Qu'il repose en paix auprès de celui qui a mis le feu d'amour dans sa vie

Merci d'avoir retranscrit cette homélie,

Paix à son âme .

Repose en Paix.

Un grand merci pour la publication de cet article. La très belle homélie résume bien l'homme de foi qu' était le père Vincent Marie, au service des autres. C'était aussi un grand musicien, un virtuose de l'orgue qui connaissait bien la signification de l'amitié, il va beaucoup nous manquer. Que son âme repose en paix.

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Vigile pascale 2020 - Cathédrale de Châlons à huis clos

Vigile pascale 2020 - Cathédrale de Châlons à huis closChers frères et sœurs,

Quelle joie ….de chanter ce soir l’Alleluia pascal dans la cathédrale. Quelle joie ! Ici, nous ne sommes que 10, en communion avec chacun d’entre vous à la maison, à l’hôpital ou à la maison de retraite : jamais, peut-être, nous n’avions tant éprouvé le besoin de le chanter, n’est-ce pas ? Le Carême exceptionnel que nous venons de vivre, temps habituel d’entrainement à la vie chrétienne, a été marqué profondément par l’épidémie et les mesures sanitaires de confinement. Nous nous sentons tous enfermés chez nous et éprouvons le désir de sortir, de retrouver les autres. Même si, nous le savons, cette situation va encore durer - et nous, chrétiens, mettons un point d’honneur à respecter les consignes - nous chantons ce soir la résurrection du Seigneur Jésus. La mort n’a pas et n’aura pas le dernier mot. Cette Bonne Nouvelle retentit comme le plus beau message qui puisse apaiser les angoisses, les inquiétudes, les deuils, les solitudes, les détresses. Le printemps arrivé ces derniers jours en est d’ailleurs une formidable image donnée par le Créateur.

Arrêtons-nous simplement sur quelques aspects de la liturgie de la vigile pascale :

La Lumière : le cierge pascal est au milieu de nous le Christ Lumière. Jésus nous dit : « Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres. Il aura la lumière de la vie ». Au matin de Pâques, le 3è jour, Jésus se lève du tombeau comme le soleil levant. Il est vainqueur des ténèbres de la mort et nous ouvre les portes de la vie. Jésus nous éclaire sur le chemin de l’existence, il vient illuminer nos ténèbres. Il est et demeure le Ressuscité, la lumière éternelle.

Rappelons-nous que nous avons reçu cette lumière au jour de notre Baptême : nous sommes des « porte-lumière » et, plus encore, Jésus nous dit : « vous êtes la lumière du monde », nous précisant ainsi notre mission d’être des témoins de sa résurrection.

La Parole de Dieu : il est rare que l’on prenne le temps d’écouter toutes les lectures proposées par l’Église pour la vigile pascale. Le prétexte, avouons-le, c’est que ça va durer trop longtemps… « vous comprenez, on peut pas imposer ça aux gens ! »….En fait, c’est incroyable, ce que nous disons là : trop de temps ? Eh bien, nous avons pris le temps ce soir d’écouter Dieu nous parler. Nous avons ainsi marché avec le peuple d’Israël depuis la création jusqu’à la « nouvelle création » en Jésus ressuscité, nous avons compris comment se réalise la promesse du Seigneur pour son peuple. Et Dieu tient parole. Jésus est la Parole de Dieu. C’est lui qui nous parle. Cela vaut le coup de prendre le temps de l’écouter, pas seulement ce soir, mais chaque jour de notre vie. Rappelons-nous que nous avons reçu cette Parole, l’Évangile quand nous avons été baptisés pour qu’elle soit notre nourriture.

La Profession de foi : dans un instant, au baptistère, nous allons renouveler les engagements de notre baptême. Nous allons rejeter le péché et tout ce qui y conduit, puis redire notre adhésion à Dieu qui est Père, Fils et Saint-Esprit.

Rappelons-nous qu’au jour de notre baptême, nous avons vécu cette conversion, ce retournement : avec nos parrain et marraine, nous nous sommes détournés du mal pour nous tourner vers Dieu. Ce choix est à refaire à chaque instant de nos vies. Pas seulement ce soir avec un cierge à la main, mais aussi dans la vie de famille, professionnelle, paroissiale, sociale.

L’Eucharistie : le sacrement du corps et du sang du Seigneur, institué par Jésus le Jeudi-Saint. Le ressuscité demeure ainsi présent au milieu de nous et il se donne à nous en nourriture. Ce repas est un avant-goût de ce que nous vivrons en plénitude dans l’éternité : chaque fois que nous mangeons le pain consacré, le corps du Seigneur, nous communions à la vie de Dieu.

Rappelons-nous que, le jour de notre baptême, nous avons reçu ce sacrement, comme une promesse si nous étions tout-petit, ou juste après si nous étions adultes.



Nous l’avons vu, les 4 étapes de la liturgie de ce soir nous rappellent quelque chose d’essentiel de notre vie de baptisés. Alors, nos pensées et prières vont vers nos catéchumènes. Ils étaient 15 au début du Carême quand je les ai appelés officiellement. Ils ne seront pas baptisés cette nuit… Les circonstances m’ont amené à repousser la date de leur baptême à la vigile de Pentecôte. Ils seront confirmés aussi ce soir-là, et recevront l’Eucharistie pour la première fois. Leur démarche nous invite tous, nous les « vieux baptisés », à retrouver l’essentiel de notre vie chrétienne : il s’agit d’être disciple de Jésus et missionnaire de son Évangile. Être chrétien, ce n’est pas seulement partager des valeurs, comme on dit, (d’ailleurs il faudrait préciser lesquelles), ce n’est pas non plus appliquer une certaine morale, ou satisfaire à des obligations rituelles ; être chrétien, c’est ressembler au Christ, c’est mourir avec Lui pour renaître avec Lui. Le mystère de Pâques que nous célébrons depuis 3 jours est inscrit dans notre être tout entier. Notre vocation est de vivre de la vie donnée par Dieu. Dans ce temps de confinement, prenons le temps de réactualiser ou mettre à jour les grâces du Baptême, de la Confirmation et de l’Eucharistie, pour en vivre pleinement.

Enfin, frères et sœurs, au cœur de cette grande fête de la Résurrection du Seigneur, nous prenons dans notre prière toutes les épreuves, les nuits, les deuils et les blessures de l’humanité et de chaque personne humaine, tout spécialement ceux qui sont victimes de cette pandémie et ceux qui se donnent sans compter pour soigner et sauver des vies. Nous les mettons dans la Lumière du Ressuscité afin que tout soit transfiguré par sa victoire, et que le monde soit ainsi renouvelé. L’Évangile de la Résurrection est : dans la crise écologique, une parole d’espérance ; dans la crise sanitaire, une parole de guérison ; dans la crise économique, une parole de sagesse ; dans la crise morale, une parole de vérité ; dans la crise sociale, une parole de fraternité ; dans la crise internationale, une parole de paix.

Et si c’était le temps de l’Évangile … ?... pour des transformations salutaires … !

Même s’il faudra attendre encore pour sortir, chantons donc Alleluia ici à la cathédrale, et chez nous à la maison, et chacun dans notre cœur. Le Christ est ressuscité. Il est vainqueur de la mort. Mettons notre foi en Lui ! Il est notre espérance ! et vivons de sa charité !

Amen. Alleluia









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Commentaires Chers frères et ...

