• Octobre 2019 (Complément des nominations publiées le 29 juin 2019)
    • À sa demande, l’abbé Pierre HUBLART est mis à disposition du diocèse de Tarbes-Lourdes où il est nommé par Mgr Nicolas Brouwet, aumônier de la maison de retraite des Sœurs de Saint Frai à Tarbes. Il renonce à son office d’Exorciste diocésain.
    • Une nouvelle équipe de conduite est envoyée en mission dans la paroisse Saint Hildegrin, le Dimanche 3 novembre à Dormans :
      • Curé : P. Gaspard KOMISER
      • Célébrer : M. Thien NGUON et Mme Marie NGUON
      • Témoigner : Mme Hélène GALLAND
      • Servir : Mme Monique DUJARIER
      • Intendant : M. René LECLÈRE
  • Septembre 2019 :
    • Curie diocésaine
      Monsieur Jean-Pierre CASPAR et Monsieur Denis CASTERS sont nommés Délégués Diocésains pour les Équipes Pastorales de Conduite des Paroisses (EPCP).
    • Mission « Diaconie et Solidarité »
      Ayant reçu l’agrément de l’administration hospitalière, Madame Sophie MASSON est nommée Responsable d’aumônerie au centre hospitalier de Vitry-le-François.
      Ayant reçu l’agrément du mouvement, Madame Chantal HOURLIER est nommée Déléguée Diocésaine de Pax Christi.
      L’abbé Jean-Luc GIGET est nommé prêtre accompagnateur du Mouvement Pax Christi.
      Madame Isabelle VELU est nommée Responsable-adjointe du Service Évangélique des Malades (SEM).
      Le Diacre Philippe OUDIN est nommé Délégué Diocésain pour la Pastorale des Personnes Handicapées.
      Le Diacre Philippe OUDIN est nommé Aumônier diocésain des Sapeurs-Pompiers.
    • Mission « Jeunes, Familles et Vocations »
      Madame Blandine SAGE est nommée Déléguée Diocésaine pour la catéchèse des enfants, et Responsable du service diocésain de catéchèse.
    • Mission « Initiation et Formation »
      Monsieur Daniel VIPREY est chargé de la mise en place d’un parcours de Première Annonce pour adultes, avec l’appui de la Mission « Communication et Nouvelle Évangélisation ».
      Monsieur et Madame Yannic et Monique COSSIEZ sont nommés conjointement Délégués Diocésains pour l’unité des chrétiens.
    • Espace Missionnaire du Perthois
      Madame Myriam KUHN est nommée Assistante pastorale du Doyen, chargée des fraternités missionnaires, de la catéchèse, et du catéchuménat.
    • Espace Missionnaire de Châlons
      Madame Christine MENU est nommée Assistante pastorale du Doyen. Elle demeure animatrice pastorale au service de la paroisse Saint Antoine-Saint Martin.
  • Le Dimanche 9 juin 2019, solennité de la Pentecôte, Monseigneur François Touvet publie les nominations suivantes qui concernent les prêtres et prennent effet au 1er septembre 2019 :
    • Avec l’accord de Monseigneur Dominique REY, évêque de Fréjus-Toulon, l’abbé François-Régis FAVRE est nommé prêtre coopérateur des paroisses Saint-Remi (Épernay) et Saint-Benoit (Côteaux Sud d’Épernay).
    • Avec l’accord de Monseigneur Paul OUEDRAOGO, archevêque de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), l’abbé Edouard Kalo SANOU est nommé prêtre coopérateur des paroisses Saint-Antoine/Saint-Martin (Châlons Nord) et Saint Jean XXIII (Châlons Rive gauche).
    • Sur proposition de Don Paul PREAUX, Modérateur Général de la Communauté Saint-Martin, Don Martin BONNASSIEUX est nommé prêtre coopérateur des paroisses Saint-Etienne (Châlons centre), Saint-François-de-Sales (Les Mothées) et Sainte Marie (Sources de la Vesle)
    • L’abbé Claude VIGNIER est autorisé à prendre sa retraite. Il réside à Sézanne.
    • Avec l’accord de Monseigneur Rosario VELLA, évêque d’Ambanja (Madagascar), l’abbé Théophile JAOFENO achève sa mission dans le diocèse de Châlons le 31 août 2019, et recevra une mission dans son diocèse.
    • Don Clément de MONCK d’UZER, ordonné prêtre le 29 juin 2019, est envoyé en mission par Don Paul PREAUX, Modérateur Général de la Communauté Saint-Martin, à Chinon (diocèse de Tours).
  • Le dimanche 10 février 2019, Mgr Touvet a nommé, en la chapelle de l’abbaye d’Andecy, l’équipe pastorale pour la conduite de la paroisse St Alpin du Surmelin :
    curé : Père Matthieu Ouoba
    délégué pastoral : M.Philippe GRUSON
    veilleur pour la prière et la liturgie : M. Bernard Lisch
    veilleur pour l’annonce de la foi : Mme Blandine Pigeon
    veilleur pour la justice et la solidarité : Mme Anne Filiette
    intendant : M. Jean-Pierre Fayet
  • Le Foyer de charité de Baye accueille le Père Jean-Claude LENAIN pour quelques mois. Il était le Père du Foyer de Roquefort-les-Pins (diocèse de Nice). Le Père François-Jérôme LEROY quitte Baye après une vingtaine d’années de présence. Suite aux accusations graves dont il avait été la cible au printemps 2018, et au signalement fait à la Justice, après une enquête approfondie menée par les gendarmes d’Épernay et l’annonce du Procureur de les poursuivre pour dénonciation calomnieuse, ses accusateurs ont été condamnés en première instance à Châlons en février 2019 et avaient fait appel. La Cour d’Appel de Reims a confirmé le jugement le 4 septembre 2019 et doublé la peine, les condamnant à 6 mois de prison avec sursis et à 5000 € de dommages et intérets. Le Père Leroy est innocent des faits qui lui étaient reprochés. La diocèse tout entier lui exprime son soutien et l’assure de la prière de chacun.

  • Décès du père Pierre Guyot : Monseigneur François Touvet, évêque de Châlons, les prêtres et diacres du diocèse, les paroissiens de Saint-Jean à Châlons, de Vitry-le-François, de Sainte-Menehould, de Fère-Champenoise, les jeunes et les anciens de l’Action catholique de l’Enfance, Antoinette Wiber, Thérèse et René Langlois, ses sœurs et son beau-frère,ses neveux et nièces, et toute la famille, vous font part du décès de l’Abbé Pierre GUYOT le 23 novembre 2019 à l’hôpital de Châlons-en-Champagne à l’âge de 88 ans, dans la 62e  année de sa vie sacerdotale. La messe d’Adieu sera célébrée le jeudi 28 novembre 2019 à 14h30 en la Chapelle de la résidence Monseigneur Bardonne

  • Le diocèse rend grâce pour la présence et le témoignage des Sœurs Passionistes à Anglure et dans la Brie, et invite à prier pour elles qui renouvelleront leurs vœux le 21 novembre à l’issue d’une neuvaine.
  • Le diocèse se réjouit de l’entrée de Jeanne le dimanche 20 octobre 2019 à l’Abbaye cistercienne Sainte Marie de Boulaur (diocèse d’Auch). Elle est originaire de la paroisse St François de Sales (Mothées) et fut cheftaine de louveteaux chez les Scouts Unitaires de France de Châlons. Elle peut compter sur la prière de tous. Mgr Touvet lui a demandé de prier pour le diocèse de Châlons.
  • Décès du père René Mirault
    Monseigneur François Touvet, évêque de Châlons,  les prêtres et diacres du diocèse, les paroissiens de Saint Martin-d’Ablois, Fontaine-Denis-Nuisy, Barbonne-Fayel, et de l’espace missionnaire d’Argonne, Michèle, son aide au prêtre, ses neveux et nièces et leurs enfants, ses cousins et cousines, les familles MIRAULT-MULHAUSER vous font part du rappel à Dieu de l’Abbé René MIRAULT le 1er octobre 2019 à Sainte Ménehould à l’âge de 95 ans, dans la 71e année de sa vie sacerdotale. La messe d’Adieu a été célébrée le vendredi 4 octobre 2019 à 14h30 en l’église Saint Laurent de Givry-en-Argonne. suivie de l’inhumation au cimetière du Thoult-Trosnay.
  • Décès du père Willem Den Ouden
    Monseigneur François Touvet, évêque de Châlons, les prêtres et diacres du Diocèse vous font part du décès du Père Willem Den OUDEN survenu le 1er septembre 2019 à Épernay à l’âge de 77 ans, dans la 49 e année de sa vie sacerdotale. Les obsèques seront célébrées le vendredi 6 septembre 2019 à 14h30 à la chapelle de l’hôpital d’Épernay.
    Priez pour lui.
  • 1er Septembre 2019

