Élisabeth de la Trinité, une âme de silence

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Élisabeth de la Trinité, une âme de silence

Le 16 octobre 2016 à Rome, parmi la douzaine de Carmélites françaises qui assisteront à la canonisation d’Élisabeth de la Trinité (1880-1906), deux seront venues de Dijon, sa ville d’origine. Un lieu source pour des pèlerins du monde entier. Par Chantal Joly.

Sur une colline à 13km de Dijon, un silence rare, car épuré des bruits de la vie moderne, accueille ceux qui viennent se recueillir au Carmel de Flavignerot. Ce n’est pas dans ces bâtiments modernes, investis par les Carmélites de Dijon en 1979, qu’Élisabeth Catez s’est épanouie, a prié, souffert – elle était atteinte de la maladie d’Addison – et rayonné ; mais c’est bien là qu’on la retrouve.

Dans sa cellule reconstituée figurent ses objets personnels : écritoire, crucifix de profession, sa corbeille de couture…. Un musée tout simple rassemble portraits et écrits (lettres, poèmes, journal et notes intimes, traités spirituels). Quant à la chapelle, elle abrite une photo d’elle en noir et blanc, quasi à hauteur humaine. « Élisabeth fait partie de la communauté. C’est vraiment notre sœur. Elle y est très discrète car c’était vraiment une âme de silence »,commente la prieure. Et sœur Claire-Marie ajoute : « Nous ne sommes pas là pour l’imiter mais elle nous rappelle à l’essentiel lorsque nous pouvons nous laisser disperser par les exigences du monde. Élisabeth était une grande musicienne et elle avait du talent. Au Carmel, elle a gardé cette oreille, ce sens aigu de l’écoute qu’elle nous apprend ».

Le soutien d’une amie

Dans le livre d’or du Carmel, les calligraphies et les différentes langues attestent de l’influence intense de celle qui s’était donnée pour nom « louange de sa gloire » en puisant dans Saint Paul. Paradoxe pour une petite religieuse cloîtrée qui consacra sa courte existence (1880-1906) à mener « une vie cachée en Dieu avec le Christ »? « Élisabeth, explique la prieure, a été illuminée par le grand soleil de la présence de Dieu et elle l’a dit de mille façons. Ce n’était pas une théologienne mais la Trinité, elle l’a vécue. Des générations de prêtres ont été formés avec sa Prière à la Trinité. Élisabeth ne draine pas des foules à la manière de la petite Thérèse mais beaucoup de gens, de toutes conditions, la prennent comme une amie ». Pour preuves l’aller-retour à Rome, le 16 octobre, d’une jeune d’Argentine parce qu’Élisabeth a changé sa vie, le passage à Flavignerot d’un car de Japonais, celle, quatre années de suite, d’une pré-adolescente très en difficulté et plus récemment le séjour d’un archevêque émérite d’Haïti qui a témoigné combien Élisabeth l’avait aidé pendant ses trente années d’épiscopat ou encore la halte à l’église Saint-Michel de Dijon d’un groupe de jeunes Ukrainiens venant des JMJ de Cracovie.

Etre « Maison de Dieu »

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Cette église, où sont vénérées ses reliques, est le lieu de mémoire le plus important du vivant d’Élisabeth puisque c’était saparoisse. Que les touristes la visitent pour sa façade Renaissance et découvrent Élisabeth ou que des fervents y viennent quotidiennement, le curé, le père Bernard Card sait seulement qu’il y a « énormément de passage ». Pour lui qui a été conquis lorsqu’il était au grand séminaire ; « Élisabeth reste très moderne car elle incarne ce sentiment très élevé d’être « Maison de Dieu ». Pas besoin d’avoir un monastère ou un couvent pour ressentir Dieu en nous et nous en Dieu. Pour ma part je trouve sa prière sur la Trinité inusable ».

En cette année de canonisation, le Carmel et la paroisse Saint-Michel ont beaucoup œuvré à la diffusion de son message. Ainsi, avec la paroisse Notre-Dame, une démarche autour de « Élisabeth et la Miséricorde » a été initiée dans le parcours du Jubilé de la Miséricorde. Dans l’allée à gauche de la nef, des panneaux informatifs conduisent à la chapelle des reliques. Cet espace lui-même sera complètement réaménagé avec l’installation solennelle d’une nouvelle châsse et la disposition d’une statue en bronze signée de l’artiste Fleur Nabert.

Un livret proposant un circuit « Sur les pas d’Élisabeth à Dijon » a également été édité. Car si la maison et le Carmel où elle a vécu ont été rasés, restent le cadre, les maisons de ses amies et les lieux où elle a prié. Depuis 2009,Véronique Menvielle, qui a travaillé avec des connaisseurs et un parent d’Élisabeth ainsi qu’à partir d’archives, les fait visiter durant deux heures, à la demande et gratuitement (sur inscription), pour retrouver « l’enfant, la jeune fille boute-en-train de la Belle époque puis la Carmélite fascinée par Dieu ».

(Source : eglise.catholique.fr)

2017-10-03T16:25:16+00:00

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