BONNE ET JOYEUSE FETE DE PÂQUES

Le Seigneur est avec vous Le Seigneur vous aime La Lumière jaillit

Magnifique Vigile Pascale pendant près de deux heures 15. Merci beaucoup Mgr TOUVET et à tous les collaborateurs. 🙏🙏🙏

Le christ n'est pas confiné, il est fêté par toute la terre, alléluya.

Vendredi Saint 2020 - Cathédrale de Châlons à huis clos

Vendredi Saint 2020 - Cathédrale de Châlons à huis closChers frères et sœurs,

Voilà une expérience incontournable dans notre vie : la mort d’un être cher. Un époux ou une épouse, un enfant, notre père, notre mère, un ami, une collègue, un confrère… Dans le moment du deuil, nous prenons le temps d’être là, souvent dans le silence. Nous pleurons, nous prions, nous racontons, nous rions même parfois… Nous manifestons notre affection et notre amitié avec émotion. Puis vient le moment de la mise au tombeau. Instant grave, toujours impressionnant. Les mots nous manquent. Les regards, les gestes, les silences en disent plus long que des paroles maladroites.

Depuis presque 4 semaines, beaucoup de familles dans le deuil sont privées de ces gestes et témoignages d’affection. Déjà qu’elles n’ont pas pu dire adieu à la personne qui rendait difficilement son dernier souffle ! Sans pouvoir rassembler la famille et les amis, les obsèques sont célébrées dans une simplicité et une sobriété bouleversantes, en tout petit comité et à distance les uns des autres.

La liturgie grave et silencieuse du Vendredi-Saint nous invite à rejoindre nos amis et voisins marqués par le deuil, tous ceux qui portent leur lourde croix, qui crient vers le ciel « mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Cette liturgie nous introduit aussi plus profondément dans le mystère de la mort de Jésus. Le prophète Isaïe nous décrit le serviteur souffrant : « il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche ». (Is 53,7) Cette préfiguration nous permet de mieux comprendre l’attitude de Jésus qui avance résolument vers sa mort, pas dans une démarche suicidaire, mais dans celle du sacrifice : « ma vie, nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne »(Jn 10,18). Il ne se débat pas, il n’envoie pas les anges ou les gardes pour le délivrer, il ne répond pas à la violence par la violence, il fait le choix du silence. Il répond à peine au Grand Prêtre et à Pilate. Et sur la croix, il prononce 7 paroles qui d’ailleurs, ont donné lieu à des œuvres musicales extraordinaires. Ces 7 paroles sont des prières « entre tes mains je remets mon esprit »(Lc 23,46), elles sont aussi des mots de pardon « Père pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font »(Lc 23,34), des mots de confiance « Voici ton fils, voici ta Mère » (Jn 19,26-27), des mots d’espérance « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis »(Lc 23,43).

À la fin du magnifique récit de la Passion dans l’Évangile selon saint Jean, nous voyons Joseph d’Arimathie prendre le corps de Jésus et le déposer dans le tombeau. « A l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne […] C’est là qu’ils déposèrent Jésus » (Jn 19,41-42). Et selon les autres évangélistes, on va rouler la pierre, et mettre des gardes devant, au cas où il aurait l’intention de sortir.

Je revois les magnifiques sculptures Renaissance de la mise au tombeau déjà admirées à Semur-en-Auxois, Châtillon-sur-Seine, Chaumont et aussi dans notre basilique de L’Epine. Chaque fois, les visages de ces personnages grandeur nature expriment tant d’émotion spirituelle : simultanément l’infinie tristesse et la grande espérance.

Le confinement de Jésus dans le tombeau est pour nous tous un temps d’attente croyante. Ce n’est pas la fin de tout. A vue humaine, oui, pour les Apôtres, tout s’écroule. C’est d’ailleurs ce désarroi que ressentent beaucoup de personnes devant la mort d’un être cher, prostrés, là, silencieux devant la tombe où l’on dépose le cercueil. Frères et sœurs, nous le savons, le Seigneur avait annoncé à plusieurs reprises à ses Apôtres qu’il allait mourir et ressusciter : « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort, ils le livreront aux nations païennes, qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera. » (Mc 10,33-34). Nous savons aussi que plusieurs fois, dans l’Évangile, Jésus offre une parole d’espérance à ceux qui sont frappés par la mort. Ainsi lorsqu’il arrive chez Jaïre dont la fille vient de mourir, il dit « ne pleurez pas ; elle n’est pas morte, elle dort » (Lc 8,53).

Et aux amis de Lazare, il dit : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » (Jn 11,11). Dans la gravité de ce jour, dans ce profond silence, nous entendons Jésus, le Verbe éternel, la Parole de Dieu, nous dire à chacun la puissance de sa grâce et nous appeler à un acte de foi. « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » (Jn 11,25-26)

En ce Vendredi-Saint, nous allons vénérer la sainte croix de Jésus. Chez vous, à la maison, grâce à la vidéo, ou si vous nous suivez par la radio seulement, je vous invite à regarder la croix du Seigneur. Elle est là dans votre salon ou votre chambre, elle est là sur l’autel de la cathédrale. Contemplez-la. Regardez Jésus. Et choisissez de vous convertir, de mourir à vous-même et à tous les agissements de l’homme ancien, comme dit saint Paul, pour renaître et revêtir l’homme nouveau ; choisissez de mourir au péché pour vivre de la vie même de Dieu.

Vous qui êtes crucifiés par trop d’épreuves, de violence, de mensonges et d’injustice, regardez cette source de vie qui jaillit du cœur de Jésus : « un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau » (Jn 19,34). A cette source, puisez toute la force dont vous avez besoin pour avancer et pour formuler votre acte de foi, avec le disciple bienaimé qui écrit : « celui qui a vu rend témoignage et son témoignage est véridique, et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez » (Jn 19,35).

Vendredi-Saint…. Silence sur la terre aujourd’hui, et demain, Samedi-saint. Nous entrons dans le temps de l’Espérance.

Amen.



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Commentaires Chers frères et ...

Et encore un grand merci à Monseigneur François Touvet

Merci encore.

Jeudi Saint 2020 - Cathédrale de Châlons à huis clos

Jeudi Saint 2020 - Cathédrale de Châlons à huis closChers frères et sœurs,

Nous l’avons entendu dans le livre de l’Exode : les hébreux attendaient dans leurs maisons la libération de l’esclavage en Égypte. Selon le commandement du Seigneur, le sang de l’agneau marquant le linteau de leurs maisons fut le signe qui écarta le fléau frappant tout le pays : la dixième plaie d’Égypte.

A nous qui sommes confinés dans nos maisons pour échapper au fléau d’aujourd’hui, ce récit de la Pâque juive apporte quelques lumières en ce Jeudi-Saint où Jésus rassemble les Douze pour le repas de la Pâque. La plaie « covid19 » ne vient pas d’Égypte et ne frappe pas que l’Égypte, mais elle est là, et bien là, dans le monde entier. Nous vivons un temps d’épreuve au cœur d’un monde qui découvre tout à coup qu’il n’est pas tout-puissant. La crise mondiale est venue d’un virus, quelque chose d’infiniment petit : le monde qui courrait avec folie, entretenant toutes sortes d’illusions, détruisant petit-à-petit la planète et la biodiversité, croyant maitriser toutes les techniques et prétendant construire un avenir extraordinaire en se lançant dans le transhumanisme… ce monde s’est presque arrêté de vivre, terrassé par ce petit microbe invisible. Pharaon lui-même se prenait pour le maître du monde, avec ses garde-chiourmes, puis avec son armée, ses chars et ses chevaux. Mais dans la mer, ils furent stoppés net, engloutis, anéantis. Voilà que l’humanité découvre sa vulnérabilité. Oui, nous sommes fragiles.