    • Le diocèse se réjouit de l’entrée de Jean en année de propédeutique à la maison St François de Sales à Paray-le-Monial, et l’assure de la prière de tous. Chacun est invité à persévérer dans la prière diocésaine pour les vocations, et les paroisses et communautés religieuses à reprendre avec fidélité le rythme mensuel du 1er vendredi et du 1er dimanche de chaque mois.

    • Le Diocèse s’associe à l’action de grâce de la Congrégation des Sœurs de l’Annonciation de Bobo-Dioulasso le 1er août 2019 à l’occasion de la profession perpétuelle de Sœur Adeline (communauté de Dormans) et assure ses sœurs en religion et les membres de sa famille de la prière de tous.

    • Le diocèse s’associe à l’action de grâce de la Communauté de l’Agneau le 18 août 2019 à l’occasion de la première profession de François-Xavier MASSIOU, en religion Petit Frère Ambroise, originaire de Châlons, et assure ses parents de la prière de tous.

  • Mgr TOUVET a reçu la lettre de remerciements suivante :
    Monseigneur,
    Je m’empresse d’accuser réception de la somme de 5.395,00 € que vous avez bien voulu faire parvenir comme contribution de votre diocèse pour le denier de Saint-Pierre.
    Je désire vous transmettre la profonde gratitude du Saint-Siège pour ce nouveau et généreux geste de communion et de solidarité ecclésiale.
    En vous assurant de ma prière pour vous-même et pour votre communauté chrétienne, je vous assure, Monseigneur, de mon cordial dévouement dans le Christ.
    Luigi Ventura
    Nonce apostolique
  • Décès du père Pierre Van der BORGH, prêtre du diocèse de Châlons
    Il est entré dans la Maison du Père le 18 avril 2019, Jeudi Saint, dans sa 89e année et la 60e année de sa vie sacerdotale.
    Il fut successivement vicaire à La Chapelle Lasson, à Pargny sur Saulx, à Épernay puis curé à Pargny sur Saulx.
    Depuis plusieurs années il s’était retiré à Amersfoort au Pays Bas.
    Ses obsèques ont été célébrées le 24 avril 2019 à Blaricum (Pays-Bas) où il a été inhumé.
    Monseigneur François Touvet célébrera une messe à son intention le vendredi 14 juin 2019 en l’église de l’Assomption à Pargny sur Saulx à 16 h 30

Le casuel

Rappel :
Conformément à la circulaire de Mgr TOUVET en date du 1er juillet 2018, les offrandes indiquées aux familles pour la célébration des baptêmes, des mariages et des funérailles, sont les suivantes :

  • Baptêmes : entre 50€ et 150€
  • Mariages : entre 200€ et 500€
  • Funérailles : 180€ ou plus

Les feuillets réalisés par le SEDICOM sont disponibles à l’évêché pour les paroisses et les pompes funèbres. Ils doivent être donnés aux familles avec une enveloppe-réponse pré-imprimée disponible aussi à l’évêché.

Ces mesures concernent tout le diocèse et doivent être appliquées comme telles.

Il est demandé que les familles établissent un chèque du montant total de leur offrande au nom de la paroisse.

Circulaire sur le catéchuménat des adultes (Repères pratiques) Télécharger le document

Avance au large Télécharger le document

Lettre pastorale Disciples missionnaires Télécharger le document

Orientations diocésaines pour la célébration des funérailles Télécharger le document

En vue des visites pastorales, vivre la joie de l’Évangile Télécharger le document

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Mgr François Touvet Mgr François Touvet a partagé une publication.
Mgr François Touvet

Soyons des veilleurs et des sentinelles de la vie ! ... Lire plusVoir moins

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MERCI, Excellence

Message de Mgr Touvet - Black Friday 2019 ... Lire plusVoir moins

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Bravo pour cette initiative ! Que chaque jour soit un church friday 😊

Bravo Monseigneur ! 😊😊👍💒

excellent !... effectivement, voilà un bon placement !....

BRAVO et MERCI !

Bravo pour cette initiative

Top!👍

👍👏

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Mgr François Touvet Mgr François Touvet a partagé une publication.
Mgr François Touvet

Mgr Touvet a eu la joie de présenter cette vidéo du Saint-Père aux évêques de France réunis à Lourdes. Ils ont chaleureusement appaludi cette initiative.

Il reste à mobiliser les servants d'autel de tous les diocèses de France pour vivre ce grand pèlerinage à Rome du 24 au 28 août 2020 : catéchèse et célébrations liturgiques dans les basiliques majeures, rencontre de Gardes Suisses et autres témoins, profession de foi sur la tombe de saint Pierre, rencontre avec le Pape.
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C’est très intéressant mais pour la paroisse de la Côte des Blancs aucun servant de messe à été mis au courant de ce pèlerinage. Dommage et triste pour eux.

" apaludi " Mgr je crois qu'il ta une faute " applaudi " je crois Mgr mais très belle vidéo, j'adore les vidéos du Saint Père. Amen

Matthieu Pron 😉😉

Mgr François Touvet Mgr François Touvet a partagé une publication.
Mgr François Touvet

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Félicitations Mgr pour votre intervention sur Eglise et Territoires!

"conversion écologique"… Comme s'il n'y avait pas plus grave et important et urgent… Quand donc nos évêques aborderont-ils les questions liées à la liberté individuelle dans ce pays? Et celles concernant l'islamisation de notre territoire? Entre autres…

Mgr François Touvet Mgr François Touvet a publié un article.
Mgr François Touvet
Fête de la TOUSSAINT - Cathédrale Saint-Etienne de Châlons

Fête de la TOUSSAINT - Cathédrale Saint-Etienne de ChâlonsChers frères et sœurs,

Nous les voyons, tous ces gens qui se rendent au cimetière depuis quelques jours. Aujourd’hui, ils seront nombreux. Ils viennent fleurir les tombes de leurs chers disparus, et peut-être osent-ils formuler, au moins intérieurement, une prière ? A côté du matraquage médiatique et commercial cherchant à nous imposer d’autres traditions, ou des initiatives locales visant à copier « la chasse de la Toussaint » que la paroisse propose aux enfants, la démarche de ces familles dans les cimetières est plus paisible. Elle exprime la profonde intuition religieuse de toute personne humaine, la quête du sens de la vie, et aussi l’espérance de l’au-delà.

Et si l’Eglise consacre une journée à la prière pour les morts, c’est demain, le 2 novembre, elle célèbre aujourd’hui avec joie la sainteté de Dieu en nous proposant une vision de gloire et de victoire, en nous introduisant dans le mystère de l’amour divin, en nous rappelant notre vocation universelle à la sainteté, en nous offrant des modèles de sainteté d’hier et d’aujourd’hui, en nous disant quel est le but de notre vie et la promesse de la vie éternelle.

