Vivre en paroisse2018-11-23T11:12:41+00:00
Le mois d’octobre qui s’achève était le mois du rosaire, celui de novembre qui s’ouvre est celui de la prière pour les défunts, avec cette grande fête de la Toussaint qui va voir se fleurir bon nombre de tombes de nos villages, et avec la messe dite « des morts » le lendemain.
La suite de ces deux fêtes n’est pas simplement un hasard du calendrier liturgique, mais c’est une manière de contempler la fin de notre vie (le Ciel), à travers la multitude des saints qui nous ont précédés. Notre diocèse va d’ailleurs avoir la joie de la béatification d’Odette Prévost, religieuse originaire de notre diocèse, assassinée en 1995. Comme pour nous rappeler que la sainteté n’est pas pour « avant et ailleurs », mais ici et maintenant.
Pourquoi prier pour nos défunts ? Nous prions pour eux en demandant qu’ils soient dans la paix et dans la joie, auprès de Dieu. N’y sont ils pas déjà ? L’Eglise enseigne qu’au moment de mort, si notre cœur n’était pas pleinement ouvert à l’amour de Dieu, il reste un temps de purification, ou l’âme se redécouvre sous le regard de Dieu, avec ses joies et ses peines. Ce passage par le purgatoire, c’est (comme disait le curé d’Ars) le passage par l’infirmerie du Bon Dieu, ce temps ou notre cœur peut être un peu cabossé finira de s’ouvrir à Dieu. Lorsque nous prions pour nos défunts, c’est cela que nous demandons à Dieu qu’il achève de purifier leurs cœurs. C’est le dernier service que nous pouvons rendre à nos défunts, en ayant l’assurance que cette prière est toujours précieuse aux yeux de Dieu, celle ou nous prenons encore soin de ceux qui nous ont quittés.
Don Erwan