Les fêtes de Noël et du nouvel an qui s’achèvent ont pu laisser en nous deux sentiments contradictoires. Le premier, c’est la joie d’avoir célébré la naissance du Sauveur, la joie de nous retrouver en famille, goûtant ce bonheur simple de se retrouver ensemble.

Le second, ça a pu être au contraire la tristesse. Celle d’être seul, d’une solitude plus pesante qu’à l’habitude. Celle aussi de voir à quel point la simplicité de la crèche a laissé la place à la surenchère commerciale, et à travers cela comment la célébration de Dieu fait homme s’est effacée devant le culte de la consommation – ce que Jésus appelait Mammon.

 Ces sentiments qui ont pu nous habiter, ne les faisons pas taire trop vite : ils nous disent quelque chose de profond sur notre vie. Et alors une question se pose pour chacun de nous : qu’est ce qui est premier pour moi ? Est-ce ce double commandement (on a du mal avec ce mot) de l’amour de Dieu et du prochain ? Ou au contraire, ne suis-je pas « trop préoccupé par mon bien-être physique et les biens que je possède » pour reprendre les mots du pape François ? Ces questions ne sont d’ailleurs pas que personnelles, et nous voyons bien comment notre société les éprouve elle aussi.

Alors, plutôt que de partir sur une année neuve comme on démarrerait une page blanche, essayons de mettre des mots sur ce que nous portons en nous. Prenons le temps d’écouter les grands désirs de notre cœur, qui est fait pour ce qui est beau, vrai, grand. Qui est fait, au fond, pour aimer. Affrontons aussi nos peurs de changer, déposons les devant Dieu dans la prière.

Que cette année qui s’ouvre soit vraiment nouvelle, de cette nouveauté qui est celle de l’Evangile, que nous voulons vivre et donner.

Don Erwan