Le cœur plein de joie, nous chantons le Dieu 3 fois saint, à la fois créateur de tout ce qui existe et l’Emmanuel si proche de nous, le Dieu des commandements et le Père de toute miséricorde, le Messie humilié et le Seigneur de gloire. Avec une immense action de grâce, nous contemplons notre Dieu qui guérit les malades, relève les paralysés, fait entendre les sourds, donne la lumière aux aveugles, ressuscite les morts… et Jésus le Sauveur petit enfant dans la crèche, prédicateur sur les routes, le crucifié offert en sacrifice, le ressuscité vainqueur de la mort.

Nous accueillons sa sainteté qu’il nous donne en partage par le Baptême et les autres sacrements. C’est ce qu’on appelle la grâce sanctifiante. En effet, de jour en jour, par le mystère de sa mort et de sa résurrection, nous pouvons ressembler davantage à notre Dieu. Il s’agit bien de cela : la ressemblance. Les Saintes Ecritures nous disent, dans la Genèse, que l’homme et la femme ont été créés « à l’image et à la ressemblance » du créateur. Mais le péché est venu dans le monde, déformant et détériorant cette image. Le catéchisme de l’Église Catholique parle bien du « péché originel » qui est une rupture d’alliance de l’homme et la femme vis-à-vis de Dieu : en choisissant de se passer de Lui et de ne pas observer sa Loi, ils ouvrent la voie, dans l’histoire de l’humanité, à tout ce qui vient abimer la création : la souffrance et la mort, que Dieu n’a pas créés. Sa création était une œuvre bonne : « Dieu vit que cela était bon ». Le cœur de l’Évangile, Bonne nouvelle du salut, c’est que le Christ Jésus, image resplendissante du Père, Dieu fait homme, vient par sa mort et sa résurrection, nous donner la grâce de lui ressembler à nouveau. C’est pourquoi, dans la Tradition chrétienne, le Baptême est appelé « nouvelle création », « nouvelle naissance » : nous retrouvons l’image originelle lorsque nous sommes plongés dans la mort avec Jésus pour renaître avec lui pour une vie nouvelle.

Frères et sœurs, nous qui avons reçu cette grâce inouïe le jour de notre Baptême, nous devons nous demander quelle image nous donnons de Dieu, et si nous vivons vraiment à la ressemblance de Jésus. Cela, nous devons le faire en tant que personne et aussi en tant que communauté. Il en va de la crédibilité de notre témoignage.

Chacun pourra donc reprendre l’enseignement de Jésus dans l’Évangile et la Tradition de l’Eglise pour se donner tous les moyens naturels et tous les outils spirituels et surnaturels afin de grandir de grandir dans cette ressemblance :

- Les Béatitudes que nous venons d’entendre proclamées dans l’Evangile sont pour nous un chemin de vie : ce sont des balises qui nous permettent de ne pas quitter le bon chemin mais d’aller à coup sûr vers le Royaume.

- Le commandement de la charité qui est au cœur de l’Evangile et qui doit trouver de multiples applications concrètes à chaque instant. Ce commandement n’est pas une option qui nous laisserait le choix de ceux que nous allons aimer ou rejeter, des jours où nous allons aimer ou être odieux. Même l’amour des ennemis est commandé par Jésus comme un chemin de sainteté.

- le don de sa vie : cette invitation plusieurs fois formulée par Jésus pour ceux qui veulent le suivre, y compris pour les apôtres qui voudraient bien la première place, ou plutôt dont la chère maman vient réclamer pour eux la première place.

- la vérité : elle est reliée à la lumière, car dans les ténèbres de la nuit, le menteur et le voleur agissent. Le disciple du Seigneur est appelé à conformer sa vie à Jésus qui est lui-même la vérité. Et la vérité n’est pas relative comme on l’entend aujourd’hui « chacun sa vérité ». Non, s’il y a une vérité, elle est unique. Ce qui n’est pas la vérité n’est pas la vérité.

- la prière : « priez sans cesse » dit Jésus. Même au cœur du monde, en dehors d’un cloître, notre vie doit devenir une prière, une respiration divine, une offrande, une louange, une action de grâce adressées à Dieu.

- le pardon : nous le demandons bien dans le « Notre Père » : c’est une grâce que de savoir et pouvoir pardonner comme Dieu nous pardonne. Le pardon est un signe resplendissant de la présence du Seigneur. En pardonnant, nous ressemblons à Jésus sur la Croix « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font »

Mais encore ? Quoi d’autre pour ressembler à Jésus ?

- les commandements de Dieu et de l’Eglise : un peu comme les Béatitudes, ce sont des balises sur le chemin de la vie pour nous aider et nous encourager, non pas pour nous entraver et nous aliéner. Aucun de ces commandements n’est aujourd’hui caduque.

- les 14 œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles que nous avons pu redécouvrir lors de l’Année Sainte en 2016 : donner un verre d’eau, ça va… donner à manger, c’est parfois plus difficile… supporter la personne qui nous agace, beaucoup plus difficile… ! Etc…

- la vie sacramentelle, avec deux points d’ancrage prioritaires : l’Eucharistie pour recevoir en nous le Dieu Très Saint et devenir ce que nous recevons, et la Pénitence et Réconciliation pour progresser de confession en confession vers la sainteté.

- la Mission et l’annonce de l’Evangile, en réponse à l’envoi des apôtres par Jésus : « allez dans le monde entier, faites des disciples, baptisez, apprenez-leur les commandements ». Le disciple est aussi un missionnaire qui sort de sa coquille, de ses vieilles habitudes, de sa routine de pratiquant du Dimanche pour évangéliser. Défi particulièrement urgent pour les temps d’aujourd’hui.

Et enfin, je terminerai par là, l’exemple des saints. Je me souviens avoir dévoré, quand j’étais enfant et adolescent, des vies de saints. Beaucoup sont encore éditées, et il y a des ouvrages formidables pour les adultes. Les saints nous sont donnés comme exemples, comme modèles. Alors apprenons à les connaître. Je pense à la vingtaine de saints que le Pape propose aux jeunes dans sa dernière exhortation, parmi lesquels 2 français (Ste Thérèse de Lisieux et le bienheureux Marcel Callo). On peut aussi reprendre le témoignage de Sœur Odette Prévost, martyre d’Algérie, notre toute dernière sainte locale, béatifiée l’année dernière. Et son témoignage retentit d’autant plus fort ces derniers jours quand on voit ce qui arrive aux chrétiens là-bas : fermetures d’églises etc…

Je pense aussi à Sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France, dont nous fêterons le centenaire de la canonisation en 2020 (c’était le 16 mai 1920). Au cours de son épopée pour conduire le Dauphin Charles VII à Reims pour y recevoir le Sacre le 17 juillet 1429, elle s’arrêta à Châlons le 14 juillet, après que l’évêque fut allé à sa rencontre à Lettrée pour se soumettre au Roi de France alors que la Champagne était sous domination du roi d’Angleterre. Je réfléchis à un projet de commémoration, pourquoi pas sous la forme d’une marche de Lettrée à Châlons…

Frères et sœurs, laissons résonner en nous ce chant inspiré des paroles du Saint Curé d’Ars : « le monde attend le passage des saints, là où les saints passent, Dieu passe avec eux, soyez saints comme Dieu ! »

Amen.
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RECO POUR TOUS le 30 novembre

Mgr Touvet invite le plus largement possible les fidèles du diocèse de Châlons à la réco pour tous dont le thème sera à vin nouveau, outres neuves.
Au coeur du processus de transformation pastorale et missionnaire de notre Eglise diocésaine, il sagit de permettre à chacun de vivre sa propre conversion au Christ Seigneur, et de toujours garder au coeur lessentiel de notre vocation de disciples-missionnaires.
Le 10 mai prochain à LEpine, nous pourrons accueillir le projet missionnaire diocésain dans la confiance, la générosité et lespérance, et le mettre en oeuvre.