Avec les philosophes des Lumières, les grandes idéologies marxiste et nazie, puis l’ultra-libéralisme et le règne de l’argent, et le libertarisme, Dieu a été chassé du paysage, tué, déclaré mort. Et l’homme est devenu maître du monde, sans limites de puissance et de jouissance. C’était la tentation d’Adam et Ève ! Benoit XVI déclarait en 2008 (je cite quelques lignes) : « En se débarrassant de Dieu et en n'attendant pas de Lui son salut, l'homme croit pouvoir faire ce qui lui plaît et se présenter comme seule mesure de lui-même et de sa propre action. Mais, quand l'homme élimine Dieu de son propre horizon, qu'il déclare Dieu "mort", est-il vraiment plus heureux ? Devient-il vraiment plus libre ? Quand les hommes se proclament propriétaires absolus d'eux-mêmes et uniques maîtres de la création, peuvent-ils vraiment construire une société où règnent la liberté, la justice et la paix ? N'arrive-t-il pas plutôt - comme nous le démontre amplement la chronique quotidienne - que s'étendent l'arbitraire du pouvoir, les intérêts égoïstes, l'injustice et l'exploitation, la violence dans chacune de ses expressions ? Le point d'arrivée, à la fin, est que l'homme se retrouve plus seul et la société plus divisée et confuse. » Ces propos du Pape émérite sont d’une éminente actualité ! C’est l’épreuve de vérité. Le drame de la Passion se joue encore aujourd’hui dans notre monde. Et Jésus apporte le salut. C’est ce que nous célébrons ce soir, en communion de foi les uns avec les autres, nous qui attendons d’être libérés. Dieu s’est abaissé, anéanti, mis à genoux pour nous remettre debout. Lui, le Maître et Seigneur, lave les pieds de ses disciples ! Lui, le Roi, se fait serviteur ! Lui le Pasteur, devient l’Agneau si fragile conduit à l’abattoir ! Ce n’est pas une histoire du passé, ni une contine pour distraire les enfants. C’est l’Histoire de l’humanité, l’Histoire du salut. Ce soir, en contemplant Jésus à genoux par terre devant ses disciples ou dans la profonde et ténébreuse solitude du jardin des Oliviers, alors que ses propres disciples s’endorment, nous accueillons le grand mystère du salut. C’est la Pâque du Seigneur ! Nous entrons dans le grand silence de l’offrande et du sacrifice où Dieu va mourir pour que nous vivions par sa victoire. Le grand silence du confinement en est une image : nous y percevons le cri des malades ou des personnes âgées, les appels de détresse des soignants et le râle des agonisants. Après le confinement, il faudra revivre, mais d’une façon nouvelle.

Je vous invite tous à vous arrêter dans le silence ce soir chez vous, seul ou en famille. Mettez-vous à genoux, veillez et priez avec Jésus, et tâchez de tenir, pourquoi pas, une heure avec Lui, sans vous endormir comme Jacques et Jean. Offrez à Dieu cette souffrance, l’angoisse des malades et des pauvres qui subissent de plein fouet l’épidémie et ses conséquences. Faites silence ce soir. Entrez dans la Passion. Donnez votre vie. Faites cette offrande « pour la gloire de Dieu et le salut du monde » !

Et dans ce silence, redites au Seigneur votre acte de foi en sa présence. Certes nous vivons une sorte de famine eucharistique, ou au moins, un jeûne prolongé. Je sais votre souffrance de ne pouvoir vous rassembler ni communier. Il ne faudrait pas perdre le goût de cet aliment spirituel, le pain de la Vie éternelle. Je souhaite que ce jeûne forcé, qui va durer encore, fortifie et fasse grandir en vous la foi dans la présence réelle du Seigneur dans le pain et le vin consacrés. On est tellement dans la routine, avouons-le, on communie sans se poser de questions et sans que cela change véritablement notre vie. On ne sait même plus s’agenouiller devant ce mystère. On fait un geste banal avec des mains maladroites, on va à la messe quand on a le temps …. Et pourtant, le Seigneur Jésus est bien là : « ceci est mon corps » « ceci est mon sang ». Ce n’est pas un spectacle, un mime, une reconstitution, ou même un rite, une tradition, encore moins une dérive ou un délire. C’est une anamnèse : aujourd’hui, Jésus donne sa vie pour toi ! Saint Paul nous le dit : « Chaque fois que vous mangez ce pain et buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne ». Même si nous ne pouvons pas tous communier, Il est là, bien présent au milieu de nous. Il se donne à nous.

J’offre la célébration de la messe pour vous tous ce soir. Et je vous invite à communier spirituellement, à adorer dans le silence de votre chambre, à demander au Seigneur son amour infini, à lui exprimer votre faim, à lui rendre grâce pour ses bienfaits. Et vous qui êtes comme des brebis sans berger, dites merci aux prêtres, consacrés pour rendre Jésus présent dans l’Eucharistie : ce sont eux qui vous donnent son Corps et son Sang et qui donnent leur vie pour vous. Eux aussi souffrent, vous savez, d’être comme des bergers sans brebis.

Dites aussi merci aux diacres, consacrés pour rendre Jésus présent dans le service fraternel.

Jeudi-Saint…. Dans 3 jours, nous chanterons la résurrection, avec les cloches de nos églises à grande volée. Même si le confinement doit encore durer, je ne doute pas que ces célébrations si particulières nous fortifieront pour une vraie résurrection de notre vie chrétienne, familiale, paroissiale, sociale, un vrai renouveau de nos cœurs pour répondre à notre vocation de disciples missionnaires. Amen.









#homelie
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Commentaires Chers frères et ...

Bravo et merci Mgr TOUVET pour ce direct. Il m'a fallu baisser la qualité de la résolution pour être en communion avec vous.

Bravo au réalisateur, mixage des plans de cette belle cérémonie, seul bémol les 10 premières minutes son très faible, après petite amélioration.

Merci pour la mise en ligne de l'homélie du Jeudi Saint. Hier, en direct, nous n'avons rien entendu. Nous nous sommes donc résignés à regarder la célébration en direct sur KTO, faute de réussir à entendre la moindre bribe de la célébration avec notre évêque. Dommage... En espérant que ce soir, le son sera correct... Nous vous remercions de vos prières.

Oui, peu de son en effet. Merci.pour le texte.

Merci Monseigneur Touvet de mettre en ligne l homelie pour ceux qui n.ont pas entendus Sur le poste RCF c etait très bien Merci de tout cœur vous nous aidez tant depuis le début du confinement merci à vous aux prêtres diacres je pense et prie pour ceux qui n.ont pas ce réconfort Soyez béni vous tous consacrés 🙏🙏🙏

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Rameaux 2020 - cathédrale de Châlons messe à huis clos

Rameaux 2020 - cathédrale de Châlons messe à huis closChers frères et sœurs,

« Hosanna, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Les rues de Jérusalem étaient pleines pour acclamer le Roi qui entrait dans la ville !

Elle est bien vide, notre cathédrale, c’est très impressionnant. Et pourtant, avec vous tous qui êtes confinés à la maison, ici dans la Marne ou ailleurs en France et dans le monde, à Châtillon sur Seine par exemple, et qui suivez la retransmission sur internet, facebook ou RCF, la même acclamation a retenti sous les voûtes magnifiques de notre église-mère. D’une façon très mystérieuse, je vous entendais chanter avec nous 4 lors de la procession d’entrée. Nous sommes réunis dans la prière, chacun avec le poids de la souffrance et de l’inquiétude, mais aussi avec la lumière de l’espérance chrétienne.