Disciples : INSCRIVEZ-VOUS SANS TARDER !
Missionnaires : INVITEZ DES PERSONNES À VOUS ACCOMPAGNER ! PARTAGEZ !

RECO POUR TOUS le 30 novembre

Mgr Touvet invite le plus largement possible les fidèles du diocèse de Châlons à la réco pour tous dont le thème sera "à vin nouveau, outres neuves".
Au coeur du processus de transformation pastorale et missionnaire de notre Eglise diocésaine, il s'agit de permettre à chacun de vivre sa propre conversion au Christ Seigneur, et de toujours garder au coeur l'essentiel de notre vocation de disciples-missionnaires.
Le 10 mai prochain à L'Epine, nous pourrons accueillir le projet missionnaire diocésain dans la confiance, la générosité et l'espérance, et le mettre en oeuvre.

Disciples : INSCRIVEZ-VOUS SANS TARDER !
Missionnaires : INVITEZ DES PERSONNES À VOUS ACCOMPAGNER ! PARTAGEZ !
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Commentaires

bravo MONSEIGNEUR vous faites de bonnes choses pour nos paroisses merci

"Le Beaujolais Nouveau arrive le 21/11/2019" Comme par hasard ;p

Florent Masson Sandrine Silly-Venck Que se passera t-il le 10 mai 2020 ?

Mgr François Touvet Mgr François Touvet a publié un article.
Mgr François Touvet
Tribune de Mgr Michel Aupetit à propos de la loi bioéthique

Tribune de Mgr Michel Aupetit à propos de la loi bioéthiqueLe Figaro – Vendredi 4 octobre 2019

Certains pourront s’étonner qu’un évêque prenne la parole sur des sujets politiques. Est-ce vraiment son rôle ? Un évêque de l’Église catholique se doit d’annoncer l’Évangile, de permettre à chacun de rencontrer Dieu et de proposer à tous d’entrer dans la Vie éternelle que le Christ a ouverte par sa résurrection.

Justement, par son incarnation, le Christ, le Fils de Dieu, est venu transfigurer notre vision de l’homme en lui conférant une dignité indépassable et ceci quelle que soit son origine ethnique, sa situation sociale, son sexe, sa culture ou son âge. Saint Paul l’explique très bien quand il écrit aux chrétiens de Galatie : « Il n’y a plus ni juifs ni païens, ni esclaves ni hommes libres, ni l’homme ni la femme, car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus » (Galates 3, 28). Cette unité de l’humanité qui doit réaliser une fraternité universelle est un travail essentiel de l’Église. Voilà pourquoi les évêques s’autorisent à prendre la parole sur des sujets de société qui touchent à la dignité humaine quand celle-ci est gravement attaquée.

Le projet de loi bioéthique en discussion touche aux fondements les plus essentiels sur lesquels sont bâties nos sociétés humaines : la filiation, la non-marchandisation du corps humain, le respect de toute vie de sa conception jusqu’à sa mort naturelle, l’intérêt supérieur de l’enfant, une médecine philanthropique et non marchande, une écologie humaine où le corps n’est pas un instrument mais le lieu de l’édification de la personnalité.

Le président de la République souhaitait un débat apaisé et consensuel. Il y eut des états généraux, de nombreuses consultations par le Conseil d’État, l’avis du Comité consultatif national d’éthique, de nombreuses interventions d’experts. Qu’est-il sorti de tout cela ? Au final, très peu de choses. Les participants aux états généraux, après avoir approfondi la question, se sont clairement déterminés contre l’extension de la PMA hors du champ proprement médical sans que cela n’ait eu le moindre effet sur les rédacteurs du projet de loi. Nous avons été largement consultés et, il faut le dire, écoutés avec courtoisie. Écoutés mais pas entendus. Les seules réponses que nous avons obtenues de Mme la ministre de la Santé aux arguments présentés et fondés en raison sont des arguments d’autorité.

Le Comité d’éthique avait pourtant révélé les faiblesses méthodologiques des études portant sur les enfants élevés par les mères célibataires ou des couples de femmes. Beaucoup d’experts pédopsychiatres confirment que ces études, la plupart anglo-saxonnes, commettent toutes des fautes quant à la rigueur scientifique de la méthode. Là encore, aucune réponse.

Les questions graves soulevées par des philosophes non suspects d’idéologie et se rapportant à la filiation, en particulier la privation pour l’enfant d’une filiation bilatérale sans recours possible, ont aussi reçu une fin de non-recevoir. L’Académie de médecine qui vient de se prononcer avec des arguments scientifiques très sérieux a été balayée d’un revers de main par la ministre de la Santé qui, sans honte, les a qualifiés de « datés » et de « peut-être idéologiques » sans apporter le moindre argument rationnel. De même pour la Convention internationale des droits de l’enfant signée par notre pays dont Mme Buzyn a dit pourtant qu’elle n’obligeait pas la France.

Cette attitude dédaigneuse, voire arrogante, est caractéristique de ce que l’on observe depuis le début de cette consultation. Une écoute en apparence bienveillante, mais une inflexibilité qui, elle, traduit une attitude idéologique tristement dépourvue de fondements anthropologiques réalistes. Pourtant, personne n’est maître de la vie, même pas de ses propres enfants. On transmet la vie, elle ne nous appartient pas. Mon enfant vient de moi, mais il n’est pas « mon bien ». Je ne peux pas revendiquer un droit à l’enfant comme un droit au logement. Un enfant est toujours un don qu’il faut accueillir sans en faire un produit manufacturé dû à la technologie de l’homme et soumis au pouvoir de l’argent. Il faut apprendre à être fils, c’est-à-dire à comprendre que notre vie ne vient pas de nous-mêmes, que nous la recevons, que nous devons apprendre à l’habiter. À cette condition nous pouvons être de vrais parents assez humbles pour transmettre la vie et faire advenir une personne qui se saisisse de sa propre liberté. Il n’est pas possible d’instrumentaliser un enfant au prétexte de combler un désir individuel. Si la frustration entraîne une souffrance qu’il faut savoir accompagner, elle ne peut justifier en aucun cas une revendication parentale.

Les autres points du projet de loi sont aussi dramatiquement ordonnés au mépris de toute vie humaine. Les embryons humains sont une fois encore et de plus en plus traités comme un matériau utilisable. Les cellules embryonnaires posent la question éthique de la destruction de l’embryon humain. La possibilité de fabriquer des embryons OGM par modification génétique est une dangereuse dérive. En outre, les expérimentations qui permettraient la création d’embryons animaux dans lesquels seraient intégrées des cellules embryonnaires humaines sont une véritable monstruosité qui n’effraie plus personne et qui montre une anesthésie abyssale de la conscience.

Je salue le courage de ceux qui résistent aux fausses évidences d’un apparent progressisme qui constitue une profonde régression de notre humanité. Non, la loi n’est pas pliée d’avance. Une parole qui s’appuie sur la vérité de notre condition humaine ne s’arrête pas à l’immédiateté de son effet. Elle s’inscrit dans l’avenir, quand la conscience commune saura en évaluer les plus effrayantes conséquences qui sont du même ordre que celles que l’écologie met à jour aujourd’hui. Il y a un lien intime entre le délire technologique qui conduit à détruire notre planète au nom du progrès et la folie des techniciens du désir qui bouleverse l’anthropologie et la nature profonde de notre humanité.

Il ne m’appartient pas d’emporter l’adhésion de tous. Il m’appartient certainement de le dire.

Mgr Michel Aupetit,
archevêque de Paris

Source : premium.lefigaro.fr/vox/societe/mgr-michel-aupetit-non-la-loi-bioethique-n-est-pas-pliee-d-avance...
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Mgr François Touvet Mgr François Touvet a publié un article.
Mgr François Touvet
Obsèques de l’abbé René MIRAULT - Givry en Argonne - 4 octobre 2019

Obsèques de l’abbé René MIRAULT - Givry en Argonne - 4 octobre 2019Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui, l’Église célèbre la fête de saint François d’Assise, exemple vivant de celui qui choisit la dernière place à l’image de Jésus. La pauvre d’Assise avait renoncé à la première place que lui offrait son rang social, pour épouser Dame pauvreté. Les yeux fixés sur le crucifix, il contemplait Jésus qui « ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais [il] s’est anéanti, prenant la condition de serviteur… » comme le chante l’apôtre Paul dans la lettre aux Philippiens. Nous pourrions même dire que saint François contemplait tellement le Christ serviteur que son être tout entier s’en est trouvé si ressemblant, comme dans un miroir spirituel, selon les recommandations de saint Paul dans le verset précédent : « Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus ».

En regardant le cercueil du Père Mirault déposé sur le sol selon sa volonté, nous relisons dans sa vie de prêtre cette recherche de la ressemblance avec Jésus et de cette observance de l’enseignement du Seigneur : « quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place… au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place ». Cette place, ici dans l’église, c’est celle qu’il avait lors de son ordination il y a presque 71 ans dans la Collégiale Notre-Dame à Châlons ! Prosterné à même le sol, après avoir dit « me voici », il choisissait de tout donner, de donner sa vie pour être configuré au Christ Prêtre et Pasteur et agir en son nom pour sanctifier ses frères et sœurs par le pouvoir sacré reçu du Ressuscité. Que de baptêmes et de messes célébrés, que de mariages bénits, que de prédications, de visites à domicile. Toujours dans une proximité simple. Et encore ces dernières années et ces derniers mois. En 3 ans et demi, je l’ai connu comme cela : toujours très actif, particulièrement dans cette Argonne qu’il affectionnait d’une façon toute spéciale.

Couché, non plus sur le sol, mais dans son lit d’hôpital à Châlons, il me recevait il y a 10 jours. Bien humblement, et paisiblement malgré sa grande fatigue et la souffrance aigue qui était la sienne. Quelques minutes de sainteté qui m’ont beaucoup ému. Michèle, si fidèle, était là aussi, et a été témoin de cette rencontre spirituelle. L’évêque que je suis recevait l’ultime témoignage de ce serviteur fidèle : tout d’abord il m’a exprimé son souci des vocations de prêtres pour le diocèse dans les années à venir. Je suis convaincu que c’était sa prière jusqu’au dernier moment ; et elle rejoint tellement la mienne ! Et aussi après s’être redressé légèrement, me prenant la main, il m’a regardé d’une façon très profonde et magnifique, et a embrassé mon anneau épiscopal comme jamais on ne me l’avait encore fait : j’ai senti de façon si sensible qu’il redisait l’engagement de son ordination dans les mains de Mgr Piérard, sa foi dans l’Église, son amour pour l’Église qu’il a servie jusqu’au bout, sa joie d’avoir participé à l’annonce de l’Évangile, son bonheur d’avoir tout donné comme à l’autel : « ceci est mon corps, livré pour vous ».

Aujourd’hui, vous ses neveux et nièces, et l’Église de Châlons, nous rendons grâce ensemble pour cette vie de prêtre qui nous a tous tant marqués. Ce qu’il a semé produira du fruit. C’est l’œuvre de Dieu, le travail de l’Esprit-Saint à travers notre pauvreté et notre fragilité. Tous les pauvres et les petits, justement, ceux qu’il a servis, se préparent à l’accueillir dans le Royaume : « quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles…ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes ». Et pourtant, comme nous, il était pécheur et demandait au Seigneur sa miséricorde. Aujourd’hui, nous présentons sa vie au Seigneur comme une offrande et nous demandons pour lui le pardon de ses péchés. Dans la célébration de l’Eucharistie, c’est le repas des noces de l’Agneau qui nous rassemble, un avant-goût du Ciel. Et nous entendons Jésus dire à son prêtre René : « Mon ami, avance plus haut ». Notre frère, qui portait le prénom par excellence du chrétien « René », nous le portons vers le Ciel avec le pain et le vin bientôt déposés sur l’autel que le Seigneur, par le ministère des prêtres, nous donnera comme son Corps et Sang, Pain de la Vie et Vin des noces éternelles.

Chers frères et sœurs, à l’heure où notre Église diocésaine réfléchit à son avenir, je voudrais que nous gardions l’espérance et la foi du Père René Mirault comme une lumière. Et non seulement cela, mais aussi son air toujours jeune, incroyable à plus de 90 ans ! La jeunesse est un état d’esprit. Le Pape François le dit avec force dans son exhortation « Christus vivit ». En voici les premières lignes : « Il vit, le Christ, notre espérance, et il est la plus belle jeunesse du monde. Tout ce qu’il touche devient jeune, devient nouveau, se remplit de vie ». Un bel appel à ne pas rester recroquevillés sur le passé, sur nos sécurités et nos habitudes, nos vieilles routines. Nous le voyons bien, je le constate, pas seulement lors d’une assemblée diocésaine comme samedi dernier, l’inconnu nous inquiète et que nous peinons à nous laisser vraiment conduire dans la nouveauté. Merci, cher Père Mirault, pour votre éternelle jeunesse. Là aussi, en fait, vous êtes resté ressemblant au Christ Jésus.

Et je ne doute pas que votre témoignage, comme je l’ai constaté dans mes visites en Argonne, aura marqué des enfants et adolescents dont vous auriez pu être l’arrière-grand-père. Avec vous, nous demandons au Seigneur de recevoir l’offrande de votre vie sacerdotale et de lui faire porter du fruit en vocations, pour que des hommes s’avancent, disent « me voici » et se prosternent sur le sol choisissant de se mettre « à la dernière place ».

« Qui s’abaisse sera élevé ». Amen.
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oui j irais me recueillir sur sa tombe etant donner que mon FILS ET MON MARI SONT enterre au THOULT et nous connaissions bien madame mulhauser ainssi que ces enfants sincéres condoléances

Sincères condoléances à sa famille er son aide aux prêtres, j aimais les rencontrerdetemps temps depuis de nombreuses années,, Qu'il.repose en paix AMEN

merci Monseigneur pour votre homélie ....R.I.P. pour vous mon pere abbé

Toutes mes sincères condoléances à la famille. Reposez en paix pére Mirault

Sincères condoléances au pretre decede

Que l'Abbé Mirault repose en paix ! Toutes mes condoléances !

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A voir ! A suivre ! Pour parler ! Pour écrire à vos députés et sénateurs ! Pour agir ! Pour réagir ! Pour « se manifester » ( Cardinal Vingt-Trois en 2013)
Il n’y a pas que la PMA avec son cortège de mensonges et de dénis et d’injustices : tout enfant a 1 père et 1 mère, pas 2 mères ! Remboursement par la Sécurité Sociale alors qu’il n’y a pas de pathologie.. et pendant ce temps on dérembourse de vrais médicaments faits pour soigner...

On nous annonce les embryons transgéniques... et autres folies

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Mais " mon Dieu" allez vous sortir du moyen-âge ?

Les grenouilles de bénitier nous emmerdes, quand on voi le nombre de couples hétéros qui ne rendent pas heureux les enfants , un couple homoparentale peut aussi bien s'occuper et rendre heureux des enfants, et ne venez pas parler de GPA, car même les hétéros ont des enfants par GPA.

Il y'a également une émission spéciale mardi soir sur RCF Radio 😉

une famille, peut être composé d'un père et d'une même , comme d'un couple de même sexe

Occuper vous des pédophiles au Eglises au lieu de vouloir dictée nos vie! !!!

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Oui on le fera

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Messe des confréries - Foire de Châlons

Messe des confréries - Foire de ChâlonsChers frères et sœurs,

Vous vous souvenez, il y a quelques jours se tenait à Biarritz le G7. La presse en a parlé abondamment. Nous avons suivi cette réunion de chefs d’état qu’on appelle « les grands » de ce monde. Leurs épouses sont désignées comme « premières dames ». Nous avons observé les mesures de sécurité incroyables et somme toute nécessaires, le faste de ces réceptions, la mise en scène protocolaire, somme toute nécessaire elle aussi.