Nous entrons dans la Semaine Sainte, après un Carême bien particulier. Dès la 3è semaine, le confinement demandé à toute la population française nous a fait vivre une expérience de désert inouïe (pas encore 40 jours, mais ça pourrait venir !) : davantage de silence dans les rues et les cours de récréation, percé toutefois par les cris de douleur des malades et des mourants, et par les appels de détresse des soignants … une fraternité qui a pris un visage plus concret dans les multiples services à rendre pour faire les courses des personnes âgées ou accueillir les enfants du personnel médical ou d’autres personnes obligées de se rendre au travail… et aussi la privation des réunions, des assemblées et des sacrements, de nos équipes de lectio divina « A la table de la Parole », de nos chemins de croix le vendredi après-midi. Les catéchumènes appelés n’ont pu célébrer les scrutins et voient leur baptême reporté à la Pentecôte, si tout va bien. Je veux leur redire ici, en complément de ma vidéo, combien je pense à eux tout particulièrement.

Beaucoup de textes, prières, méditations circulent sur internet. Et c’est bien. Beaucoup de témoignages d’amitié aussi. C’est bien. Nos smartphones sont en surchauffe. Grande activité tout de même dans ce désert du confinement.



Ce Dimanche des Rameaux est pour nous le moment de nous arrêter un peu pour prendre du recul et regarder comment nous vivons ce temps exceptionnel, et comment nous pouvons vivre cette Semaine Sainte hors norme : n’est-ce pas l’occasion de nous demander quel rôle nous tenons dans le récit de la Passion ….. et donc dans le drame de souffrance et de mort que vit notre humanité aujourd’hui ?

- Suis-je Judas qui ai trahi mon Maître et Seigneur en faisant mine de l’embrasser : après tout, derrière ma façade de disciple fidèle, peut-être que je m’accommode assez bien de ce manque de messe et de confession ?

- Suis-je dans la foule, un de ceux qui hurlent et crachent : c’est facile de hurler sur les autorités, les institutions, et aussi sur l’Église, notre Église ?

- Suis-je comme Pilate, en train de me laver les mains dans mon indifférence devant l’injustice et la souffrance, continuant ma petite vie bien tranquille chez moi comme si de rien n’était ? Et restant dans le déni devant la gravité de la situation … ?

- Ou suis-je Simon de Cyrène, portant la croix des autres, me portant même volontaire, pourquoi pas, pour rendre service, venir en aide, soutenir les soignants… il y a tellement d’appels à saisir dans le cadre de cette mobilisation générale.

- Suis-je Jacques ou Jean qui me suis endormi : spirituellement, je me suis peut-être mis en sourdine, en pause… et concrètement, j’ai tiré les volets un peu trop et je n’entends plus, je n’écoute plus les appels à l’aide …mais il ne faudrait pas que ça dure, je risquerais de ne pas me réveiller !

- Suis-je Pierre qui jure de ne jamais laisser tomber Jésus et qui le renie pourtant à 3 reprises, qui recule devant les obstacles, les prises de parole courageuses, les actes de bravoure et de dévouement ?

Je le crois, cette période, avec ses souffrances et ses deuils, nous permettra providentiellement de renaître à une vie nouvelle. Et l’humilité sera nécessaire à tous et à chacun, et à la collectivité tout entière, pour repartir sur des bases saines, sans se croire si solide et si puissant. Il faudra être vigilants pour garder les réflexes de service et de solidarité, approfondir le sens de l’engagement social et civique, d’autant plus nécessaire que cette crise est et sera aussi sociale et économique. Il nous faudra aussi reprendre le chemin de nos assemblées, redécouvrir le goût et donc la foi en l’Eucharistie, présence réelle du Seigneur Jésus. Sans oublier de nous émerveiller ensemble devant la beauté de la famille, la dignité de la vie humaine à protéger et à sauver quoi qu’il en coûte.

Et je voudrais lancer un vibrant appel au cœur de cette liturgie : nous devons veiller au contact avec les personnes âgées, tout spécialement dans les EHPAD. Leur isolement est très lourd. Un véritable drame est à notre porte. Le téléphone existe. Mais aussi parfois des tablettes mises à disposition par le Département. Prenons du temps avec nos anciens.

Frères et Sœurs, cette Semaine Sainte, vivez-la saintement, non seulement par la prière et la liturgie le mieux possible, grâce aux retransmissions, mais aussi par la charité active en portant la croix de Jésus, la croix de l’humanité souffrante, la croix de nos malades et de nos soignants, la croix des mourants et de leurs familles.

Que vous en ayez aujourd’hui, ou plus tard après le confinement, accrochez les rameaux sur la croix que vous avez chez vous : ce n’est pas un gri-gri mais dites ainsi que la croix n’est pas qu’un gibet, elle est l’arbre de la vie ! Et ainsi préparons-nous à recevoir toutes les grâces de la résurrection.

Amen.









#homelie
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Commentaires Chers frères et ...

Grand merci pour le clin d'œil aux Chatillonnais qui ont eu aussi "leur" messe sur YouTube. En union de prière toute cette semaine et aussi pour et avec ce cher père Binet...

Merci Monseigneur c est émouvant à vous lire que je vais méditer et en vivre et surtout prier pour les uns et les autres Bonne semaine sainte fraternellement

Merci infiniment pour cette émouvante homélie si en prise avec ce que chacun de nous vit en ce carême si particulier...fraternellement Nicole et Christian Peureux

Merci

Et Deo Gratias !

La cathédrale était vide mais la célébration de votre messe ,Monseigneur,accompagné de vos prêtres et diacre, n'a fait qu'accroître cette ferveur qui nous unissait tous.Grand merci à vous!

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Appel décisif des catéchumènes          1er mars 2020 - église Sainte Thérèse - Châlons

Appel décisif des catéchumènes 1er mars 2020 - église Sainte Thérèse - ChâlonsChers frères et sœurs,

Pourquoi Dieu impose-t-il au peuple de l’Exode, à peine libéré des eaux de la Mer Rouge, le passage par « le grand et terrible désert » sur la route vers la Terre promise (Dt 1,19) ? Pourquoi dans les évangiles, l’Esprit Saint pousse-t-il Jésus au désert, avant qu’il ne commence sa prédication (Mc 1,12) ? Pourquoi faut-il que, chaque année, pendant le temps du Carême, l’Église entraîne les baptisés et les catéchumènes dans le désert avant de célébrer la Pâque du Christ ?

Laissons de côté les visions romantiques qui transforment le désert en un lieu de haute et belle inspiration poétique. Laissons aussi les magnifiques émotions d’Ernest Psichari dans « le voyage du centurion ». Dans la Bible, le désert s’impose aux hommes comme une terre ingrate, stérile (Is 6,11), chaotique (Jr 2,6), repère de bêtes sauvages et de démons (Is 13,21). Le désert, terre du dénuement et de la soif, est le lieu d’une redoutable épreuve. Il prend les airs d’une malédiction. Le passage par le désert est une expérience rude pour les croyants.

Le peuple de l’Exode va pourtant séjourner 40 années dans le désert hostile. Jésus habitera le désert pendant 40 jours dans des conditions extrêmes. Et nous sommes appelés, nous aussi, à persévérer 40 jours dans le désert symbolique du Carême. En quoi ce passage au désert est-il, aux yeux de Dieu, un passage nécessaire pour les croyants ? Quel sens ce passage a-t-il pour les catéchumènes à quelques semaines de leur baptême célébré pendant la vigile pascale ? Qu’est-ce donc qui est en jeu dans cette traversée spirituelle ? Que nous dit-elle de décisif sur notre humanité et notre vie chrétienne ?

Dans l’immensité du désert, l’homme s’éprouve démuni. Il se sent particulièrement vulnérable et petit. Dans ce monde étrange et vide, il perd ses repères et ses points d’appui. Il est comme mis à nu et prend conscience de sa solitude. Il ne peut plus échapper à sa pauvreté. Et cette confrontation lui fait souvent peur. Pensons à toutes nos expériences personnelles où nous avons éprouvé nos limites, nos échecs, notre pauvreté, notre mortalité... On parle de « traversée du désert », n’est-ce pas ? Expérience éprouvante de notre propre finitude. Inquiétude insupportable, qui peut nous conduire à des voies sans issue ou à l’illusion de pouvoir être délivré de la fragilité.

Ce fut l’expérience des fils d’Israël qui récriminaient contre Moïse à cause de la faim et de la soif. Le peuple n’oublie pas qu’en Égypte, il était réduit en esclavage, mais, enfin, il avait de quoi manger ! Israël est tenté de préférer l’esclavage à sa liberté … le prix de celle-ci lui semble trop cher à payer. Il est tenté aussi d’adorer des idoles. Il se prosterne devant un veau d’or, un dieu misérable remplaçant. Et il espère que ce dieu marchera devant lui pour le sortir enfin du désert. Il cède à la tentation de se révolter contre Dieu, de choisir et d’adorer un autre dieu, de regretter le passé et de faire marche arrière. Mais ce ne sont là que des mirages !

Expérience que Jésus vit lui aussi : dans le désert, Satan tente de le séduire. D’une certaine manière, Jésus revit symboliquement la traversée de l’Exode. Le tentateur cherche à lui faire miroiter, tel un mirage, le rêve d’échapper à sa condition humaine bien difficile, marquée par la faim, la soif, le manque et la pauvreté. S’il est vraiment le Fils de Dieu, ne mérite-t-il pas la toute-puissance et la gloire ? Tout cela, le diable prétend lui offrir à condition qu’il se prosterne devant lui. Mais, Jésus refuse de tomber dans le piège.

Confrontés au désert dans nos vies si fragiles, nous connaissons nous aussi les tentations d’en finir avec les limites de l’existence humaine. Parfois nous refusons de vivre, nous régressons ou nous nous abandonnons à des forces illusoires qui prétendent nous extraire de nos difficultés. À l’image du peuple hébreu au désert, nous crions notre misère, nous nous révoltons contre Dieu, nous nous tournons vers des idoles, nous nous évadons dans toutes sortes de fuites ou d’addictions. Comme pour Jésus dans l’Évangile, Satan renouvelle sous de multiples formes sa proposition de nous transformer en petits dieux sans limites.

L’épreuve du désert nous place devant un appel exigeant : accepter que nous ne sommes pas Dieu et que nous avons besoin de Lui, car tout vient de Lui. Le temps du Carême nous invite à la conversion : c’est le temps favorable pour quitter notre orgueil, nos désirs d’immortalité́ et de toute-puissance, et pour nous laisser accompagner par Dieu dans notre vie.

Chers catéchumènes, comme je vous l’ai écrit à chacun, je vais vous appeler aujourd’hui. Et dans 40 jours, au terme de ce Carême, vous serez baptisés, plongés dans l’eau de la mort pour en ressortir vivants en Jésus-Christ. Vous serez unis à Lui qui est passé par le désert du mal et de la mort et qui nous ouvre à la vie éternelle. Vous recevrez le pardon de tout péché. Vous serez lavés, purifiés. Et vous ressemblerez à Jésus.

Chaque jour, unis dans l’Église, les baptisés se laissent transformer par l’amour du Christ, plus grand que leurs haines, leurs fautes et leurs infidélités. Par la marque de l’Esprit Saint reçue dans le sacrement de la Confirmation, qui leur donne le courage et la force de vivre en témoins, ils sont envoyés dans le monde pour annoncer la victoire de Dieu sur la mort. Chaque dimanche, les baptisés se nourrissent de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie. Ils deviennent un seul corps, l’Église, Corps du Christ.

L’espérance, enracinée dans la foi reçue au Baptême, donne aux chrétiens le courage de traverser les déserts de chaque jour. Elle leur donne la force d’accepter leurs limites et de reconnaître, dans leur pauvreté, la présence du Seigneur. Il est l’ami fidèle qui les guide vers la Terre promise de la vie éternelle.

Peut-être avez-vous connu cette grâce de croiser un jour quelqu’un qui vient de traverser le désert de la maladie, du chômage ou de la solitude. Vous auriez parié que, face à l’épreuve, il aurait fini abattu, démissionnant, ne croyant plus à rien ni à personne tant l’épreuve était rude, bouleversante, insensée. Et vous le voyez maintenant, marqué encore, certes, par la dureté de la traversée du désert. Mais c’est comme une autre densité de vie, une nouvelle et mystérieuse clarté dans l’existence, un renouveau de la foi, plus profonde, plus lucide et plus courageuse. Une vraie résurrection.

Cette expérience de la renaissance de la vie grâce à Dieu, je l’ai lue dans certaines de vos lettres, et je me suis émerveillé devant la puissance de l’Esprit-Saint à l’œuvre dans vos vies. En ce temps de Carême, temps du désert, avec l’Église, vous voici invités à scruter votre existence pour y reconnaître vos limites et ce qui doit être guéri en vous. Nous vous accompagnons dans la préparation de vos cœurs. Nous prions pour vous. Accueillez le Christ mort et ressuscité qui vient vous libérer du pouvoir du mal et de la mort, et vous faire vivre de sa vie pour toujours.

Bonne marche dans le désert vers Pâques ! Amen.











#homelie
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Commentaires Chers frères et ...

Bravo à nos frères !!!

Cher Père Francois Régis

Requiem Abbé Jean-Marie BÉAL - Orbais l’Abbaye - 20 février 2020

Requiem Abbé Jean-Marie BÉAL - Orbais l’Abbaye - 20 février 2020Chers frères et sœurs,

Comme une bougie, le Père Jean-Marie Béal s’est éteint tout doucement. Son corps était devenu si fragile, l’homme extérieur « allait vers sa ruine » comme le dit l’Apôtre. Mais l’homme intérieur continuait de se renouveler de jour en jour (2 Co 4,16). J’en ai été le témoin. Son cœur restait illuminé par la foi de son Baptême. Son regard rayonnait il y a 8 jours encore d’une profonde espérance, accompagné de son sourire légendaire. Quand je lui demandai s’il avait quelque chose à me dire, il me confia d’une voix à peine perceptible : « Je rends grâce. Je veux rencontrer l’Éternel ». Je l’ai béni et confié au Seigneur, et il a voulu me bénir en levant péniblement sa main jusqu’à mon front penché sur lui. Son dernier geste de prêtre pour l’Église ! Combien de fois déjà, il m’avait dit offrir ses souffrances pour le diocèse, pour son évêque, pour les vocations. Je demeure impressionné par le parcours de ce serviteur. Il avait beaucoup hésité entre un engagement dans les Foyers de charité et un engagement dans le diocèse. Le Père Georges Blard, dans les années 60, le voulait au Foyer de Baye, et Mgr Piérard, conseillé par les formateurs du séminaire, ne le voyait pas ainsi. Il a été ordonné prêtre à plus de 40 ans alors que de graves ennuis de santé étaient apparus. Et il s’est donné, exerçant son ministère dans le diocèse : fidèle à son évêque, fidèle au Foyer, fidèle à son engagement, fidèle dans la foi, vraiment jusqu’au bout. Sa foi était belle dans sa simplicité. Son amour de l’Église magnifique. Sa confiance en la Vierge Marie indéfectible.