Mais quel contraste avec les pauvres de notre monde, les migrants entassés sur le pont d’un bateau dont aucun pays n’autorise qu’il accoste, avec les « sdf » qui dorment sur les trottoirs devant chez nous, avec les agriculteurs en difficulté comme celui-ci dont j’entendais parler il y a 2 jours et qui envisageait de se donner la mort, avec les difficultés des services d’urgence, et aussi avec la pauvreté que j’ai pu observer au Burkina Faso cet été.

D’un côté, beaucoup d’artifices. De l’autre, la réalité de la vie concrète de tous les jours.

L’Évangile nous dit l’appel du Seigneur : prendre la dernière place. Ce n’est effectivement pas ce vers quoi le monde nous entraine, ce que nous propose l’esprit du monde. Pour les disciples de Jésus, il s’agit de préférer ne pas se montrer, se mettre en avant et passer devant les autres, ne parler que de soi et de ses réalisations « je »… « je »… « je »…

Dans les églises, les premiers rangs sont souvent vides, et il faut faire avancer les gens. Dans la vie, s’il en était ainsi, nous grandirions, je crois, en vérité, en charité, en respect mutuel.

Mais il ne s’agit pas d’abord et seulement d’une posture sociale, de règles de bienséance, mais d’une attitude spirituelle. Jésus, le Seigneur, a pris la dernière place, celle de l’enfant, du pauvre, de celui qui a faim, de l’esclave, du condamné à mort. A Bethléem dans la crèche, ce petit bébé déposé par sa maman dans une mangeoire pour les animaux : quelle pauvreté, quelle vulnérabilité. En lavant les pieds de ses apôtres, au grand dam de Pierre qui proteste, Jésus redit avec force qu’il est venu pour servir et non pour être servi. Sur la Croix à Jérusalem, alors qu’il n’a rien fait de mal, au dire d’un des 2 condamnés crucifiés à ses côtés, Jésus donne sa vie dans des souffrances atroces.

Vivre en chrétien, c’est imiter Jésus en donnant notre vie pour les autres, c’est renoncer à soi, prendre notre croix et Le suivre sur ce chemin d’’abandon.

C’est aimer les choses simples, droites, belles, franches, généreuses, vraies, plutôt que les exploits éphémères, les médailles, les éloges et les compliments.

Au cœur de cette Foire de Châlons, nous célébrons la « messes des confréries » selon la coutume déjà bien établie. Au cœur de ce grand forum, lieu de rencontres avec les acteurs de la vie locale, élus, artisans, commerçants, croyants ou non, nous sommes là. Le Peuple de Dieu signifie qu’il participe à l’animation du territoire, à la vie sociale, à la recherche de fraternité, de sens et d’espérance. Chacun est le bienvenu à cette messe.

Nos confréries sont des lieux de rencontre et de partage d’n esprit commun, des lieux de fraternité effective, surtout lorsqu’un confrère ou une consœur traverse une difficulté. Et nous aimons nous tourner vers nos saints patrons : eux ont suivi le Christ, ils ont donné leur vie, ils se sont faits serviteurs … saint Victorien, patron des commerçants, sainte Geneviève, patronne des gendarmes, saint Fiacre, patron des jardiniers, saint Eloi, patron des agriculteurs… et tant d’autres… Nous trouvons en eux, dans leur exemple, des chemins de vérité pour notre vie en société. Ils ont fait des choses simples avec beaucoup d’amour. Voilà la recette. Rien ne sert de faire de grandes choses et d’être en première place avec trop peu d’amour et un orgueil démesuré qui écrase et qui domine. « Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé ». « Le Fils de l’Homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie pour la multitude ». Le Seigneur nous invite très clairement à emprunter cette voie de l’humilité, de la pauvreté, de la discrétion… dans la vérité et la liberté.

A nous d’inviter ceux qui sont à la dernière place, les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles, les migrants… A nous de les mettre à la première place.

A nous d’aller sur les places chercher ceux qui sont perdus, égarés, désorientés, abandonnés.

A nous de refuser la violence qui tue, la calomnie qui détruit, la méchanceté qui divise.

A nous de dire notre attachement au respect de la vie, de la conception jusqu’au dernier souffle, quand la société se croit autorisée à y porter atteinte, surtout chez les plus fragiles.

A nous de dénoncer la prétention idéologique d’une procréation sans sexualité d’un enfant à qui on voudrait faire croire qu’il a 2 mamans. N’a-t-il pas droit à un papa, ce petit ?

A nous d’être témoins comme nos saints patrons. Témoins de la foi, de la charité, de l’espérance. Témoins de la vérité et de la fraternité.

Dans l’Eucharistie, nous puisons la force de Dieu et la puissance de sa grâce. Dans ce petit morceau de pain de rien du tout, nous recevons ce qu’il y a de plus grand et de plus saint : la vie éternelle de Dieu.

Que le Seigneur lui-même nous apprenne à prendre la dernière place. Laissons-nous guider plus haut pour prendre notre place « dans l’immense cortège de tous les saints ». Amen.

Amen.
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Très beau

Très belle photo avec Monseigneur François Touvet félicitations à toute l'équipe

Merci Monseigneur pour ce texte

un grand merci a vous Monseigneur pour ce très beau texte

Mgr François Touvet Mgr François Touvet a publié un article.
Mgr François Touvet
Assomption de la Vierge Marie -Basilique Notre Dame de L’EPINE

Assomption de la Vierge Marie -Basilique Notre Dame de L’EPINEChers frères et sœurs,

Vous vous souvenez, le lundi saint cette année : nous avons été plongés dans une stupeur sans pareille en découvrant sur nos écrans le violent incendie qui ravageait la cathédrale Notre-Dame de Paris : l’émotion suscitée par ce drame a été très large, et elle s’est accrue, en tout cas dans mon esprit, lorsque nous avons constaté ce vaste élan de prière et de dévotion envers Notre-Dame, qui rassemblait des personnes de toutes conditions, plus ou moins religieuses et catholiques, dans le même mouvement : chacun se tournait vers Elle ! Bien sûr, nous avons entendu et suivi ensuite les débats sur sa reconstruction, avec toutes sortes de lamentables tentatives de récupération de ce qui reste et restera une église. L’archevêque de Paris l’a dit et répété haut et fort en des termes comme ceux-ci : « Ne reconstruisez pas la cathédrale sans les chrétiens pour en faire un musée ! Car sans le Christ, pierre angulaire et clé de voûte, sans la foi des chrétiens qui donne vie et sens à la grande nef, cette église tombera en ruine ».

Cet incendie était-il un signe pour les temps d’aujourd’hui ? Nous le savons bien, le Président de la République devait prononcer ce soir-là une allocution télévisée si importante pour annoncer à tous des mesures et décisions devant résorber la crise dite « des gilets jaunes » ; il a tout annulé et reporté. La réponse à cette crise semblait donc être celle-ci : tournons-nous vers Notre-Dame, pas le monument, pas le bâtiment en feu, mais comme les bâtisseurs des cathédrales, vers Marie, la Sainte Mère de Dieu, l’Immaculée, notre Mère du Ciel qui veille sur nous et intercède pour nous, nous guide et nous protège.