Il s’est endormi dimanche, au matin du jour où l’Hospitalité ND de Lourdes se réunissait à L’Épine. Il effectuait en quelque sorte son 45è pèlerinage. Il avait vécu le 44è comme malade, toujours désireux d’aller à la grotte, de prier avec les pèlerins, d’accueillir les grâces de renouveau spirituel et de conversion. Comme ses deux prénoms associés le disent si bien, avec Jean, il avait pris Marie pour mère, selon les paroles du crucifié à ND des douleurs : « voici ton fils » et à Jean : « voici ta mère ». Il nous apprend à demeurer des disciples fidèles au pied du calvaire et courant au sépulcre à la rencontre du Ressuscité. Il nous aide à rester de petits enfants qui goûtent patiemment au mystère de la charité divine et contemplent le Christ présent. La souffrance ne l’a pas épargné, surtout par de lourdes épreuves de santé et sa blessure de guerre en Algérie. Il est demeuré fidèle, au pied de la croix, avec Marie, sa Mère et notre Mère, et avec saint Jean. Il restait habité par cette conviction profonde et cette grande espérance : « nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous » « notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit, mais à ce qui ne se voit pas » (2 Co). Il marchait doucement vers cette « demeure éternelle dans les cieux » dans laquelle il est désormais invité à entrer. Dans notre prière, nous demandons bien humblement pour lui le pardon de ses péchés, l’abondance de la grâce et de la miséricorde, afin qu’il entre là où il est invité pour voir Dieu face à face.

Le pardon des péchés ! Il l’a célébré, il l’a donné au nom du Seigneur. De nombreuses fois. Un membre de la communauté du Verbe de Vie me disait dimanche dernier que les jeunes exprimaient souvent leur joie d’avoir vécu le sacrement de réconciliation avec lui, d’avoir ainsi vraiment éprouvé la miséricorde de Dieu. Non pas que ce ne soit le cas avec les autres prêtres, n’est-ce pas chers frères…Mais c’est une vraie grâce que de recueillir un tel témoignage à une époque où ce sacrement si beau est tellement délaissé, et méconnu. J’en suis convaincu, le cœur du prêtre se forge de jour en jour en grande partie grâce au sacrement de réconciliation dans lequel il se laisse évangéliser par la sainteté des personnes venant à lui, et dans lequel il devient toujours plus petit pour refléter davantage la grandeur de Dieu et de son cœur. La fidélité du Père Jean-Marie pour accueillir, écouter, discerner, conseiller et relever est une belle lumière sur la route des prêtres que nous sommes, nous invitant à la disponibilité la plus généreuse qui soit pour cela. Elle est aussi une lumière sur la route des baptisés que nous sommes tous, nous appelant à la confiance dans ce pardon qui recrée, guérit et ressuscite celui qui est écrasé, abattu, meurtri. Sacrement pascal s’il en est, sacrement de résurrection.

Frères et sœurs, en célébrant l’Eucharistie aujourd’hui, en l’absence de son corps qu’il a voulu donner à la médecine pour la recherche et l’apprentissage des futurs médecins, nous affirmons ensemble notre foi en la résurrection. En effet, nous croyons que Dieu « nous ressuscitera, nous aussi ». Toute notre vie est appelée à être transfigurée dans la lumière de l’éternité et l’océan de la charité divine. Au-delà de ce que l’entendement humain peut percevoir, telle est notre foi. Nous croyons que Jésus, le Fils de Dieu est mort pour nous. Nous croyons qu’il est ressuscité des morts. Nous célébrons cette victoire de la vie sur la mort, acquise une fois pour toutes, victoire que nous accueillons chaque jour dans nos propres vies, et pour laquelle il nous faut toujours combattre avec la grâce de Dieu. S’il garde les pieds sur terre, en immersion dans les réalités et les engagements de la vie humaine, sociale, familiale, professionnelle, le chrétien doit aussi avoir toujours la tête, ou le cœur dans le Ciel, cherchant Dieu, tourné vers l’éternité : je redis la dernière parole du Père Jean-Marie pour moi la semaine dernière : « je veux rencontrer l’Éternel ». Nous rendons grâce au Seigneur pour le témoignage de notre frère prêtre. Un témoignage simple et joyeux, confiant et fraternel. Sans être parfait, il nous laisse cette image et nous encourage à demeurer tournés vers le Ciel. Dans ses courriers adressés à mes prédécesseurs, j’ai trouvé ce petit texte de Marthe Robin qui devait nourrir sa prière et éclairer son chemin : « Jésus choisit une âme humble, faible, petite. Il la prend dans ses bras, la met sur son cœur. Si elle comprend, si elle s’abandonne à lui, il la fait à son image. Qu’elle est belle et touchante, la mission des petites âmes. Elles reçoivent du Seigneur le secret divin de faire avec lui sans louange, sans bruit, sans vouloir d’humaines récompenses, de grandes choses pour son amour, pour le Ciel ». Amen.









#homelie
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Commentaires Chers frères et ...

je garderai de bon souvenirs du Père Béal que j'ai eu au catéchisme et que j'ai le plaisir de le revoir il y4 ans trés beau partage .

Ne pouvons aller à ses obsèques j ai été en union de prière. A Lourdes le père Beal avait tjrs le sourire. Une parole de réconfort. A DIEU.

C'est toujours un déchirement que de voir un serviteur de notre seigneur partir, il est partis le rejoindre dans son magnifique royaume. ( Diocèse de Lille ).

Merci pour cette très homélie d'un serviteur du Christ.

que dieu t accueille dans sa maison et te bénisse nous ne t oublieront pas Amen

diocèse de .Rouen ,merci de cette belle rencontre au foyer de Baye avec le père François-Jérôme Leroy.

Très beau partage pour le père jean marie beal

Bonsoir je confirme c était très émouvant bonne soirée

Il a été aumônier de notre groupe scout à Vitry, nous garderons le souvenir de son sourire et de sa joie de vivre. Repose en paix Jean Marie.

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Fête de Saint Vincent - Epernay - 18 janvier 2020

Fête de Saint Vincent - Epernay - 18 janvier 2020Mesdames, messieurs, Chers amis, chers frères et sœurs, chers confrères et consoeurs,

C’est une joie immense pour moi d’être présent aujourd’hui pour cette grande et belle fête de Saint Vincent qui rassemble toutes les confréries. Moi-même, venu de Bourgogne il y a 4 ans pour être votre évêque, suis tellement heureux de retrouver ici cette noble tradition populaire, comme j’aime le faire aussi dans les villages. Le vin, ici, recèle des accents exceptionnels, peu familiers aux bourguignons, et il donne aux retrouvailles, aux fêtes familiales, aux réceptions officielles, un accent tout particulier. Je ne peux, vous me pardonnerez, délaisser les Chambertin, Corton, Pommard ou Meursault dont les noms prestigieux résonnent aussi dans le monde entier, mais très différemment. En tant qu’ambassadeur des vins de Champagne, puisque l’archiconfrérie m’a fait l’honneur de m’admettre en son sein il y a 2 ans, je ne manque pas une occasion, je vous assure, de vanter la grandeur et la royauté du Champagne.