Marie est la sainte patronne de la France. Je le crois, c’est Elle qui peut et pourra nous relever la tête, à nous, peuple de France déchiré par tant de luttes idéologiques, muselé par un prêt-à-penser liberticide, et envahi par un grand manque de confiance. Plus que toutes les recettes politiques et sociales, plus que tous les G7, G20 et autres grands sommets internationaux, c’est la foi et la sainteté qui sauveront le monde de tous ces conflits, de toutes ces menaces (américaine, russe, chinoise, iranienne ou islamiste) sur l’équilibre mondial, de toutes ces révélations sulfureuses dans les milieux de la politique et du cinéma, et des risques du dérèglement climatique (sans catastrophisme). C’est la foi et la sainteté qui sauveront l’Europe de la crise interne qui vient déchirer son emblème d’unité et de communion entre les peuples, à cause du primat accordé à l’argent et au profit, au détriment de la personne humaine. C’est la foi et la sainteté qui permettront à la France de retrouver le chemin de sa vocation de Fille ainée de l’Église. C’est encore la foi et la sainteté qui sauveront l’Église, notre Église, des troubles profonds et des souffrances engendrés par tant de scandales et d’abus en tous genres.

Oui, Notre-Dame brûle et des quatre coins du monde, on se tourne vers Elle. Tout s’écroule et l’image de la Vierge Marie apparaît au milieu des poutres calcinées, du plomb fondu et des tas de pierres tombées de la voûte. Elle est la Vierge qui terrasse le dragon de l’Apocalypse, elle est celle qui participe à la victoire du Sauveur sur les puissances du mal et de la mort. Ce combat est en cours chaque jour dans nos vies et dans notre monde… et l’Écriture nous assure de la victoire.

En la couronnant tout à l’heure selon le privilège accordé par le Pape Léon XIII à l’évêque de Châlons en 1890, nous avons exprimé que nous la choisissons comme Reine et Mère. Elle est pour nous la Mère de l’espérance. Je vous invite à le redire dans votre cœur : je te choisis, Sainte Vierge Marie, comme ma Reine et ma Mère !

Alors ? Suivons les pas de Marie qui vient visiter sa cousine Élisabeth : dans cette rencontre de la Visitation, Jésus s’approche de Jean-Baptiste, c’est le Sauveur qui vient visiter l’humanité. La Nouvelle Alliance déploie un immense mystère d’amour et de grâce au secours de l’ancienne alliance si fragile. L’humanité blessée par le péché accueille et reçoit son sauveur qui va l’arracher à la mort par sa propre mort et la grandeur de son sacrifice. Marie justement est associée à cette victoire, d’abord en versant les larmes de la Pietà, et aussi par son Assomption qui inaugure l’assomption de l’humanité vers la sainteté et la communion bienheureuse dans le ciel. Fêter l’Assomption de la Vierge Marie, c’est se plonger au cœur du mystère pascal auquel nous sommes associés par notre baptême. Nous qui étions morts à cause de nos fautes, nous voilà vivants en Jésus ressuscité. Marie est notre Mère et nous précède dans cette Pâque, d’une façon toute particulière, parce qu’Elle fut préservée du péché : nous le croyons, dès l’instant de sa mort, elle entre dans la gloire de son Fils.

Chers frères et sœurs, il nous faut poursuivre le combat, celui contre le dragon, et Marie nous apprend à lui écraser la tête. Comment ? De 3 façons :

En priant Marie: le chapelet, vous connaissez ? Pratique désuète ? Rite du passé ? Dévotion ridicule ? Tous ces slogans ne mènent à rien sinon à la sécheresse spirituelle. Le Pape François insiste avec force sur la dévotion populaire, la prière des petits et des simples, la prière des enfants. Le chapelet, nous l’avons prié hier soir au cours de cette magnifique procession aux flambeaux qui sera renouvelée chaque année, le chapelet c’est justement la prière des pauvres qui ne savent pas prier autrement, la prière des pèlerins qui, usés par la route, répètent inlassablement l’Ave Maria, la prière des malades qui n’ont plus d’autre force que de redire la salutation de l’ange. C’est la prière de tant et tant de personnes qui, de passage ici dans la basilique, font brûler un cierge et formulent le « Je vous salue Marie » car ils l’ont en mémoire.





Marie nous apprend à écraser le dragon d’une deuxième façon : en accueillant en nous la présence du Verbe fait chair: déjà en écoutant la Parole de Dieu, en méditant son Évangile dont les mystères du Rosaire (joyeux, douloureux, lumineux, glorieux) sont des petits tableaux de contemplation.





Et aussi en communiant à la sainte Eucharistie. Ce n’est pas accessoire dans la vie d’un chrétien, ce n’est pas quand on a le temps, car c’est une nécessité vitale : se nourrir de la vie de celui qui a vaincu la mort, s’abreuver de sa grâce, voilà qui nous permet de tenir bon et ferme dans la foi, et de donner le témoignage de la charité. J’étais au Burkina Faso il y a 10 jours : les églises sont pleines et les prêtres vont donner la communion à l’extérieur !







Enfin Marie nous apprend à écraser le dragon en donnant Jésus au monde: la Mission nous attend, le monde n’attend pas. Il a faim et soif d’amour. Alors qu’on voudrait nous imposer des mœurs étrangères au cadre de la Création, des modes de procréation qui écartent la paternité et ouvrent le champ au commerce de cellules humaines et aux bébés OGM, alors qu’on nous annonce climatiquement la fin du monde sans perspective de salut et sans aucune espérance… à nous de prendre la parole pour dire ce que nous croyons du sens de la vie, de la valeur de la cellule familiale, de la dignité de la personne, de la grandeur de la procréation, de la de l’écologie intégrale, de la liberté religieuse, de l’éducation de la jeunesse. A nous de témoigner de notre foi. A nous de donner et redonner l’espérance.

En venant en pèlerinage ici aujourd’hui invoquer ND de L’Épine, protectrice de la Champagne, nous retrouvons cette attitude profondément ancrée dans l’esprit de nos concitoyens et de nos aïeux à travers les siècles, et dans l’âme française : nous croyons au salut, à la victoire. Comme les pèlerins de Lourdes, demandons la grâce de la prière, demandons la grâce de la conversion du cœur pour suivre Marie sur ce chemin de la montée vers le Ciel et la sainteté. Seule la sainteté sauvera le monde.

Regardons Notre-Dame, et n’attendons pas que la basilique se mette à brûler pour le faire !

Amen.
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Bonne fete a Notre maman du ciel,Notre Dame de l'Epine ,tu te fais toujours très proche!

Bonne fete de l'Assomption Merci pour votre exhortation très inspirée

Notre-Dame de l'Épine , un souvenir émouvant et inoubliable : ma 1ère sortie "officielle" comme présidente d'Espérance et Vie à l'automne 2002...

Mgr François Touvet Mgr François Touvet a publié un article.
Mgr François Touvet
DE RETOUR DE BOBO-DIOULASSO

DE RETOUR DE BOBO-DIOULASSOMe voici rentré d’un voyage au Burkina Faso. Les précautions sécuritaires demandées par l’Ambassade de France étant assurées, ce voyage a été possible et s’est déroulé dans de très bonnes conditions. Je n’ai pas senti de pression particulière dans les villes ou le long des routes. Une protection était assurée de façon discrète à certains moments. Les évêques rencontrés nous ont remerciés d’avoir bravé les craintes du terrorisme islamique qui ronge ce pays sur une grande partie de son territoire. Ils ont reçu notre visite comme la marque d’un soutien fraternel très attendu. Ils sont en effet témoins de l’inquiétude qui habite les esprits, surtout dans la moitié Nord du pays et tout le long de la frontière avec le Mali, le Niger et le Bénin. Ces dernières semaines, plusieurs attaques de villages ont eu lieu et les chrétiens se sont vu arracher leurs croix et mis et mort. Des prêtres ont aussi été assassinés de façon horrible. (Photo du bandeau : le Cardinal Ouedraogo, archevêque de Ouagadougou, et son auxiliaire Mgr Leopold Ouedraogo, nous reçoivent à déjeuner, en compagnie du Père Pascal Ouedraogo)

Pourquoi ce voyage ? Notre diocèse a accueilli la première implantation à Dormans d’une communauté des Sœurs de l’Annonciation de Bobo-Dioulasso en 2006, ce qui donne à l’évêque de Châlons d’être considéré par les sœurs comme leur « Papa ». Nous devons cela en grande partie au Père Édouard Bontoux, qui entretient des relations avec le Burkina depuis 35 ans. C’est pourquoi je lui avais demandé de m’accompagner.