Si les vendanges de cette année ont été très intéressantes, malgré les gelées tardives et les très fortes chaleurs de l’été, le climat social dans notre cher pays a été nettement moins bon, et nous ne savons toujours pas quelle sera la vendange en ce domaine…Voilà 14 mois que l’agitation, les tensions et aussi la violence se sont installées, souvent de façon bien désolante et déplorable. La crise sociale est profonde, le dialogue difficile voire impossible, les mesures annoncées ou décidées semblent impuissantes pour apaiser. Le peuple est en révolte, et il importe que chacun, dans le cadre de ses responsabilités, prenne le temps d’écouter, de comprendre pourquoi, et de chercher comment contribuer à davantage de fraternité. Partout, on nous parle de solidarité, de dialogue, de cohésion, de partage, de tolérance, et il semble que l’esprit d’une véritable fraternité soit en train de nous échapper.

Certes, il y a des différences parce que nous n’avons pas la même histoire, la même éducation, la même culture. Et pourtant, nous sommes capables, comme à toutes les étapes de l’Histoire de France, l’histoire de nos villages et de nos familles, de nous réunir pour parler, nous soutenir et construire ensemble. La fête de Saint Vincent en est une belle illustration. Nous n’avons pas les mêmes parcelles, les mêmes superficies, nous ne travaillons pas tous la vigne de la même façon, nous sommes propriétaires, récoltants, manipulants, négociants, l’un ou l’autre, l’un et l’autre, nous sommes héritiers d’une longue lignée ou installés plus récemment, … nous voici rassemblés les uns les autres dans cette église Notre-Dame d’Épernay après le grand défilé dans l’avenue de Champagne sous nos bannières et statues du même saint. Nous formons une et une seule assemblée pour vivre en communion un moment important de notre fête de Saint-Vincent, celui de la messe pendant laquelle nous écoutons le même Évangile et pouvons recevoir le Corps du Christ en nourriture et son Sang en boisson, si nous y sommes prêts intérieurement. Cet instant est celui de la fraternité véritable, construite autour de Jésus le Sauveur, et enracinée dans la foi des Apôtres transmise de génération en génération dans nos familles. Les chrétiens que nous sommes, pour la plupart je pense, devons relever ce défi de la fraternité au cœur d’une société où les liens se délitent, chacun tirant la couverture à soi et cherchant ses intérêts particuliers. Nous avons entendu le prophète Isaïe nous rappeler la promesse de Dieu qui est d’établir cette fraternité solide et durable. Pour l’exprimer, le Seigneur nous donne l’image d’un loup et d’un agneau réunis, d’un léopard et d’un chevreau couchés près l’un de l’autre, du veau et du lionceau nourris ensemble conduits par un petit garçon, de la vache et l’ourse dans la même pâture, du nourrisson jouant sur le nid du cobra ou le trou de la vipère… Vous avez entendu ! impensable à vue humaine, et pourtant c’est la promesse de Dieu. Nous qui sommes tantôt un agneau tantôt un loup, tantôt un nourrisson tantôt une vipère, comment allons-nous relever ce défi de la fraternité ? Alors que la crise écologique révèle notre responsabilité dans la dégradation de la planète et génère des mouvements de désespoir et de catastrophisme, … alors que le Parlement étudie un projet de loi qui va, dans un déni incroyable de la réalité de la sexualité et de la procréation, détricoter tout le lien familial des vraies paternité et maternité, … alors que les débats actuels sur les retraites révèlent des manquements à la véritable solidarité entre générations, nous sommes invités à nous engager résolument pour travailler ensemble à la vigne du Seigneur, dans la recherche du Bien commun. Il nous faut pour cela puiser dans le trésor de la foi chrétienne qui est une parole de salut, de délivrance, de libération. Nous croyons que Jésus, Dieu parmi nous, est mort sur la Croix pour le pardon des péchés. Nous croyons que, par sa résurrection au matin de Pâques, il nous ouvre les portes de la vie éternelle, là où le loup et l’agneau sont réunis, où l’enfant joue sur le trou de la vipère. Frères et sœurs, notre passion commune pour le vin de Champagne nous démontre la capacité de tous et de chacun à travailler ensemble pour le bien commun et pour une vie plus fraternelle. Les forces humaines ne suffiront pas, les plans politiques, les mesures sociales, les allocations de toutes sortes, ne suffiront pas à apporter cette fraternité durable. L’Évangile est la Lumière à déployer pour éclairer tous ceux qui doutent et désespèrent. Cette Parole de Dieu est semée dans les cœurs, nous venons de l’entendre. Il y a des cœurs tendres prêts à l’accueillir, mais aussi des cœurs pleins d’épines ou de rocailles… le vigneron chrétien ne fait pas un Champagne chrétien meilleur que les autres, mais, éclairé par l’Évangile et fortifié par sa prière et le soutien de l’Église, il va travailler sa vigne, fait vivre sa famille, participe à la vie coopérative, favorise l’entraide, nourrit le dialogue, dénonce les injustices, protège la création de Dieu… c’est cela la fraternité dont notre société a soif. Un défi à la portée de chacun, de chaque personne de bonne volonté. Pas à coup de volontarisme et de prétention, mais avec humilité et pauvreté pour nous laisser conduire par le Seigneur.





Pour conclure en évoquant le sacrement de l’Eucharistie que nous allons maintenant célébrer, je voudrais évoquer 2 points : tout d’abord, très simplement rapidement mon récent voyage au Vietnam, en visite chez les religieuses qui ont établi une communauté ici à Épernay en 2011. Les catholiques vietnamiens qui n’ont pas de sécurité sociale ni de retraite ni le droit de grève, vivent sous un régime communiste de surveillance étroite après que leurs aïeux ont vécu le sang, le lavage de cerveau et la mort. Ils ont gardé la foi, chevillée au corps. Et nous, volant dans le grand vent de la liberté et du bonheur éphémère, avons tout laissé tomber. Et on s’étonne ! Quelle espérance chez les catholiques du Vietnam, quelle ferveur, des vocations en très grand nombre, les enfants et les jeunes proclamant la foi et participant à la messe dans des églises pleines…. J’évoque aussi le Père Albert Mathieu dont je célébrais les obsèques ce matin. Ambassadeur des vins de Champagne, grand érudit, conteur inimitable de l’Histoire du Champagne, ancien curé de Pierry et Moussy. Il écrivait le soir de son ordination en 1948 : « demain ce sera la 1è messe, le cœur à cœur avec la voix de Dieu, l’hostie mon corps, le vin mon sang. Que ce soit la concrétisation de mon ordination, de mon sacrifice ». Il disait ainsi sa foi en l’Eucharistie, présence réelle du Seigneur, Pain de vie éternelle et vin du Royaume. Il formulait ainsi le don de lui-même en imitant Jésus et faisant de son corps, de sa vie toute entière, un vin précieux de charité. Il doit sourire de là-Haut, lui qui peut goûter le vin de la charité divine, le vin de l’éternité. Même lui nous dit aujourd’hui, j’en suis certain, que ce vin est encore bien meilleur que le Champagne ! Il nous apprenait à nous approcher avec foi de ce grand mystère qui nourrit notre vie et lui donne tout son sens.

Que saint Vincent nous apprenne à recevoir notre vie de Dieu et à la donner aux autres. Ainsi nous porterons du fruit pour une vendange de charité sur le monde entier. Amen.





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Obsèques Abbé Albert MATHIEU - Courtisols - 18 janvier 2020

Obsèques Abbé Albert MATHIEU - Courtisols - 18 janvier 2020Chers frères et sœurs,

La personnalité du Père Albert Mathieu était telle que nous sommes venus nombreux aujourd’hui participer à la célébration de ses obsèques. Chacun, nous entendons encore résonner le ton inimitable avec lequel il nous racontait tant de choses dans les moindres détails. Sans qu’on puisse l’arrêter une fois qu’il avait commencé, il citait Fère Champenoise comme une paroisse exemplaire qui avait donné de nombreux prêtres (le Père Petipas me disait juste avant de commencer qu’ils sont 14 au cimetière de Fère, dont 11 sont natifs du village !), il évoquait l’histoire de l’Église diocésaine, nous faisait rire avec des histoires d’évêque, parlait de Notre-Dame de L’Épine où il fut le dernier curé résident pendant 20 ans, et aussi de Notre-Dame de Chine, sanctuaire créé en 1867 par un évêque originaire de Chantemerle près de Sézanne, il contait les débuts du vin de Champagne avec Dom Pérignon et surtout Dom Oudart dont il remit la tombe à l’honneur dans l’église de Pierry en 1972, il nous transportait au sommet du Mont-Aimé avec passion. Il suffit de lire ou relire ses petits opuscules intitulés « Avec ou sans épines(s) » et « les flûtes enchantées » pour l’entendre encore, comme on l’entendait aussi au micro de RCF, livrer des récits multiples et variés dont on se demande parfois s’il ne mêlait pas de temps en temps à l’Histoire un peu de sa fantaisie personnelle.

En cette époque des mémoires numériques stockées et sauvegardées dans des grands centres informatiques, la mémoire de l’abbé Mathieu va nous manquer. Il était une mémoire vivante, tout autant qu’une bibliothèque qui livre ses secrets. Le diocèse lui doit beaucoup en ce domaine. Il suffisait de l’entendre raconter le transfert en 1987 des cartons de livres de l’ancien Grand Séminaire jusque dans l’évêché actuel pour comprendre la portée de son engagement afin de préserver ce patrimoine. L’équipe de la bibliothèque poursuit son travail en s’appuyant sur les fondations qu’il a su poser. C’est pourquoi notre bibliothèque diocésaine s’appellera désormais la bibliothèque « Albert Mathieu ». Cela nous aidera à faire de ce lieu toujours plus un lieu de partage et de mission, plus encore que de conservation. Cela permettra aussi à cette mémoire de demeurer un point d’appui et une force pour la construction de l’avenir, pour la Mission qui nous attend aujourd’hui et demain, dans le cadre du renouveau missionnaire que nous voulons engager en réponse à l’appel du Pape François. Et chacun pourra continuer d’y repérer comment, selon les mots de l’Ecclésiaste, « toutes les choses que Dieu a faites sont bonnes en leur temps », même si, toujours selon l’Ecclésiaste, l’homme « est incapable d’embrasser l’œuvre que Dieu a faite du début jusqu’à la fin », même le Père Mathieu !

Quelle œuvre en effet ! L’œuvre du salut ! Dans cette grande Histoire, celle de l’humanité, celle du Peuple de Dieu, il y a justement ce moment de la révélation plénière du dessein d’amour de Dieu, ce jour où Il fit irruption dans notre vie, comme un pauvre : « il est venu chez les siens », « le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire ». Ce sont des mots extraits du prologue de l’Évangile de St Jean que le Père Mathieu avait lui-même choisi pour ses obsèques. Le disciple bien-aimé de Jésus nous dit le grand mystère de la foi dont le prêtre est à la fois le messager et le sacrement. Pendant un peu plus de 71 ans, Albert Mathieu a cherché à être ce signe vivant et cette voix qui proclame. Il suffit de lire ses notes du 19 décembre 1948, au soir de son ordination célébrée par Mgr Piérard à Fère-Champenoise : « Voici enfin le calme, le silence, au soir de ce jour de grâces et de fatigues, sous ma lampe dans ma chambre toute pauvre, je pense au Seigneur […] que mon sacerdoce s’enracine dans la foi et monte vers la messe, pour que se fasse l’éclatement de la grâce de Dieu qui dit la perpétuelle jeunesse de l’Église et sa pérennité ». Il exprimait ainsi ce mystère de la venue du Seigneur chaque jour de nos vies, comme il est venu un jour de l’Histoire à Bethléem. Il disait comment le ministère du prêtre offre aux fidèles chrétiens la présence du Seigneur qui enseigne, sanctifie et guide. Il affirmait son intention d’offrir sa vie en sacrifice « par Lui, avec Lui et en Lui ». Il se proposait, comme Jean-Baptiste, d’être un « témoin pour rendre témoignage à la Lumière afin que tous croient par lui ». Lui, dont la vue s’était presque totalement éteinte ces dernières années, savait qu’il n’était pas la Lumière, mais qu’il était là « pour rendre témoignage à la Lumière ». Lui, qui nous raconta tant d’histoires circonstanciées, était en fait déjà dans le mystère de l’éternité. C’est là que nous le confions au Seigneur en ce jour, le cœur plein d’espérance. Nous demandons au Père de toute miséricorde de lui pardonner ses péchés, il en avait comme nous, et de l’accueillir en son Royaume comme un bon et fidèle serviteur, afin qu’il voie Celui qu’il a cherché et servi tout au long de sa vie.

Quelques jours avant la messe de Noël où nous entendions ce même Évangile, je l’ai visité à l’hôpital. J’avais remarqué, depuis mon arrivée à Châlons il y a 4 ans, qu’il me reconnaissait toujours grâce à ma croix pectorale. Chaque fois c’était la même question, sur un ton presque bougon : « qui c’est ? »… il voyait ma croix et répondait à lui-même : « ah.. Monseigneur l’évêque ! » Je me suis donc penché pour glisser dans sa main cette croix qu’il a tenue pendant que je tentais de prier avec lui et lui parlais de sa Pâque qui approchait. Nous célébrons justement cette Pâque en ce jour même où l’Archiconfrérie des vignerons de la Champagne qui avait fait de lui un ambassadeur en 2005, célèbre Saint Vincent à Épernay. Sûr qu’il doit sourire de cette amusante coïncidence, je cite encore ses notes du soir de son ordination : « demain ce sera la 1è messe, le cœur à cœur avec la voix de Dieu, l’hostie mon corps, le vin mon sang. Que ce soit la concrétisation de mon ordination, de mon sacrifice ». En s’identifiant ainsi au Christ Jésus mort sur la croix pour notre salut, il disait déjà que le vin des noces éternelles surpasse tous les autres. Puissions-nous, en communiant à l’Eucharistie, nous offrir nous-mêmes et accueillir le pain de la Vie et le vin du Royaume comme le seul nécessaire pour avancer à la suite du Seigneur, témoigner de sa charité et annoncer la grande espérance. N’oublions pas aussi, comme lui, de déposer dans le calice notre prière pour les vocations sacerdotales. Amen.









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Commentaires Chers frères et ...

Il fut tellement heureux de recevoir votre visite ce jour là MGR Touvet Il vous attendait!!!

Merci monseigneur de nous faire partager ce témoignage de foi .qu il soit accueilli pas le Seigneur.

R.I.P que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en pas

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