Nous avons retrouvé là-bas Mgr de Moulins-Beaufort, Archevêque de Reims, puisque deux communautés sont désormais implantées dans son diocèse, à Chatillon sur Marne et à Charleville-Mézières. Au total, 7 communautés en France : Châlons (2), Reims (2), Aix en Provence (1), Troyes (1), Lille (1), et d’autres projets.

Chaque année, le 1er août, la Congrégation des « SAB » organise la célébration des vœux perpétuels. Nous avons participé à cette messe de plus de 4h au cours de laquelle 8 sœurs se sont engagées pour la vie. Parmi elles, sœur Adeline, de la communauté de Dormans. Célébration très vivante et recueillie aussi. Des chants magnifiques aux rythmes inoubliables, la prière gestuée et dansée des sœurs faisant profession… La cathédrale de Bobo était remplie d’une foule immense, de très nombreuses sœurs, une cinquantaine de prêtres et une dizaine d’évêques. Affluence qui témoigne de l’infinie reconnaissance dont bénéficie la congrégation dans la population et dans les différents diocèses où elle est présente.

Les 300 sœurs ont des missions en paroisse, mais aussi dans des écoles et collèges, dans une pouponnière où elles accueillent les enfants abandonnés, dans des dispensaires ou maisons pour les sœurs ainées, dans un centre médical en construction, dans leurs maisons de formation (« aspirat » pour les adolescentes, « juniorat », « postulat », « noviciat »). Un détail amusant : parmi les milliers et milliers de vélomoteurs circulant dans les rues de Bobo d’une façon surprenante pour les français que nous sommes, (pas de casque, chargements volumineux et non attachés, petits bébés dans le dos de leur mère, absence fréquente de feux à la nuit tombée), et cela au milieu d’une circulation automobile aux usages assez particuliers, il n’est pas rare de voir une SAB, voile au vent.

Nous avons aussi rencontré des évêques et discuté avec eux de la situation de leur pays et de la France, de leur Église et de la nôtre, et aussi des échanges existants et des nouvelles coopérations possibles. Ainsi Mgr Paul Ouedraogo, archevêque de Bobo, nous envoie cette année l’abbé Édouard SANOU, et nous avons retrouvé l’abbé Pascal Ouedraogo, aumônier de l’hôpital d’Épernay, lors d’un déjeuner chez le Cardinal Philippe Ouedraogo, archevêque de Ouagadougou.

J’ai été particulièrement intéressé par ce que j’ai entendu sur la vie paroissiale dans laquelle les fidèles laïcs sont très investis autour de leurs « catéchistes », véritables responsables des communautés chrétiennes de base (CCB), sous l’autorité de leur curé, le tout sans conflit de pouvoir ni revendication. De même, j’ai été frappé par la notion « d’Église-Famille » développée comme repère pastoral depuis 1977 dans tout le pays. Ces expériences rejoignent en partie nos recherches sur les « fraternités missionnaires » et la synodalité. Certes la famille est là-bas une réalité beaucoup plus forte et solide pour servir ainsi à la modélisation de la vie ecclésiale, elle est un schéma beaucoup plus traditionnel et stable là-bas que dans notre société occidentale où la multiplicité de formes nouvelles brouille tous les vrais repères de paternité, de maternité, de fraternité, d’autorité, de responsabilité éducative, de transmission de la foi.

Je peux mentionner enfin notre visite au Grand Séminaire de Koumi, tout proche de Bobo-Dioulasso. C’’est là qu’ont étudié presque tous les prêtres burkinabés, parmi lesquels le Père Pascal Ouedraogo (Épernay) et Matthieu Ouoba (Montmirail). Les séminaristes sont plusieurs dizaines chaque année. Nous avons évoqué comment les aider par l’envoi de livres de notre bibliothèque diocésaine pour leur permettre d’étudier avec des ouvrages plus contemporains que ceux qui garnissent leurs rayonnages. Cette forme de coopération existe déjà avec les Sœurs de l’Annonciation.

En guise de conclusion, je souhaite inviter chacun à prier pour le peuple burkinabé qui traverse une période d’inquiétude devant l’amplification du phénomène islamiste, et qui parle désormais de « ses martyrs ». Je leur ai promis en célébrant la messe ce dimanche à la cathédrale de Ouagadougou !



Les habitants des villes et des villages connaissent encore une réelle pauvreté, mais les contrastes sont étonnants et même stupéfiants :on peut voir côte à côte une boutique de matériel hi-fi ou informatique dont le commerçant est chaussé, et une bâche sous laquelle un autre commerçant fait griller du poulet sur un feu de bois, pieds nus, à côté d’une grande flaque d’eau ; on aperçoit aussi un homme qui s’accroche à l’échelle d’un minibus aux suspensions visiblement très affaiblies et avec un chargement de 4 mètres sur le toit… cet homme est en train de téléphoner avec son portable ! A côté des milliers de vélomoteurs, quelques voitures : des 4x4 rutilants et puissants et des « France au revoir », c’est-à-dire toutes nos 205, 305, 404, et Mercedes rouillées, sans feux, avec un pare-brise éclaté…

Quant au contraste spirituel et pastoral avec l’Église de France, il est frappant aussi. L’évangélisation du Burkina par les missionnaires français date de seulement un siècle, la pauvreté est encore très importante, mais la foi est forte : je garderai toujours cette grande émotion de voir les 1500 à 2000 personnes remplissant la cathédrale et le parking voisin pour la messe de 11h s’agenouiller pendant toute la prière eucharistique, chanter d’un seul cœur avec une puissance extraordinaire, et les familles se précipiter sur moi après la messe pour que je bénisse les enfants, les jeunes mariés, les chapelets, les médailles …

On parle de l’urgence et de la nécessité de la conversion pastorale et missionnaire en France, j’en parle souvent, n’est-ce pas ? … et si on organisait un pèlerinage ou une retraite pour tous au Burkina ?
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Merci pour ce beau partage de voyage et de foi dans ce pays si éprouvé. En union de prière

Merci pour ce partagé émouvant , union de prières

notre délégation avait assister a une messe dans la Cathédrale de OUGADOUGOU pour la rentrée scolaire, oui impressionnant! Mais certain d'entre nous , avons également assister a une belle messe dans l église de TAMBAGA. tout aussi remarquable avec l'humilité en plus.

Félicitations pour ce voyage et ce beau reportage.

Merci Excellence de votre visite et de vos exhortations assorties de recommandations de Foi , Espérance et Charité...

Un grand merci pour ce émouvant partage de Foi, d'Espérance et d'Amour... Un partage vécu avec émotion, d'autant plus que je suis mamie d'un petit garçon "Joseph " adopté par mes enfants voilà 15 ans au Burkina.

j'ai pris connaissance du compte rendu de notre évêque, revenu du Burkina Faso, nous connaissons bien le Burkina grâce au jumelage de la ville de Saint Memmie. Je voudrais saluer avec beaucoup de reconnaissance le travail effectué par le comité de Jumelage.La ville jumelle de TAMBAGA se situe dans la province de la TAPOA .le maire de TAMBAGA avec une délégation était dans les murs de Saint Memmie, reçue par la Municipalité et le Comité de Jumelage.La commune de TAMBAGA a une forte représentation Catholique a OUGADOUGOU. J'éspére que notre évêque a pu les rencontrer?

Super pour notre évêque de Chalons et notre évêque de reims et pere bontoux et les religieuses

En Afrique souvent les messes au petit matin rassemble autant de fidèles qu'à la messe de Pâques en France. C'est dire. Je pense que le rouleau compresseur Nietzche, Sarte, Camus de nos lycées français y est pour une bonne part.

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